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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 02:58
à la mémoire d'un amour disparu il y a déjà quelques années, ce texte assez sombre qui n'est qu'une des facettes de l'histoire... il faudra un jour que j'en publie le recueil entier... mais permettez-moi aujourd'hui de commencer par la fin...



Partout les ombres,
viennent à la vie, peu à peu,
à consistance de poussière
comme nous y retournons,
rivière qui coule sous les ponts,
mais rien ne s'oublie.

Partout le ciel
est une parodie,
bleu pour donner le change,
bleu pour l'envie de chanter,
et ne pas entendre arriver la fin
comme cette clé tourne, ne pas m'entendre
tuer mon ombre à coup de miroir,
bénissant les 7 ans de malheur
qui ne sauraient être pire
que ton départ.

Partout la joie
s'affiche, impossible à nier,
mais partout tu n'es pas ...


Partout les ombres
gagnent du terrain.
Déjà mes yeux ne voient plus au delà
de la tienne, oubliée qui
avale la maison
jusque dans ma tête ...
et vole tes derniers pas,
les précédents aussi,
dans ma mémoire.


Quelques marches plus haut n'attend
qu'un espace vide et noir,
frère de tous ces autres
qui me traversent depuis sans m'atteindre.
Quelques marches seulement
qui ne font pas de différences :

demain sera le même.


J'éteins l'obscurité
par habitude.

Maintenant elle sonne juste.
Maintenant je ne suis plus aveugle et tu n'es
qu'un cauchemar.
Maintenant je peux rêver du réveil, c'est l'heure
idéale pour y croire.
Maintenant
Je pourrais presque vraiment l'attendre.


Les ombres tournent autour du vide
Je pense :
tu aurais aimé ce silence ignorant
qu'il n'était qu'un second rôle,
et aussi nos mains ne nous écoutant pas,
nos mains décidant seules
jusqu'à l'incendie,
et ce silence encore
sans consistance sans
poids,
tu l'aurais aimé, je crois

si tu m'avais aimé jusque là ...
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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 22:24
La vie est une lumière devant le vent.

Koan zen, proverbe japonais
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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 16:00
C'est la fin du monde aujourd'hui, ils l'ont dit ce matin à la télé. Certains n'ont pas cru à la nouvelle, et même maintenant, certains n'en croient toujours pas leurs yeux...
Les autres sautent par les fenêtres, se jettent dans le canal avec leur voiture, ou se contentent de chialer en avançant au hasard...

Et moi, je me marre. Spectacle gratuit !

Qu'est-ce qu'ils croyaient, que ça allait pouvoir durer éternellement ? Franchement... la pollution, les essais nucléaires, l'épuisement des ressources de la planète... la vache folle la peste porcine la grippe avière les poissons mazoutés... il fallait bien qu'un jour quelque chose, comme une goutte d'eau en trop, nous noie pour de bon.

Mais à force de croire que ça viendrait de nous, personne ne pensait plus que ça pourrait aussi ne rien nous devoir... après tout, on n'est pas l'univers entier, non plus !

Bref, le météore là dans le ciel, à coté du soleil mais en plus gros, qui sera là dans une minute ou deux maintenant, et bien "c'est pas nous !".

Idée vertigineuse.

En attendant, je savoure l'instant : un bon repas fini depuis une heure, promenade digestive en écoutant Mozart sur mon lecteur mp3... finalement on n'aura rien fait de mieux que la musique...

Je souris à l'idée de ne plus devoir supporter mon patron, ma femme, les cons, la vie, un jour de plus.

Ouf ! Merci Mon Dieu, et faites que je ne rêve pas s'il vous plaît !

Ils passaient Deep Impact à la télé hier.
Veux pas être endormi devant.

Veux pas...

(texte republié)
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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 11:40
Lequel des deux est le plus grand écrivain, celui qui raconte des choses originales ou celui qui fait que dans sa phrase un lieu commun n'est plus un lieu commun ?

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14 août 2007 2 14 /08 /août /2007 01:48
Je n'ai plus à te craindre, désormais.
Tu es mort ce matin.

Tes hurlements ne hanteront plus ces minutes noires, tes paroles sans sens, tes chants si faux à tue-tête. Plus de maux de tête, de mauvaise humeur pour toute la journée. Plus d'appréhension à l'heure de me coucher, à l'heure de décider que cela suffit, pas un autre matin comme celui-là. Mais comment faire autrement, comment ?

J'aurais pu te faire taire bien sûr, j'avais des arguments, toutes les cartes en main. Au pire je pouvais te fuir. Mais je n'ai pas été assez fort, j'ai pris sur moi, j'ai subi tant et plus, parce que c'est ce qu'ils font tous, les autres...

Aujourd'hui je te contemple, là, à côté du lit, sans vie, et pas un regret ne m'habite, pas une larme ne vient pour honorer ta mémoire, seulement un soulagement infini.

Plus de réveils en sursaut, de tâtonnements tympans violés pour trouver la lumière, me lever, et finalement commencer la journée.

Tu es mort ce matin. Je ne te remplacerai pas.

A l'avenir c'est le chat qui me réveillera.

J'en ai assez des radio-réveils.
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