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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 13:20
feu.jpg
- Feu - Cyril Leysin
Braises échappées du feu d'un défi d'écriture que j'ai choisi de me lancer en aout 2007, les textes suivants ont tous été écrits sur base de listes de mots prêtées par les visiteurs de ce blog, des amis, ou les contraintes de divers ateliers (ou communautés) d'écriture. Parfois, une deuxième contrainte (de date, ou d'un autre exercice imposé genre "début & fin") est venue compliquer l'exercice.

Les textes sont publiés à raison d'un par jour, la plupart du temps sans avance d'écriture, donc, composé le jour même. Tel est l'essence de ce défi... de ce feu qui brûle encore. Jusqu'à quand ? Je ne sais...

En attendant, voici ci-dessous rassemblés les premiers résultats, avec un point commun pour tous: le plaisir pris à les écrire.
Puissiez-vous en avoir autant à me lire...

PS : listes de mots du défi



Au jour le jour

25/08 - L'entrevue
26/08 - Clara
27/08 - Le premier pas
28/08 - Jeux de mort
29/08 - Matin-sourires
31/08 - Un métier de rêve
02/09 - Labyrinthe
03/09 - Cauchemar
04/09 - Un espoir
05/09 - Point final
06/09 - Un temps pour chaque chose
07/09 - Une vie toute tracée
08/09 - Un moment rien qu'à lui
09/09 - Ricochets
10/09 - Un jour de plus
12/09 - L'horloge
13/09 - Renaissance

14/09 - Caricature
16/09 - Paparazzi
18/09 - Je n'écrirai pas aujourd'hui
20/09 - Inquiétudes
21/09 - Histoire courte
Cycle des "Ombres"


23/08 - Le Passeur
30/08 -
L'Acclimatation
01/09 - L'Herbe
11/09 - Espionnage

17/09 - La fin des palabres
19/09 - Au coeur de la nuit
22/09 - Conjonction

Si tout va bien...

15/09 - 1ère partie

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commentaires

Harry James 08/09/2007 14:49

Merci pour la promptitude de ta réponse, Faux RêveurL'humilité qui la sous-tend m'a déconcerté, il y a souvent dans tes réponses aux coms un orgueil limite condescendant - mais t'ayant bcp lu cette nuit il me semble clair que ce sont les ors de ta cuirasse que j'ai vus, plutôt que l'être.Les ateliers d'écriture. Y écrire à partir d'une liste n'y est pas à proprement parler considéré comme un défi. Comme un exercice, oui. Pas tant pour écrire une histoire qui se tienne que pour permettre à chacun de découvrir la magie et le pouvoir évocateur des mots.La théorie étant que le blocage sur certains mots d'une liste imposée ne sera jamais aussi castrateur que le blocage devant la page blanche.Tu mets dix mots, même "inhabituels, fort contrastés", en haut de ta page blanche, tout de suite qqs-uns de ces mots se mettront à raconter leur propre histoire... mêlée à ton "histoire personnelle" (comme disent les psy). Et si tu laisses le truc vivre, tes doigts vont commencer à valser sur le clavier. L'alchimie entre des mots surgis de nulle part, et les "braises" dont tu parles, qui couvent sous l'athanor de ton propre charnier.Là, bien entendu, la gageure pour le conteur reste la même - qu'il y ait mots imposés ou pas. L'art et la manière de traiter un récit. Le thème, le ton, les personnages. "Le style c'est l'homme" (Michel Leiris). L'intrigue, et la chute.Cette nuit, après mon com je l'avoue à l'emporte-pièce, un mot de Thomas de Quincey (ce sacré bougre me poursuit) s'est imposé au fur et à mesure que je te lisais :"Si vous faites advenir ce qui est à l'intérieur de vous, ce que vous ferez advenir vous sauvera.Si vous ne faites pas advenir ce qui est à l'intérieur de vous, ce que vous ne ferez pas advenir vous détruira."Le récit, dans son déroulement, sert une cause, et doit être en phase avec la pensée que tu sers, avec l'autorité qui justifie tes actes. La fiction contamine le réel en le rendant métaphorique dans l'illusion où nous sommes.La mise en miroir ne dédouane pas de la philosophie latente portée par le récit, encore moins de l'armature de la langue. Il s'agit bien de la cohérence, Faux Rêveur, que tu évoques.Terence

Faux rêveur 08/09/2007 16:52

Merci pour tes commentaires, fort riches...Il est en effet plus facile de se confronter à une liste de mots (qui racontent une histoire, en effet, certains se parlent entre eux, et selon celui qui lit la liste, il entendra + certains mots que d'autres en fonction de sa propre histoire) qu'à l'angoisse de la page blanche. Il n'y a pas cette angoisse d'être sans guide, sans direction autre que celle qu'on s'impose soi-même, quand on ne se sent pas toujours capable (pour de multiples raisons, et qu'on se sous-évalue ou pas au final) d'aller seul au bout du chemin. Les mots lèvent l'angoisse en titillant l'imagination, et pendant qu'on regarde dans cette direction-là, on oublie de regarder ses blocages... et on avance, parce que tout est dans la tête...Pour autant, ce que les mots simplifient, ils le compliquent par ailleurs, le travail pour passer du simple exercice à quelque chose de réellement construit n'est pas simple. Je le sais, pour rater l'objectif encore trop souvent, parce que je bacle le travail par manque de temps, d'envie... on ne devrait jamais écrire sans avoir réellement quelque chose à exprimer, mais je me suis lancé un défi, je préfère que ma plume soit inégale plutôt que muette. Je respire infiniment mieux quand j'écris. J'ai assez vécu de périodes d'étouffement pour préférer à peu près n'importe quoi à en revivre une...et quand je ne bacle pas et que le résultat tient debout, je me sens... en paix.Le défi, je me le plaçais bien au niveau de : plus un seul jour sans écrire. Parce que j'en ai besoin pour vivre, et que si je veux prétendre en faire quelque chose d'un peu sérieux, il faudrait quand même que la "machine" veuille fonctionner, et que j'apprenne à bacler de moins en moins, à développer de plus en plus, quel que soit le genre...La citation est parfaitement juste... on peut refuser d'exprimer ce qui est en soi mais il faut s'attendre à ce que cela détruise l'être, peu à peu. Alors qu'exprimer sauvera toujours, aussi difficile cela puisse être...Ce que tu as pris pour de l'orgueil condescendant... qui serais-je pour être orgueilleux ? Je suis conscient de mes capacités comme de mes nombreuses limites. Je me bat contre et essaye de progresser. Mais il est clair que, sur certains sujets, je défend mes idées becs et ongles quand elles correspondent non pas à ce que je sais (qui est toujours sujet à caution) mais bien à ce que je ressens (qui n'est p-e pas une vérité universelle, mais que je vis réellement, donc qui n'est pas imaginaire). Ca peut me donner cet air... de deux airs... tout comme parfois le besoin de me blinder contre une critique qui fait mal... personne n'est parfait.

Harry James 08/09/2007 04:29

Quel est ton but, Faux Rêveur, qd tu prétends qu'écrire un récit à partir d'une liste de mots imposés est, je te cite, une "contrainte", un "défi" ?Tu n'es pas inculte, tu sais très bien que ce procédé est utilisé depuis plus de vingt ans par les thérapeutes pour faciliter l'élaboration de textes aux ados qui ont des pb cognitifs et d'imagination.Il est en effet bcp plus facile d'écrire en s'imposant une liste de mots, repères qui, pour les attardés mentaux, permettent - tout en jouant - de créer des associations d'idées, et les résultats sont prodigieux.De même, bcp d'apprentis poètes ou prosateurs s'aident, chez eux, qd ils sont en manque d'inspiration, d'un dico : ils ouvrent les pages au hasard en pointant par ex. une dizaine de mots.Ces mots, une fois imposés, permettent de pondre un texte avec une déconcertante facilité.

Faux rêveur 08/09/2007 09:33

et bien si la facilité est déconcertante comme tu dis, relis ce que j'en dis exactement : en écrire un par jour. Replace ça dans le contexte de quelqu'un qui a des blocages d'écriture l'empêchant d'écrire une ligne parfois pendant des mois (pas par manque d'imagination, mais de confiance en sa capacité à être à la hauteur des idées). Puis, regarde la façon dont j'écris les textes. Parce que oui, pour écrire n'importe quoi à partir d'une liste, c'est très facile, d'ailleurs je le fais parfois quand mon imagination paresse. Mais pour écrire quelque chose qui ait vraiment un sens, c'est plus dur. Surtout quand la liste contient des mots un peu (voire très) inhabituels, ou fort contrastés. Le "n'importe quoi" guette, pas loin... le blocage aussi si la liste est trop corsée.Et si c'est si facile, pourquoi est-ce qu'on continue, dans quasi tous les ateliers d'écriture, d'en faire un exercice, un défi ? Le but ne serait-il pas différent de l'écriture (quasi) automatique recherchée en thérapie, entièrement dictée par les mots, sans chercher à en faire autre chose que ce qu'ils dictent en première lecture ? La liste est alors choisie spécifiquement pour ne pas être bloquante. Tu compares deux choses qui, en utilisant en apparence les mêmes méthodes, ne visent pas le même objectif. Bref, vas-y, ne te gène pas pour te soumettre au même défi (je persiste) d'en écrire un par jour minimum, qui soit le plus possible de vrais textes et pas de simples exercices. On verra bien si tu arrives à des résultats cohérents. Je ne dis pas que tous les textes repris ici le sont. Mais je suis assez fier de certains résultats.