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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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7 septembre 2006 4 07 /09 /septembre /2006 09:59
Une ancienne réflexion très sombre sur la mort (et la vie qu'elle nous fait), écrite "sous le choc"... je me relis et je comprend encore. Envie de vous partager ces lignes...
Depuis, j'ai appris à profiter de la vie, et de mes proches, tant que je le peux.



Il paraîtrait qu'il y aurait une vie après la mort. Et même si personne n'a encore pu le démontrer scientifiquement ou en témoigner ... j'y crois.

Mais une question plus immédiate m'envahit aujourd'hui.

Y a t-il une vie après la mort des autres ?

Des gens, il en meurt par milliers chaque jour, et personne ne s'en émeut tant que ce ne sont que quelques inconnus le plus au bout du monde possible.
Déjà les morts violentes de gens géographiquement proche de nous font plus mal. Mais on tourne la page du journal ... fait divers suivant.
La mort d'une jeune femme pleine de vie, à l'aube d'un bonheur naissant, dans un accident de voiture ... ça tient sur 8 à 10 lignes, ça vaut un regard d'incrédulité, une petite douleur, une indignation ... et puis plus rien.

Sauf quand c'est d'une amie, d'un proche, voire même de quelqu'un de la famille, qu'il s'agit.

Il y t-il une vie après la mort de ceux qui nous sont "chair" ?

Et bien sûr la réponse est "oui". Bien sûr. Mais que vaut-elle, cette vie, faite de souvenirs trempés pour toujours dans la douleur d'un départ précipité, d'une histoire inachevée ?
Que vaut-elle alors que tous les bonheurs, les gens qu'on aime, peuvent nous être repris n'importe quand sans aucun recours possible ? Que vaut d'espérer, si c'est pour être chaque fois rattrapé par le malheur, et jeté au fossé juste avant la dernière ligne droite où l'on triompherait enfin ?

Il paraît qu'il ne faut jamais perdre espoir. Mais comment perdre quelque chose qui n'est qu'illusion ? La seule chose à retenir, c'est qu'un moment de bonheur vécu, ce n'est rien plus que la fatalité qui était occupée ailleurs ... simple question de temps avant que ça ne soit de nouveau notre tour de souffrir.

On me dira qu'il y a des gens heureux. Oui ...
Je sais.

Mais encore une fois ce n'est qu'une loterie, et la victoire n'est pas la règle mais l'exception.
On construit sa vie du mieux qu'on le peut, pour atteindre ou approcher au plus près un ensemble de conditions que beaucoup nomment "bonheur" ... et qui n'est qu'un chateau de cartes, au mieux.


Il paraît aussi que les disparus n'auraient pas voulu qu'on les pleure alors ne pleuront pas.
Qu'ils auraient voulu que nous continuons à vivre, que nous ne nous gachions pas la vie à les regretter, alors puisqu'il faut continuer, continuons, mais je ne peux rien oublier ...

Je ne regrette que de "vivre", quand ce n'est que ça, la vie.

Une torture latente.

Mais je ne suis pas suicidaire, juste dégouté. Et il paraît que ça passe avec le temps.
Alors passons.

Ta mort dans l'âme.
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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 15:26
Envie de vous partager ce texte, en prolongement de "Amour défunt" , texte découvert ce jour sur le blog d'une personne très talentueuse et sensible.. Précisions :  Si mon texte est sombre, cela ne correspond plus à mes émotions du moment. Mais le message correspond toujours à ma vision des choses.



Quand l'amour n'est plus que ces mots, sans âme pour les créer, juste une mécanique habitude ... ces mots qui n'engendrent rien qui puissent tendre vers une quelconque réalité, nulle volonté, nul acte ...
Quand ils y perdent tout leur sens, à force de se heurter aux contradictions du "je veux" et "je ne fais pas" ... quand ils ne sont plus que des sons ou des lettres posées presque au hasard, et qui miraculeusement diraient ce qu'un coeur encore attend ... le diraient, puis le renieraient le lendemain ...
Quand il ne reste rien ainsi qu'un demi-amour, et que c'est la pire des souffrances, ces mots qui sonnent tellement faux qu'on ne peut le nier, que l'on doit bien accepter l'idée que c'est un jeu, un simple jeu, même si sans doute personne n'en connait les règles, et que probablement personne ne s'amuse ... sauf le mal qui ronge, là, au fond ...

Quand chaque pas fait ainsi est un désert, à traverser en marche arrière vers un point de départ lui aussi désert, depuis le temps ... quand c'est la folie seule qui attend le voyageur, s'il en réchappait, on ne sait trop comment ...

Ne faudrait-il pas qu'il existe une formule magique, quelque chose qui guérirait de l'amour et ferait répondre "merci pour tes mots, mais ce n'est plus la peine" ... ? Ne faudrait-il pas un claquement de doigts, et puis tout serait fini ... ?
Ne faudrait-il pas que faire le deuil de l'amour ne soit pas ce suicide absurde, ce remède pire encore que le mal ?

Comment accepter qu'il faille souffrir pour ne plus souffrir ? Et que doit-on y perdre de soi, à quoi renoncer encore ? Etre qui, après ? Etre encore, vraiment ?

Mourir, ne plus être, ne serait-il pas la dernière façon d'être soi, vraiment, avant de se perdre, subtilement ou non, dans un renoncement contre nature - même si "c'est la vie" ?

Je ne sais ...

Alors chercher encore.
Et en attendant ...

Aimer quand même, comme respirer. Parce que vivre est à ce prix. Même quand l'air suffoque plus qu'il ne tient debout, même quand l'amour n'est plus que cet écho qui persiste, coucou déréglé ... parce que tant qu'il y a de l'écho, c'est qu'il y a eu un son au moins ... un son dont on peut espérer qu'il se répête ... parce que rien ne sera fini avant le silence ...

Le silence d'autres mots ...
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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 12:00


"Balancier" - Michel Pilon
Un balancier, qui oscille perpétuellement entre l'ombre et la lumière, l'inquiétude et la flamme : voilà ce que veut vous faire découvrir ce recueil, témoignage d'un amour tenace, malgré les tempêtes, les difficultés multiples et variées (la vie n'est jamais à court d'imagination), la souffrance... un amour malgré tout toujours debout.
 Peut-être pas hors-norme, mais au delà des contraintes et interdits qu'on tente de lui imposer...




  1. Combien
  2. Balancier
  3. Progression
  4. Saudade
  5. Quoique
  6. Paroles
  7. Heures (prose)
  8. Jusqu'au bout
  9. Flamme
  10. Elle
  11. Que dire ?
  1. Univers (prose)
  2. Amour-ciel
  3. Tchou, tchou !
  4. Par intérim
  5. Comment ? (prose)
  6. Premier mouvement
  7. Ordinaire (prose)
  8. La note
  9. Bonjour
  10. Vivement hier
  11. Bonne fortune
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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 11:57
Comme une pause dans la respiration
un discret changement de ton
l'absence tant rêvée de soi
qui au réveil persisterait
un goût amer
et faire
comme si de rien n'était

comme chaque fois

Comme l'absolue nécessité
de tout urgence
Finalement sans importance
Hors l'énergie dépensée

L'absurdité du monde autour
et le peu de différence que cela fait
d'y être ou ne pas être né
La course folle d'un monde sourd

N'y exister au mieux que par intérim
quelques instants en passant, mais exister quand même
vouloir construire n'est pas un crime
juste un mirage et mille poèmes

et mille autres, mais plus encore :
ça n'a pas de fin
Toutes les espérances se rejoindront demain
en quelques accords

Et comme de tous temps
il n'y aura de faux que le non tenté
il n'y aura de vrai
qu'un regard toujours brûlant
malgré le temps

et l'absence enfin haîe de soi
le grain de sable qui réveille la vie
et puis d'autres espérances, moi, toi

et puis un pas, et si...

Rien à l'avance n'est écrit.

24/07/2006
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5 septembre 2006 2 05 /09 /septembre /2006 11:56
Sous ton habit d'ombres
ne vouloir voir que l'essentiel
comme un sculpteur, patient,
laisser les formes naître d'elles-même
juste accompagner de la main le mouvement
doucement, patient
suivre la courbe hésitante
toutes ses fuites de remords
suivre, ne surtout pas prétendre
tracer plus droite ligne

sous peine que tout s'effondre

Tout juste guider des yeux
sans en avoir l'air
attentif et léger
laisser le profil se fixer
les coutures s'élargir
la prison perdre les clés
même juste pour un instant

y répondre "présent",
et de la main accompagner le mouvement
si doucement
patient, patient
de la main souligner sur les traits
la naissance de l'intention
tendresse, précision

de ton habit d'ombres, ouvrir le dernier bouton

naître à ton sourire toujours renouvelé
ne jamais finir de l'accompagner

donner ma vie entière pour par instants l'y trouver.
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