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17 avril 2007 2 17 /04 /avril /2007 15:41
En trois jours, début 2000, les conversations que je menais à l'époque avec Karine Maheux, une amie québecoise, ainsi que les textes d'elle qu'elle me donnait à lire, m'inspirèrent ce court recueil, aux textes basés sur certains mots, vers, titres de textes.

J'ai depuis lors perdu tout contact avec elle, ainsi que ses textes, suite à un problème technique... reste ce recueil, et je ne résiste pas au plaisir de vous le partager.
 

  1. Intro - dédicace
  2. Une minute d'urgence
  3. Particules
  4. Elle danse
  5. Magie
  6. Eveil

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commentaires

Eugénie Reve 04/01/2013 22:14


Je suis tombée sur le blog par hasard et j'y ai passé une bonne partie de ma soirée.. De magnifiques textes, un style exeptionnelle, je suis impressionnée et agréablement surprise par ma
découverte. Si certains ont du temps, j'ai besoin d'avis sur mon site, certes moins raffiné.. http://unsouffledeugenie.blogspot.fr/

michel 22/07/2009 10:21

Au rythme des battements de mon cœur, qui insinuent ceux du dehors, et vibrent les parties de mon corps, où les secousses se font intensément plus perpétuelle, celles-là, dis-je, sont aussi mobile par les secousses du dehors, et révèlent ainsi des points de stigmatisation qui noircicent les singularités de ma chaire, et l’incarnent par de tant de spasmes, que l’ont ne se croirait plus tout à fait autre, mais au contraire, bien unique et indépendamment de la corrélation des âmes avec la nature, comme si j’arrive par ce beau rayon de soleil, tandis qu’alors le brouillard se dessine et s’émerge de la pièce, et s’appesanti sur la lourde atmosphère comme le filet d’eau descend de la chute et retourne au rivage, rejoindre les marées d’écume, ou moi pour atteindre ce toboggan, très long, et pas haut, ou la vertu pour se rendre à  la vertuosité, la vertu, dis-je, et non pas la mauvaise conscience, qui elle, m’amène au bord de ce précipice, où une crevasse me sépare de toi, et me sépare toujours plus, s’éloignant de toi aussi vite que les rayons du soleil m’y ont amené, et au moment où ils rejaillissent depuis ce trou, précipice enflammé, crevasse en feu, comme les flammes de l’enfer pulvérisent même l’oxygène sur leur passage, je suis devenu faux, mais de l’autre côté, je suis resté vrai, cependant qu’un miroir interposé, analogue aux cônes virtuels, m’a dupé plus d’un instant, mais déjà je sais qu’il fait les mêmes gestes que moi, et qu’il se trompe, qu’il les fait tous à l’envers ; ou est-ce moi qui les fait à l’envers, me demande-t-il toujours lorsque je l’interroge proprement à ce sujet ; et toute la longue quête sera dès lors de retrouver l’un ou l’autre, et pour l’un l’autre se retrouver comme le fait l’ombre à son corps, l’oxygène à sa flamme, la lumière dans la monade, l’oiseau tombé du nid, le tout à sa partie, et non la susurre qui ouvre le dessein,  car il y a là, à nouveau cette partie de chacun de soi qui s’abime doucement, un peu comme deux nuages dans le vent, et il y a là, encore moi chevauchant mon invincible armure, qui m’allonge contre un arbre où j’ai le temps de couler une larme, puis de reprendre le chemin de ma longue route, orientée cette fois par les singularités de l’étendue de ma chaire, qui s’inclinent dès lors comme les poils de mon âme le faisaient tantôt, d’un côté ou de l’autre, passant au travers jusqu’au-dedans, à l’intérieur du moule de mon être, ainsi que du second, laissant pour seules traces de son passage, l’odeur de la désintégration, de la poussière et du néant d’où je me suis sorti, c’est alors qu’à travers le décors je vois l’univers dans une coquille de noix, et moi m’en extirpant encore, il se fait si petitement maintenant, si petitement, à mesure que je subit le vide intersidéral qui laisse place à tant de noir, que les choses se révèlent d’elle-même sans la lumière qui les éblouit, ni le son des perturbations d’à côté qui les interfèrent, il ne reste que la beauté de l’instant pur et profond, de l’éternité.