Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Licence Creative Commons
Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

Newsletter
 

 

Référencement


Mes autres blogs
29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 11:06

Ce texte est écrit dans le cadre du projet "Retour de flammes" (écriture autour de mots imposés)

#2 Aga
existence,  complications, torrents, orage, accomplir,
clown, psychiatre, camisole, diable, spectacle,
flamboyant, insignifiant, explosif, incisif, définitif

 



De l'existence, il n'a jamais pu voir que les complications potentielles, comme les torrents qui débordent après un orage particulièrement violent, le spectacle de clowns qui fait peur au point de finir avec une camisole, et le psychiatre qui écrit, écrit, sans jamais rien dire. Le Diable aussi, qui se cacherait dans les détails, du plus insignifiant au plus explosif. Le Diable patient, au rire silencieux.

C'est ainsi qu'il décrivait sa maladie, dans de rares moments de lucidité au milieu de longues logorrhées verbales, dont le sens finissait par se perdre. Mais pour lui, c'était limpide ! Nous faisions juste exprès de ne pas comprendre, nous faisions partie du complot.

Il a laissé la paranoïa dicter le moindre moment de sa vie, lui imposer chaque pas, chaque geste, sans voir ce qu'il pourrait accomplir si un instant il décidait de se battre, d'être l'auteur du spectacle, pas le spectateur, la victime. Sans voir que rien n'est jamais aussi définitif qu'il le prétendait : tant que la roue n'a pas fini de tourner, tout reste possible, il reste de la place pour le rêve, même le plus flamboyant.

Sans voir que ce n'est pas le monde qui cherchait à le blesser, constamment, cruellement, seulement ses mots, trop incisifs, qui retranchaient l'espoir à chaque fois. La peur qui naissait derrière chaque mouvement, chaque idée, la moindre infime variation réelle ou supposée de la réalité, et à laquelle il succombait invariablement.

Il ne pouvait pas voir tout cela, bien sûr ... et nous ne le comprenions pas.
Mais si seulement il nous avait laissé l'aider. Si seulement il ne s'était pas retranché derrière ces murs qu'il aurait du rejeter de toutes ses forces.
Ceux que la maladie avait construit en lui, peu à peu, et qu'il a fini par affirmer être son œuvre, pour le protéger de nous, "les méchants".


Un jour il a disparu.
 



Cela faisait si longtemps que nous n'avions pas eu des ses nouvelles.

Il est en paix maintenant, délivré de ce cauchemar, c'est ce que je veux croire.
Il a choisi de le fuir.

Je me demanderai toujours ce que nous aurions pu faire de plus ...
 

 

Partager cet article
Repost0
26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 09:54

10 ans de retard au rendez-vous. Me pardonnerez-vous ?
Voici mon premier texte dans le cadre du projet "Retour de flammes" (écriture autour de listes de mots imposées).
Et à tout seigneur tout honneur, je commence par la liste que Béa / Artemis, ma meilleure amie, m'avait proposé à l'époque. En espérant qu'elle trouvera le résultat à la hauteur ^^

#1 Béa
âmes, enlacé(s), terreur, feux, cliquetis, fourrure, signes,
musée, flamboyant, horloge, aiguille, vitre, baiser, journal, catastrophe, glacial

 



"Et l'aiguille avance, et l'horloge tourne / son cliquetis accompagne, mais jamais ne détourne"

Deux corps enlacés devant les feux de la grande cheminée, quasi endormis après un dernier baiser.
Deux âmes abandonnées, loin de la terreur et des catastrophes qui jonchent les pages du journal, loin de l'extérieur glacial, où les vitres des voitures s'embuent et gèlent.

Lui sombre peu à peu, elle le veille encore, juste quelques instants, avant de le rejoindre. Elle chantonne doucement cette petite comptine, sortie tout droit de son enfance, quand sa mère venait la border, elle, ce qu'elle avait de plus cher. Le parallèle la fait sourire.

Toutes les pièces du puzzle sont en place, là, dans ce moment de calme absolu après les heures flamboyantes.
Tout sonne juste, à l'opposé exact de leur première rencontre, dans ce musée, quand il l'avait trouvée si méprisable dans le manteau de fourrure qui lui sert à conserver ses émotions à l'intérieur- son costume de scène. Et lui, qu'elle avait profondément haï pour sa suffisance, lui qui cache si bien ses doutes...

Elle repense à ces gens qui disent qu'ils ont su tout de suite pour eux, que les signes étaient là. Mais pourquoi vouloir ainsi réécrire l'histoire à tout prix ? Un coup de foudre n'est pas toujours le plus beau. Dans leur cas, seulement deux humains qui ont décidé ensemble de dépasser leurs préjugés, de ne pas rester sur une mauvaise rencontre. Même si l'autre n'avait alors aucune importance, n'en aurait peut-être jamais.

Sans enjeux ni attentes.

"C'est ainsi que la vie se construit", pensa-t-elle encore ...
puis elle s'endormit. En paix.
 

 

Partager cet article
Repost0
22 octobre 2018 1 22 /10 /octobre /2018 13:02

Bonjour à toutes et tous !

Suite à mon petit message d'hier, j'ai entrepris d'enlever les toiles d'araignées déposées au fil du temps sur ces pages : modules ayant entrepris de changer de colonnes, textes devenus illisibles, liens cassés, points de menu manquants ...

Parce que Over-blog a changé de version pendant ces dernières années, et que je n'ai pas pensé à connecter mes blogs, certains ont disparus corps et bien dans les abysses ... mais heureusement, Internet Archive m'a permis d'en retrouver certains, dont deux de ceux indiqués dans la colonne de gauche : Chemins de Rêves, ainsi que Unis-vers

J'ai donc mis les liens à jour pour vous les refaire découvrir ^^

Si le premier n'a pas trop souffert de son transfert vers cet autre hébergement (ne demandez simplement pas le texte 8 depuis le lien direct, il est sur la page d'accueil donc n'a pas été archivé séparément), et que la majorité des pages de commentaires sont disponibles, Unis-vers et les très beaux dialogues poétiques initiés par Tilk / Fernando Bronchal (auquel je répondais à ma façon) accusent un peu plus les outrages du temps : le menu des recueils est en effet complètement non fonctionnel.
Les boutons thématiques, eux, fonctionnent, et les textes restent accessibles, dans la mise en page de l'époque, avec la majorité des pages de commentaires ... Je vais chercher un moyen de ramener complètement le site à la vie, ailleurs, sous une autre forme.

J'ai également ajouté au menu le projet de recueil "Retour de flammes" (au départ de listes de mots imposés), qui n'a pas (encore ? ^^) vu le jour. Façon de me donner envie ... et pourquoi pas à vous aussi, de venir ajouter vos listes de mots.

Voici pour le blabla du jour. J'espère vous revenir prochainement pour des lectures plus poétiques et / ou littéraires et moins ennuyeuses ^^

A bientôt ^^

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 19:11

Bonsoir (ou bonjour, selon quand vous me lirez).

J'ai disparu, je m'en rend compte maintenant en rouvrant ce blog, depuis plusieurs années. Sans vraiment dire au revoir.

Beaucoup de projets avortés, certains liens sont cassés, la présentation elle même "bugge" un peu ...
Une immense nostalgie me saisit. Un sentiment d'inachevé aussi.

Et l'envie dévorante de recommencer à écrire ^^

Qu'en penseriez-vous ? Resterait-t-il quelques irréductibles, qui n'auraient pas renoncé à venir visiter ces pages, qui peut être en espèreraient d'autres ?

Je ne promettrai ni n'annoncerai rien pour l'instant. Je ne ferai plus l'erreur de me placer un cadre contraignant et impossible à tenir sur la longueur.
Sachez seulement que j'ai bien quelques idées ...

A vous de me dire s'il vous reste quelque envie de me lire ...

A bientôt donc, peut-être ... ^^


 

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 20:29

Ce texte a été écrit en incluant les mots de l'atelier 15 du site L'Atelier d'Egédane.

Pour cet atelier, les participants ont le choix d'inclure les mots dans leur version argotique ou normale

Godasse, dalle, plombe, rancard, ratiche, thune, gus, futal, duraille, blaze

Chaussure, faim, 1 heure, rendez-vous, dent, argent, homme, pantalon, difficile, nom



 

Faut qu'j'aie vraiment la dalle, pour accepter un rancard avec ce gus. D'habitude, j'suis plutôt du genre difficile, alors c'est pas l'premier pèquenot venu qui va m'emballer, encore moins s'il demande même pas mon blaze. Ca compte, le premier contact, merde ! Mais bon, j'ai déjà attendu des plombes, là c'est vraiment duraille de me retenir. Et puis c'est pas comme si je cherchais la parlote, non plus, alors haut les coeurs !

 

Mais il est vraiment à chier celui-là, avec son sourire colgate, ratiches bien en avant, son beau costard sur mesure, et ses godasses italiennes ... moi je les préfère bien paumés, avec l'odeur de la rue, pas de la thune. La résignation, chez un mec, ça m'excite.

Et en plus il pue pas que le fric ce con, non, la bibine aussi... fête une promo il paraît. Le goût de l'alcool me débecte, putain si j'avais pas autant la dalle...

 

Bon allez, là j'en peux plus de poireauter. S'il continue à tituber vers le lit en essayant d'enlever son futal, il va me donner envie de gerber. Faut qu'j'prenne les choses en main.

 

Ahhhhhh ouiiiiii ... là c'est bonnnnn... doux, chaud, bien liquide comme j'aime... j'aurais pas cru de ce genre de mec, tiens.

 

M'en faudra d'autres comme ça. Trop top, son sang.

 

Et j'ai encore les crocs.

 

Partager cet article
Repost0