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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 13:09
Ce texte fait partie du recueil "A la vie", publié il y a quelques mois sur ce blog. Envie de vous le faire (re)découvrir


Au début il y a l'air
Bien lourd bien chaud comme il se doit
Résonnant des bruits de pas
Des autres sphères

Puis lentement tout se précise
Couleur odeur forme, l'Autre est là
Je ne résiste même pas
Quand elle m'incise :

Scalpel des mots
Mon âme saigne ses souvenirs
Pleure déjà de ce que je vais écrire
Il fait moins chaud


Je plonge dans le lac profond
Le lac immense mon océan de dément
Et aucun de tous ces mots que l'on ment
Ne peut dire comme c'est bon

Noyade de l'esprit
Ne meurt que ce qui pollue
Le malheur cherche son salut, s'insinue
Mais déjà le voilà parti


Les secondes défilent les minutes passent
Et parfois même une heure s'éteint
Sans que l'inconscience y voit un frein
Sans que l'envie s'efface

Et la marée continue son va-et-vient
Mais a-t-on déjà vu, a-t-on déjà
Contemplé un tel spectacle une autre fois
Sur l'eau que la terre retient ?


La fin est aussi proche que l'inquiétude
Je me jette éperdu dans une course contre moi
Contre l'envers même de cet homme que je ne suis pas
De jour en jour du nord au sud

Je cours je cours, et puis le vide
Soudain juste en dessous, alors je recule
C'en est fait de moi, virgule
Encore un mot point final l'envie se suicide !

J'ai froid


A la fin il y a l'air
L'air et rien d'autre, l'air de rien. L'air de quoi ?
Un air, c'est certain, de deux airs
Presque une gueule de bois
Ou de ce qu'on voudra

Juste ma gueule, quoi !

Mais à quoi bon encore parler de ça
A quoi ? - Aqua, je replonge

Ce n'était pas le dernier songe ... -

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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 18:17

Copeaux,

sciure,

rides s’installent.

On ferme les yeux

qu’elles nous laissent pour être nous

on ferme

la porte à la vérité

on ferme

pour encore un peu garder

nos pas le long des allées

les rires les

jeux,

avant,

hier

et pourquoi pas aujourd’hui aussi,

aujourd’hui pour durer ?

 

Mais nos enfances, à nos fronts

on fait leur lit

sans pelles ni canons

juste la vie

- respirer, et le reste toujours suit -

 

Flamboiement

des souvenirs tellement présents.

On détourne les yeux

du miroir pour les rouvrir

sur un monde un peu plus décor

 

car l’important

n’a cessé d’être ailleurs, l’important

malgré les apparences :

 

vivant.


 

20/09/2002

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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 15:16
Moins on en sait,
plus on espère,
moins on craint d'avancer,
moins nous indiffèrent
les beautés de la vie,
plus nous libère
la plus simple envie.

Et nous traversons l'hiver
comme s'il n'avait existé
sans regarder en arrière
moins on en sait ...

02/04/2002

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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 12:12
Nous parlons du passé, nous
parlons de l'avenir.
Chaque fragment de présent
nous dit à son suivant,
qui répète et fuit,

pour ne pas nous entendre parler de lui.

Nous parlons, nous
n'écoutons plus la vie
mais tout est quand même dit.
Et nous vivons, et nous
Le saurons peut-être demain

dans cet avenir dont nous parlions ...

09/03/2002

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13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 00:18
Le jour vient au monde
en hurlant la lumière
dans tous les sens.
Il ne sait rien d'abord
sur la simplicité,
juste qu'il n'a pas le temps,
lapin dansant
l'horloge dans la tête,
juste qu'il doit s'imposer :
course contre l'inéluctable
et les nuages.

Mais nous sommes bien conditionnés
aux signes les plus ténus. Déjà
nous marchons.


Le jour se poursuit,
s'étire et se contracte,
lui-même pas encore
bien éveillé,
nous file entre les doigts
et n'en finit pas
de hurler : des sirènes
et toujours plus de fumée,
de chaleur,
et omniprésente, la lumière
que nous ne voyons plus.

Nos sangs enchainés au rythme
immuable, coulent, coulent.
Nous marchons.


Puis,
le réel décline.
Les maisons, appartements,
les rues
ont faim de nous.
La fatigue nous porte,
nous n'entendons plus
le jour assassiné.
Parfois nous le trouvons beau
en habits de soleil couchant,
quelques instants avant l'oubli.

Poids multiplié des secondes
successives d'éveil, nous tentons
- nous marchons - de rester éveillés

pour juste un peu profiter,
mais pour quelle ambition ?

Nous rêvons.


Quelque part, un clone nait
En hurlant ...

05/12/2001

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