Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Licence Creative Commons
Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

Newsletter
 

 

Référencement


Mes autres blogs
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 19:12

Ce texte est écrit à partir d'une liste de mots imposés (atelier écriture numéro 14), proposée par L'Atelier D'Egédane. Les verbes pouvaient être conjugués, et les noms être utilisés au masculin ou au féminin, singulier ou pluriel.

La liste de mot était : Eternel, audace, fanfaron, éphémère, final, survoler, émouvoir, suspendre, chahuter, chaque, aussi, pourquoi, selon, pour



 

Rien n'est éternel ici-bas. Rien ne sert de jouer les fanfarons, et qu'importe les audaces, même les plus belles. Chahutez tant que vous le voulez, au final chaque moment est éphémère, et même si le temps parfois semble se suspendre, l'espace d'un sourire qui s'offre, nous ne faisons que survoler, chenilles devenues papillons, lancés vers la lumière sans savoir pourquoi ... Chaque souffle nous émeut, mais nous blesse aussi, au plus profond... nous pousse vers la conclusion pour laquelle nous sommes nés. Chacun l'exprime différemment, selon ce qu'il est, mais au fond personne ne sait, une fois la lumière atteinte, ce qu'il y aura derrière.

 

D'autres cocons, peut-être...

Partager cet article
Repost0
10 juillet 2013 3 10 /07 /juillet /2013 15:02

Ici

http://www.litterair.net/e-critures/t02.jpg

Main dans la main - Guillaume A

 

Ce texte est basé sur le thème 2 de l'atelier E-critures. N'hésitez pas à participer vous aussi.

Tout est si simple, vu d'ici.

 

De votre côté, tant de souffrance, de haine, ces différences qui paraît-il enrichissent mais ne font que vous diviser. Tant de solitude dans vos âmes. Au fond de vous, vous savez que nous sommes tous frères mais vous ignorez jusqu'à quel point, vous ignorez tout. Ce ne sont que des mots vides de sens, même pour le meilleur d'entre vous. Vous ne voyez rien, ne ressentez rien. Au mieux, vous acceptez la différence, quand en vérité, elle n'existe pas.

 

Tout cela est plus clair, vu d'ici.

 

Vous détesteriez ce que vous appelez "l'uniformité" dans notre condition. Vous rêvez vos vies en couleur, les formes ne vous suffisent pas, il faut les matières, les sensations différentes au toucher, le goût, les odeurs... Vous souffrez quand le soleil vous éblouit et vous avez peur quand la nuit tombe, mais vous n'imagineriez pas une vie sans cette diversité, selon les moments, les endroits... Vous vous cachez derrière des lunettes noires et le soir vous allumez une veilleuse, pour faire barrière à ce qui vous dérange et n'en garder que le meilleur.

Nous, nous nous épanouissons au soleil, immenses, et la nuit nous trouvons une unité dont vous n'oseriez pas rêver, même dans vos plus beaux moments de communion.

 

Nous ne sommes jamais seuls, ici.

 

D'abord il y a vous. Vous croyez que nous sommes attachés à vous, prisonniers, un corps faisant obstacle à la lumière et nous voilà, et dans le noir nous n'existons plus. Vous nous voyez, mais sans nous considérer. Nous vous suivons "comme votre ombre" alors nous ne sommes que cela, pour vous. Même pas une chose, juste une projection...

Bien sûr vous avez les commandes, bien sûr... mais d'où viennent vos pensées, votre inspiration, sinon de cette "projection" de vous-même, cette part qui vous échappe et que vous suivez autant qu'elle vous suit ?

Ce dialogue constant entre nous, vous n'en êtes même pas conscients, mais il est une part de notre nature.

 

Puis il y a tout le reste, ce que vous appeleriez "le décor". Objets, meubles, batiments, ont aussi leur ombre, vous le savez. Vous ignorez seulement que vu d'ici seule la forme change, la nature reste la même. Ces ombres-là sont aussi vivantes que les vôtres, pourtant vous pensez être les seuls à avoir une âme...comme vous seriez surpris de ce qu'un simple mur peut avoir à dire...

Certains d'entre vous, quand ils passent dans l'ombre de quelqu'un d'autre, ou d'un batiment, ressente quelque chose de plus ou moins diffus. Si vous pouviez ressentir cette fusion de notre côté...

Et quand la nuit vient et que toutes nous fusionnons, à peine génées par les lumières que vous tenter de nous opposer, le vrai sens de la vie est pour nous un sentiment partagé que vous n'approchez que rarement.

 

Tout est plus beau, vu d'ici.

 

Nous aimerions tellement vous faire partager ce bonheur simple. Mais  nous ne le pouvons que quand votre part physique "rend l'âme" comme vous dites. Vous pensez peut-être, parce que nous vous reflétons fidélement, que quand vous n'existez plus, nous non plus.

Mais, le jour venu, vous comprendrez mieux : c'est seulement pour vous tenir compagnie, apaiser votre solitude même juste un peu, que nous choisissons cette forme. Et vous saurez aussi que, quand vous appelez mourir "retourner à la nuit", vous ne pourriez être plus dans le vrai, et qu'il s'agit aussi du paradis.

 

Ici où nous vous attendons.

Partager cet article
Repost0
6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 10:44

Ce petit message pour signaler que Le planning nouveau de l'atelier E-critures est en ligne : 3 thèmes vous sont proposés, vous êtes libres de participer à 1, 2, 3, ou même de passer votre tour si rien ne vous inspirait (mais là je serais déçu, sniff ^^).

Vous pouvez mixer plusieurs thèmes entre eux si le coeur vous en dit, participer plusieurs fois... en résumé votre liberté est totale, dans le respect des thèmes bien sûr.

Alors à vos marques, prêts... imaginez ! ^^

(A noter, si vous ne connaissez pas le principe de l'atelier E-critures, qu'il s'agit de publier vos participations sur votre blog / site perso, et de les signaler en commentaires sur le blog de l'atelier, sur le planning ou le thème concerné, ou via le groupe facebook).

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 13:23

Ce qui m'intéresse, ce n'est pas le bonheur de tous les hommes, c'est celui de chacun.

Boris Vian

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 23:30

Faut-il que nous soyons

toujours si loin, à l'opposé

de nos aspirations, faut-il

que nous soyons condamnés

 

sans fin à nous affronter

 

quand nous brûlons tant d'exprimer le bon ?

 

 

Faut-il que l'homme hurle comme un loup

qu'il feint d'être pour cacher ses failles

qu'il hurle comme un fou, faut-il

que rien n'apaise les batailles

 

même quand les doutes nous assaillent

 

condamnés à aller jusqu'au bout

de cette illogique ?

 

 

Comme il serait doux de croire

à une issue plus humaine

gardons l'espoir, comme il serait beau

ce monde sans rancoeurs ni haines

 

ni aucune de ces chaînes

que nous refermons nous même

 

faute de vouloir les voir...

 


Je suis bien conscient que "illogique" est normalement un adjectif, pas un nom, mais j'ai choisi de l'utiliser comme tel en toute connaissance de cause, parce que "anti logique" ou "fausse logique" n'aurait pas rendu, à mon sens, ce que je voulais exprimer...

Désolé pour ceux qui ne supportent pas les néologismes et autres atteintes à la langue française ^^ Je plaide coupable.

Partager cet article
Repost0