Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Licence Creative Commons
Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

Newsletter
 

 

Référencement


Mes autres blogs
5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 11:56
J'ai ta désespérance
qui coule dans mes yeux
qui déborde qui démence
ces instants qui prennent feu
J'ai ta désespérance
au fond, là où tout naît
où tout meurt, violence
j'ai tes renoms ancrés

Je sais dans tes absences
trouver ma part, je prend tout
je souffre pour deux, en silence
pas les mots pour dire jusqu'au bout

J'ai ta désespérance
qui coule là dans mes yeux
et pourtant quand j'y pense
notre amour-ciel est bleu
toujours bleu

Quelle importance ?
toi seule sait, souviens-toi
quand nos restes d'enfance
se dévoraient par joie

Je n'ai rien vu partir de ça
Souviens-toi

Et si c'était toujours là ?

Mes bras pour tes errances
mes mains pour les tiennes et un chemin
mes yeux pour ta flamme, qu'elle danse
mon coeur pour tout te redire sans fin

et toi qui plane... Si tout ça n'était pas loin
juste caché derrière, blanche
ta souffrance, ferais-tu l'échange

voudrais-tu encore juste un peu de moi... ?
Partager cet article
Repost0
5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 11:45
Elle a le pouvoir elle n'a
Qu'à lever les yeux pour
Que le silence se fasse
Elle n'a qu'à sourire
Pour éteindre l'horizon
Elle a ce pouvoir de dire
Ce qu'elle veut sans qu'on entende
Rien que le son de nos voix
Pour approuver chaque fois

Elle a cette force-là
Sans crier sans apparats
Elle parait et les règles changent
Au premier mouvement
Au premier frolement
Espéré
Elle en joue sans hésiter
Et il faut bien renoncer
Abdiquer à chaque fois

Chaque fois ...

Et s'il arrive que résiste
Tout l'or du monde à la rejoindre
Nue, elle habille le ciel
Qui nous tombe sur la tête
Nue, elle dérive et confirme
Que n'est pas si faible La Femme
Que tant que monde sera monde
Elle ira où elle voudra
Juste en étant elle chaque fois ...

(écrit en écoutant "Noir désir - I'm lost". Le rythme s'en inspire donc, sans pour autant être une copie conforme...)
Partager cet article
Repost0
5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 11:38
Coup d'oeil au rétroviseur :
quelques révoltes "ordinaires"
quelques errances, puis des erreurs
et à quelque endroit qu'il soit, à l'envers

le coeur

des signes sans indiens
des messages en fumée
et la route qui se perd cent fois pour un
juste un aveu à une fée

le vrai chemin

tout perdu, mais tout trouvé :
bonheur total, tellement fugace
la certitude, et rien à regretter
ni à recommencer, juste regarder en face

la vérité.

Coup d'oeil en avant :
mais tout est écrit déjà
tout ce qui rendait si vivant
tout ce qui n'existait que par ça

l'amour, follement

tous les désirs les doutes les attentes
toutes les larmes et les sourires
tout ce qui ne neige ni ne vente
la flamme, toujours, derrière le pire

violente

toutes les raisons d'être, encore
malgré ce mal qui ne se dit pas
il paraît, malgré l'immense désaccord
du silence, donc, qui nous survivra

- mais non, j'ai tort -

tout ce qui se condense aujourd'hui,
comme pour mieux se consumer,
puis renaît - je n'en aurai jamais fini
qu'ajouter ?

ah, oui -

tout ce qui n'a de sens
que par amour etcaetera
qui désormais quoi que tu en penses
se résume à toi

- et ton absence -

tout est écrit pour le mieux
j'ai toutes les réponses à moi

mais si ce dessin te semble trop froid
si les traits t'énervent un peu
s'il ne te plaît pas

fais nous en un mieux


Je n'attend que ... toi
Partager cet article
Repost0
5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 11:37
C'est comme le mouvement
lâche du balancier,
un pas en avant,
un dans le fossé,
une peur qui renait,
un mot d'apaisement,
un sourire, d'enfant,
et puis paniquer

C'est un égarement
- sordide passé -
A quoi croire maintenant
à quoi s'accrocher ?
l'espoir finalement
ou bien renoncer,
et fuir, ou rester,
mais choisir, comment ?

C'est le sale mouvement
confiance balotée
au gré des courants

jusqu'à avoir pied,
jusqu'à ... quand ?

Mais tout est devant :
juste respirer
et puis calmement
se retrouver ...
Partager cet article
Repost0
31 août 2006 4 31 /08 /août /2006 10:05
Sensation aqueuse, doux glissements sur la peau. Entre mouvements et abandon à l'élément liquide, me revoilà dans cette piscine, comme mes souvenirs en épousent la forme à nouveau. Et je nage. Mes pensées sinuent, l'inquiétude n'est pas loin, mais ce n'est que du passé, tout va bien...

Du moins jusque-là.

Car à bien y réfléchir, quelque chose ne « colle » pas... comme une attente, une anticipation. L'histoire n'est plus à écrire, et pourtant je continue à en attendre le dénouement, dans l'espoir que... peut-être..., vivre se respire autrement...
Mais pas envie de trop réfléchir dans ce sens, alors je reviens à « aujourd'hui ».

Qui m'apparaît trop sombre tout d'un coup, alors je replonge. Autant renoncer à lutter, et me laisser porter par l'eau...

L'envie d'être seul me saisit ; je fuis, là, sous la surface, juste pour un peu de paix ; à 10 ans, je ne suis pas l'enfant heureux que j'aurais pu. Il ne m'en reste que des impressions fugaces, les causes nagent plus vite que moi...

Je me fraye un chemin entre les jambes trop nombreuses, entre mes pensées qui me serrent, et au prix de bien des mouvements, je trouve l'Endroit, rien que moi et l'eau... je suis bien.

Mais ça ne dure pas.

Entre idées noires et manque d'air, d'un côté ou de l'autre de la ligne du temps, tout conspire à me ramener à la réalité. Nul salut dans la fuite, il me faut affronter ; je dois remonter.

Si seulement je pouvais...

Trop de choses m'écrasent, et trop de gens au dessus de moi dans cette piscine, à la surface... aucune place pour émerger. Je me revois lutter, comme je lutte encore, doublement acteur, doublement spectateur. Je me cogne et lutte, en manque d'espoir, de vie qui fuit bulle à bulle, seconde par seconde, jusqu'au point de rupture...

Je me m'acharne plus et me regarde mourir à 10 ans, détaché depuis longtemps de cette noyade-là, et si j'étouffe au présent, j'aimerais prétendre que c'est pour autre chose que cet épisode mal classé, pour autre chose qu'un parallèle stupide... Je suis en dessous, et il n'y a là-haut aucune place pour moi.

Ma tête hurle, je choisis de ne pas entendre. Je suis au fond de l'eau. Tout est plus doux quand on ne cherche plus à gouverner l'inéluctable. Tout aurait pu finir ainsi.
Et à bien y réfléchir, une part de moi est vraiment morte ce jour-là... morte de vivre encore, de vivre ainsi...


Quand l'homme a plongé, je ne l'ai pas vu. Quand il m'a tiré vers la surface, je ne l'ai presque pas senti, comme un rêve, trop lointain. Je ne me souviens vraiment que du bord, des gens autour de moi qui me regardent... de ma soeur qui était responsable du groupe d'enfants ce jour-là, et qui n'avait rien vu... de son regard.


Et puis comme je reviens vers le présent, les mêmes sensations m'étreignent... tous les efforts du monde ne serviraient-ils donc à rien par eux-mêmes ? Ne vaudraient-ils rien ni pour les autres ni pour soi ? La différence ne conduit-elle donc qu'à la noyade ? La vie, alors, n'aurait de sens que par cette main qui n'attend pas qu'on la prenne, qui veut prendre aussi ; et tout le reste ne serait qu'impasse.

Je pense à ça, et j'étouffe encore. Aujourd'hui je sais qu'à chaque minute, je continue à attendre — 20 ans après — l'autre qui plongera, juste pour respirer à nouveau.

Pour enfin être.
Partager cet article
Repost0