Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Licence Creative Commons
Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

Newsletter
 

 

Référencement


Mes autres blogs
24 septembre 2006 7 24 /09 /septembre /2006 18:18
Des pas, tant
à s'en déchirer le coeur, des pas
loin de toi, des éclats
d'envers du bonheur
des éclats qui glaçent

Des notes tentées quand même,
des notes et des mots, toujours tout faux,
instruments désaccordés, muets
loin de toi ne règne que silence
froide mécanique. Se faire violence
Te garder au creu de chaque pensée
tendre tous les buts vers toi
loin mais proche, malgré cette absence de vie-là

se souvenir de la note juste
pouvoir la respirer en face
de ton regard, quand l'ombre passe
son tour
comme aujourd'hui où nos pas se recouvrent,
qu'elle résonne dans ton souffle, qu'elle s'amplifie
d'une paume à l'autre en contact
jusqu'à emplir l'espace finalement
que plus rien d'autre n'existe

près de toi,

juste cette note-là
Partager cet article
Repost0
18 septembre 2006 1 18 /09 /septembre /2006 11:25
Pluie acide tout autour de nous
L'amour, la société, le monde qui oublie
De tourner rond petit à petit
Pluie de lave jusqu'en ce sang qui fait de nous

Des hommes il paraît
Mais partout tourner la tête et ne voir
Que cortège d'idées noires
Sentiments en poudre, en sachets

Et monstruosité

Pluie acide. Pourtant
Passer entre les gouttes
Arriver à garder une idée de la route
De temps en temps

Arriver à se souvenir
Au moment de faire un choix
Qu'être humain c'est un peu plus que tout ça
Savoir se battre pour ses rêves, et ne pas finir

De penser
Quand le journal est terminé


Pluie atroce
S'en ronger souvent, mais hurler à la vie
Qui en vaut la peine, hurler nos envies
L'énergie intacte sous l'écorce

Hurler qu'on l'aime, cette vie
L'aimer à s'en faire mal parce que c'est la seule façon
Continuer d'en faire des chansons
Continuer jusqu'à ce que d'autres oublient

Nos chemins pour en construire de meilleurs encore
Continuer jusqu'au bout de nos corps

Danser sous la pluie.
Partager cet article
Repost0
16 septembre 2006 6 16 /09 /septembre /2006 22:49
Un soir de cafard ordinaire, tête à l'envers. Un soir à ne pas savoir que faire. Un soir à penser à toi, près de moi, loin de moi, là où je n'ai fait que passer chaque fois, beaucoup trop vite, pour mille raisons, toi que j'ai fait souffrir par mes départs dont pourtant tu décidais... Toi qui m'attend, que j'attend. Toi que je voudrais tant entendre. Toi que je n'ose plus déranger.

Mauvais soir à me regarder couler avec pourtant toutes les raisons d'être heureux, enfin, et pourtant ce vide étrange, but atteint, comme une peur de gagner, que ce ne soit qu'un leurre... et si peu de lumière sur la suite, si peu d'évidences...

Ce soir, un peu tard mais pas trop. Juste quelques gouttes de nuit, mais j'ai le mal de lune...
Partager cet article
Repost0
11 septembre 2006 1 11 /09 /septembre /2006 07:20
Attention, ce texte est dur. Ecrit il y a un peu moins de deux ans (même époque que "La piscine", publié également sur ce blog), il m'a beaucoup aidé à prendre conscience de ce qui me bloquait. Parfois, il suffit d'une mauvaise façon de dire les choses à un enfant, pour que les problèmes suivent toute la vie...



Je suis l’erreur d’un instant, l’accident dans le parcours bien tracé / calculé / planifié. Je suis le grain de sable dans la mécanique ronronnante de vos projets de fin de vie ; le 4ème de la série de 3. Aimé mais non voulu, accepté mais non désiré … aimé pas juste parce que ça se fait, mais … Vous êtes-vous entendu, votre façon de raconter ?

Je suis juste un dérangement, ne vous en faites pas, je ne fais que passer !

Evidemment, vous ne supportez pas cette ironie glacée dans ma bouche. Il faudrait que je me veuille plus que ce dont vous avez été capable, m’attendant …

Comment on fait ?


Je suis ce que je suis parce que vous m’avez raconté cette histoire, pas autrement qu’ainsi … et parce que la vie s’est chargée de me la faire ressentir, aussi, cette vérité … … Le père plus dur encore qu’avec mes aînés, la mère plus fatiguée … puis le départ de mes frères et sœurs vers … leurs vies respectives … la solitude …

Je suis le dernier, et ça se sent.

Je suis votre fils, et je ne peux pas prétendre n’avoir pas eu la même part, même peut-être plus que les autres. Mais ça ne gomme pas cette sensation d’être un poids, juste ça …

32 ans après, j’ai toujours peur de déranger, et je sais que pour beaucoup je vous le dois.

Je suis un homme il paraît, mais il aurait fallu que je commence par être un enfant bien dans sa peau, et ça n’a pas marché. La suite est restée bancale. Pas votre faute, je sais, vous m’avez donné tout ce que vous avez pu, d’amour, de présence, d’énergie … vous continuez, d’ailleurs. C’est moi qui m’esquive, chaque fois, qui limite les rencontres, leur durée, à l’absolue nécessité …

C’est moi aussi qui ai choisi de vous peindre une vie autre que celle que je mène, pour peut-être mériter que vous m’aimiez un peu « pour de vrai ».

Mais bien sûr je me fourvoie, je sais …
C’est déjà « pour de vrai », et c’est moi qui gâche tout.

Mais si vous m’avez bien appris la valeur de vivre, êtes-vous sûrs de ma valeur ? Toi, papa, qui m’a tellement clairement fait comprendre que mes aspirations adolescentes ne mèneraient nulle part … j’ai fait de bonnes études et j’ai un peu travaillé, mais aujourd’hui, qu’en reste-t-il ? La route n’était pas la mienne, juste un « pourquoi pas » qui avait le mérite de ne pas être un conflit permanent avec toi … quelque chose que je savais faire, et faire bien, d’ailleurs je continue pour le plaisir … mais l’essentiel est ailleurs. Ce plaisir-là, l’informatique, n’est qu’un outil pour le vrai moi.

Toi, maman … à l’heure où j’ai voulu faire mon premier choix d’homme libre, te souviens-tu de ton chantage ? Cet échec-là était peut-être inévitable, mais tu ne m’as pas laissé le choix de la façon d’échouer. J’avais autre chose à vivre, j’avais à assumer ma route, mais il fallait que je te détruise pour ça. Je n’ai pas pu. Aujourd’hui si c’était à refaire je ne reviendrais pas. La suite aurait été très différente …

Bien sûr après c’est moi qui me suis laissé aller … c’est moi qui n’ai pas eu la force de transformer mes douleurs en rage, de me libérer et tracer MA vie … encore j’ai renoncé, et tenté de rentrer dans le rang.
En vain.


Aujourd’hui j’en suis là, avec des sentiments terriblement contradictoires.
Je vous aime, mais.
Je ne vous hais pas. Mais.
Je ne me plie plus à quelque idée que ce soit, mais n’ai toujours pas le courage des miennes.

Tant de ratures sont venues s’ajouter, au fil du temps, sur cet assemblage fragile … tant d’incidents anodins, à la lumière du reste, ont pris une couleur noir intense …

Aujourd’hui, je suis seul maître de la suite, mais – paradoxe ? – j’ai encore besoin de vous pour mettre le moteur en marche. Pour le premier pas, dans ma direction.

Mais quelques tentatives me prouvent que vous ne serez pas au rendez-vous, cette fois non plus. Tant pis.


Peut-être suis-je l’échec de votre vie.

Sûrement vous êtes celui de la mienne
Partager cet article
Repost0
10 septembre 2006 7 10 /09 /septembre /2006 09:44
Texte écrit sur base d'une liste de 5 mots, dans le cadre d'un atelier d'écriture
tranche / poteau / papier / cap / appuyer



Je dis adieu
et le vent détache la corde
tranche le poteau
me pousse sur les flots

Je dis adieu
le vent m'a pris mes papiers
mes anciens visages
je ne suis plus rien, derrière
devant je m'appuye
contre les rêves qu'il me reste

Je dis adieu
à tous les anciens caps, et le vent
m'acclame à sa façon
il m'emporte vers d'autres ciels

La confiance souffle
je dérive volontaire


et déjà là-bas

Terre !


Je dis bonjour

le vent se tait pour me laisser entendre
ma vie répondre...
Partager cet article
Repost0