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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 21:46

"Toro 12" / huile sur toile - Cyril Leysin
Et pique
épique
chorégraphie de sang

tout est dans le mouvement
mélange des couleurs
tout est dans la douleur
cent fois provoquée, esquivée
cent fois, valse lente
à l'apparence de furie

tout est dans la folie
contrôlée, les cris de la foule
comme une houle joyeuse
rage dans le sourire

rite animal
mais tout s'inverse et l'on ne sait plus
qui est la bête quel est l'homme où
cela peut mener

Tout est dans le mouvement
hypnose de l'instant
esthétique de la barbarie

et pique
et pique encore

puis arrêt sur image.
Tragédie jouée, respiration

D'autres mouvements viendront
en d'autres temps

C'est écrit dans le sang.

09/08/2007

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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 18:17
Inauguration d'une nouvelle rubrique sur ce blog, "citations" (accessible depuis le menu "nouvelles / proses").
Je ne résiste pas à l'envie de commencer par une ... "petite annonce", en quelque sorte...



Echange dépendance solitaire contre amour autonome.

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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 08:52
On ne peut mourir d'aimer, puisque l'amour n'existe qu'en le vivant. Si l'on meurt, c'est de ne pas se supporter soi-même sans le même amour. Le désir peut tuer, quand il tourne ainsi au désespoir.



Ernest J. Brooms m'a partagé ce texte en écho à mes réflexions. Je le trouve très juste, alors je vous le partage à mon tour.

Je ne veux pas t'aimer pour disparaître et cesser d'exister, ne vivant plus que dans toi et pour toi. Pour m’élaguer, arrondir tous mes angles et faire le rond comme un zéro. Pour faire l'acteur, simuler ce que je ne suis pas et y croire. Je ne veux pas t’aimer pour disparaître et cesser d’exister. Je tiens trop à toi !


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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 08:51
Les yeux pleurent
les voix s'étouffent en murmures
affligés, les gestes se limitent
le ciel est un poids
que les regards se connivencent
et ce n'est pas un jeu, mais
les circonstances imposent les règles
du genre

Acteurs du drame, ils jouent
sans économie la passion déchirée
et qu'elle soit feinte ou vraie douleur
aucune différence sensible

Tous y croient par besoin de croire
à ce génie fortuit qui nous dépasse
aux légendes humaines qui nous grandissent tous
par rebond
"Tous nous pourrions", douce chimère
hallucination collective sommeil
doucement agité

et l'on ne peut dormir que dans l'oubli de l'aube
réalité des miroirs et de la conscience
sa place dans l'ordre des choses, son importance ou si peu
le champ limité des possibles
on ne dort en paix
que les yeux de l'âme fermés

vertige, s'oublier...

Mais il faut bien se réveiller un jour.


Rendre à l'hommage ce qui
n'était pas à prendre
continuer ses pas avec le reste en laisse
ambitions torturées envies
dévorantes
prétexte à être ensemble, ressembler
exister dans d'autres yeux que soi

Prendre sa respiration, affronter
replonger
Etre soi, n'être que soi
pas cet homme décédé
- qu'il repose en paix -
ne pas piétiner son côté
de la ligne de partage
se croyant maître du paysage
sans l'être même de ses propres émotions

Enoncer son nom puis
le laisser à cette absence qui n'en sera jamais une
dans les souvenirs dans les coeurs
Enoncer son nom puis se taire

Le respect est la seule lumière
qui vaille.


parce que quand un artiste part
beaucoup en font trop, mais ça ne compense pas
ça gâche, seulement
ce qu'il a pu être, ce qu'il restera
la mort ne change pas l'artiste, elle le perpétue dans les mémoires
pourvu qu'elles lui soient fidèles
par cette fidélité qu'on nomme l'amour vrai.

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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 08:29
Je suis la réponse à toutes les questions que tu ne te poseras jamais, le bâton dont tu n'as nul besoin pour appuyer tes pas. Je suis la logique qui entrave tes passions, et la passion qui n'est que danger sur ton chemin. Je suis tout ce qui n'est absolument pas fait pour toi, malgré quelques trompeuses semblances. Mais je t'aime, et tu aimes cela : plaire aussi loin de ce que tu es.
Tu veux voir complémentarité où ne règnent qu'oppositions, sécurité dans le lit de tant de déchirements à venir. Tu veux y croire car ton esprit ignore encore que tu n'en as pas besoin.

Tu es parfaite sans moi.

Ce compromis que nous serions est le pire des échecs que tu pourrais vivre, mur définitivement infranchissable.

Séparons nos chemins, rejetes-moi à l'oubli. Tu seras bien plus entière ainsi...

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