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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 10:28
Aujourd'hui je voudrais vous inviter à découvrir "Traverser le miroir", le blog d'écriture que Virginie a ouvert récemment, non sans m'avoir fait part de ses doutes.

Elle se demandait en effet si ses "échos", textes toujours poétiques (qu'il s'agisse de vers ou de prose) et d'une grande profondeur, valaient d'être montrés, et si elle devait continuer à écrire.

Nul doute que vous ne vous poserez même pas la question, à la lecture de "Des milliers d'ombres", premier écho publié sur ses pages toutes fraiches, et qui figure en tête de la page d'accueil, le blog étant classé du plus ancien texte publié au plus récent. Il y a une profonde humanité, une réflexion intense, qui coule entre les mots, et qui emmène le lecteur loin...

 Vous ne résisterez alors pas à la tentation de lire la suite, et vous ne le regretterez pas :-)

N'hésitez pas à laisser de nombreux commentaires à l'auteur, elle saura les apprécier à leur juste valeur.

Je suis pour ma part inscrit à la newsletter, pourquoi ne feriez-vous pas de même ?


Je vous remet le lien encore une fois :




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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 13:44
Pas de questions ni de réponses
pas d'angoisses, ni de sourire
ni paix ni coup de semonce
quelque part entre vivre et mourir

à mi-chemin de tout et rien
feignant l'intérêt pour masquer le vide
et qu'est-ce que ça changerait d'être quelqu'un
de plus ou moins sympathique, ou bien perfide ?

Quel serait l'enjeu, sinon où serait l'ironie ?
Le chemin n'a pas plus de sens seul ou accompagné
si peu que l'on pense, il est des choses qui ne s'oublient
plus, des choses qui reviennent hanter, dévorer

à jamais transformer

des choses dont on se relève, il paraît
tout est une question d'envie... mais de quoi ?
je peux bien tout avoir, et une belle vie, et après ?
les fantômes n'en seront pas moins là

Que je les nie ou non
que je me batte ou renonce
la douleur sera la même, inexprimable au fond
et qu'en faire, devant les sourcils qui se froncent ?

Que dire à l'amour qui devine
entre les lignes la partition cachée
quels mots, qu'aucun surtout ne l'abime ?

et je ne sais... alors je me tais

Et peut-être perdrais-je ainsi
un peu plus encore de moi-même
mais je connais le prix
de ce présent où tu m'aimes

de ce temps où toutes les pertes passées
parfois se taisent, un instant
je sais tout de ces heures déchirées
et il en reste peut-être bien d'autres devant

mais je ne hâterai pas le cours du temps
d'une maladresse, d'un mot de trop
le silence est un poison lent
mais l'antidote viendra peut-être assez tôt

alors je me tais, et puis je cherche

Tu le vaut.
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31 août 2008 7 31 /08 /août /2008 11:55
Je n'ai pas pu me résoudre à publier ces mots à l'époque, ils ne m'ont jamais semblé à la hauteur de l'hommage que mes émotions me poussaient à vouloir rendre à un artiste parti trop tôt. Aujourd'hui encore je ne peux pas penser à lui ou réécouter ses chansons sans avoir le coeur retourné. C'est ainsi. Certains diront "sensiblerie", je répondrai seulement "écoutez ses chansons". Gregory Lemarchal valait bien qu'on lui prête une oreille attentive. Et même les deux...

Voici donc mes mots, bien malhabiles sans doute, mais aujourd'hui je me dis que j'ai trop attendu déjà pour me permettre de douter et retarder encore...




Rayons de soleil inversés
toute la lumière s'en est allée
d'un coup
dedans le froid autour le flou
la roue qui tourne le temps qui fuit
tu es parti
toi qui n'étais pas un ange
mais tellement mieux que ça, tu étais là
toi qui n'était pas que ta voix
mais ces émotions qui nous changent

encore une fois

c'est nous qui étions très petits
et pas plus grands aujourd'hui, pliés en deux
devant l'impossible adieu

Rayons de soleil inversés
tant de larmes versées
et elles persistent
tu étais joie et elle existe
encore, mais le manque, tu sais...
nous rions entre les marées
nous rêvons encore à travers toi

Merci où que tu sois

à bientôt de l'autre côté


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30 juin 2008 1 30 /06 /juin /2008 16:34
Vous n'avez jamais eu envie de réagir face à une nouvelle déformée par un média quelconque, ou par quelqu'un qui vous l'explique et ne veut pas démordre de sa version, sûr que ce qu'il a lu / entendu est LA vérité absolue ? Moi, cela m'arrive tous les jours. Mais ça fait partie de la vie, alors à la fin, on laisse dire, ça évite des disputes bien souvent inutiles.

Mais il y a quand même des sujets sur lesquels ça énerve, surtout quand cela conduit à la violence, à la haine, parce que certains sujets sont passionnels et que l'homme a vite fait de juger sur base de la première version qu'il entend... après, il a du mal à en démordre, c'est comme ça, c'est la nature humaine.

Il y a aussi des personnes qui en profitent pour vendre, livres, journaux, part de marché pour le JT... on dirait que sur certains sujets, peu importe la vérité, tout ce qui compte est d'avoir une version "sensationnelle", qui attire le lecteur / spectateur, qui rapporte.

Je pourrais prendre l'exemple de l'Europe et des couleuvres que l'on a fait avaler aux gens pour qu'ils votent non dans différents pays. Mais la politique est un domaine à part sur lequel, par nature également, les hommes n'arriveront jamais à s'entendre.

Non, ce qui m'a énervé aujourd'hui, c'est un sujet sur lequel je me suis imposé le calme pendant des années. "L'affaire" Cantat / Trintignant (si vous voyez de quoi je parle...).

Je me suis empêché d'écrire un texte sur le moment, qui dort toujours dans ma tête, et aurait sûrement provoqué des réactions vives (bien que ne traitant pas directement le sujet mais "à côté"). Je me suis interdit de de polémiquer sur les forums traitant du sujet, même si les propos violents et (surtout) mal informés me donnaient envie de hurler. Et tous les jours, les actualités apportaient de nouvelles contradictions, interprétations de documents pourtant cités en exemple, rumeurs affirmées vraies, mensonges avérés... mais je tenais bon parce que cette polémique-là était trop vive... et que le sujet me faisait mal. Et je ne voyais pas quoi dire.

D'autres pendant ce temps ne se privaient pas, comme la mère de Marie Trintignant, ou certains journalistes parmi les plus déformateurs de vérité, de publier des livres qui ont rapporté gros...

Et puis le temps a passé, Cantat a été libéré (ce que les parties civiles ont regretté), son groupe - Noir désir - travaille à nouveau en studio dans la plus grande discrétion... l'affaire normalement devrait être close, vu qu'il a purgé sa peine.

Mais il semble qu'elle ne l'est pas.

Du haut de leurs certitudes d'avoir vraiment LA VRAIE VERITE sur l'affaire, des gens s'insurgent en réaction à des rumeurs de nouvel album du groupe. Et les attaques fusent, les insultes pleuvent, autant contre Bertrand Cantat que son groupe ou les fans (dont je suis) qui continuent à espérer le retour de Noir Désir sur le devant de la scène. Et à l'origine de tout ça, il y a des gens qui continuent, autant de temps après, à véhiculer les mêmes fausses informations qu'à l'époque, désinformés qu'ils ont été, ou se basant sur leurs seuls préjugés, mais en tout cas en prouvant que pendant toutes ces années, ils n'ont jamais cherché à vérifier leurs informations.

Aujourd'hui, j'ai rompu le silence que je m'imposais sur un forum parce que la violence des commentaires allait trop loin. Et j'ai expliqué les faits, ce qui a été vérifié par les experts, les témoignages concordants, les certitudes sur cette affaire. Je me bornerai à résumer ici : il s'agissait d'un ACCIDENT suite à une bagarre entre les deux parties (Cantat avait aussi reçu un coup violent au visage) et à une glissade de la victime sur un tapis (les coups portés - 4 gifles - n'étaient pas mortelles en elle-même). C'était la première fois que Bertrand levait la main sur une de ses compagnes (contrairement aux mensonges proférés sans preuves, et démentis par TOUTES les ex-compagnes). Ils avaient tous les deux bu, ce qui explique qu'on pouvait croire Marie endormie.
C'est confirmé par les ambulanciers et le premier médecin, qui se sont fait abuser par l'odeur d'alcool et les symptômes, tout comme Bertrand, raison pour laquelle il ne s'est pas inquiété tout de suite).

Pour casser d'autres rumeurs... Bertrand ne s'est jamais drogué (confirmé par analyses médicales - les drogués récents ou habituels peuvent être facilement confondus), n'a pas un passé violent. On le décrit parfois comme "ancien athlète ne mesurant pas sa force" alors qu'il n'a plus fait de sport (escrime) depuis l'âge de 15 ans...

et oui, une dernière chose : il n'a pas menti une seule fois pendant toute l'affaire, ayant dès le début donné l'explication confirmée par l'autopsie. Il n'a pas plus chercher à minimiser ses actes... juste les parties civiles, la presse, les juges, qui ont tout fait pour amplifier. Jusqu'à la condamnation à 8 ans à l'issue d'un procès où les pièces du dossier d'instruction français ont été simplement ignorée - la justice lituanienne s'est contentée de son dossier, avec qualification d'homicide volontaire.


C'est un sujet qui me touche profondément, parce que j'étais et suis toujours absolument fan de l'écriture et de la musique de Bertrand Cantat de son groupe. Parce que j'aimais Marie comme actrice. Parce que je ne suis pas insensible au fait que ces gens qui m'ont donné tant de bonheur aient pu vivre une telle tragédie, et qu'il me fallait comprendre pour pouvoir être en paix avec cette part de moi auxquelles les chansons de Noir Désir, les films de Marie, parle tant. Pour pouvoir continuer à les aimer tous les deux sans pour autant cautionner les actes.

Et aujourd'hui il me fallait dire, parce que 5 ans après, je pense que je n'ai que trop retenu mes mots.

J'espère seulement, si ces lignes provoquent des réactions, qu'elles seront basées sur des faits tangibles, des réalités prouvées, pas sur la fiction. Et surtout, qu'il n'y aura pas de violence verbale. Parce que, très objectivement, il n'y a eu que trop de violence dans les mots autour de cette affaire, et il est grand temps que cela cesse.

Merci à celles et ceux qui m'auront lu jusqu'au bout...

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28 mai 2008 3 28 /05 /mai /2008 11:41
Je vous ai parlé il y a peu de temps du lancement d'un blog spécialement dédié à mes réponses aux poèmes de Tilk. J'ai en effet pensé que cette expérience particulière d'écriture méritait son espace propre, et l'évolution du projet semble me donner raison.

Peu à peu, Unis-vers trouve son rythme.

Les poèmes y sont publiés a raison d'un par jour - sauf problème technique, mais j'ai toujours une vingtaine de poèmes d'avance. Donc, aucun obstacle à ce que l'aventure continue :-)

Déjà 11 poèmes publiés, en commençant par "il parle" publié sur ce blog il y a quelques mois, et en continuant avec :


Venez découvrir sans attendre le résultat du dialogue de deux plumes, deux univers différents, mais un seul langage : la poésie.

Amicalement
Michel
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