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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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9 avril 2007 1 09 /04 /avril /2007 18:31
Si l'on ne guérit jamais tout à fait de soi, on n'en meurt pas, non plus. Ce qui nous tue, qu'il s'agisse de petits feux, ou de grands incendies, c'est de ne pas accepter ce rôle-là qui nous est assigné dans la grande comédie du monde.

Vivre, c'est assumer qui l'on est, se prendre par la main et avancer à ses propres côtés tout le long du chemin, ne jamais se faire défaut. Etre conscient de qui l'on est, et d'où l'on vient, savoir se construire autour de cela, mais regarder résolument en avant.

Regarder en arrière, c'est laisser la nostalgie du passé, ou la peur de ne pas savoir faire aussi bien, avoir le dessus. Se regarder soi-même, c'est sombrer dans le narcissisme ou l'auto-destruction, selon les cas.
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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 20:53
Je visite, comme vous sans doute, de nombreux blogs (sur over-blog ou ailleurs), principalement il est vrai quand ils traitent d'art, de culture. Il m'a toujours semblant important de mettre en avant ces domaines, souvent oubliés des sites internet.

Je ne résiste pas à l'envie de vous faire découvrir (si vous ne le connaissez pas déjà) le blog "Les sens du lire", animé par Sylvie Thoraval, et qui traite de littérature, aussi bien du côté lecteur que écrivain, de livres donc, d'expositions, d'art en général. Le design est agréable, le contenu riche. N'hésitez pas à visiter ce blog !

Vous pouvez également proposer, via le lien de contact fourni, d'aider aux différentes activités associatives qui sont derrière ce blog, que ce soit financièrement, ou en aidant bénévolement, et lui permettre ainsi de (mieux) vivre. La culture est fondamentalement un partage, alors quoi de plus naturel que de partager nos possibilités de la faire briller plus loin, plus longtemps ?

En espérant que cette découverte que je vous partage vous enchantera :-)
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5 mars 2007 1 05 /03 /mars /2007 22:11
C'est tout un chemin, crois-moi
entre aujourd'hui et demain
à tracer patiemment, milliers de pas
- nulle dérive jamais ne mène à soi
nul destin ne s'offre à la main
qui se tend sans agir -

c'est tout un chemin à la lumière du désir
pour vivre pleinement et pas
juste se regarder vieillir,
souffrir et n'exister que par ça,

il faut le désir, crois-moi
et y succomber, et même en mourir
pourquoi pas ?
pour en renaitre vraiment soi

c'est tout un chemin, et demain,
si tu le fais, tu verras :
ce n'était pas en vain

mais par la lumière, ne te laisse pas éblouir
n'oublie jamais de t'appartenir

car il restera avant la fin
bien d'autres chemins
à croiser, à parcourir

chaque jour a un avenir

même le dernier, j'y crois

mais tant à vivre avant ça
alors vivons, sereins
sans honte ni faiblir

Marchons, et nous verrons bien

ce qui sera

sous la lumière du désir
chaque jour renouvelé...
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5 février 2007 1 05 /02 /février /2007 10:32

A la grande roue de la vie, les absents ont toujours tort, ceux-là qui préfèrent regarder d'en bas pendant que les autres tournent, pensant qu'ils les reverront forcément une fois le tour achevé — ignorant que l'on peut monter à un endroit pour descendre à un autre, changer de roue en plein tour, voler... ignorant que vivre ne se limite pas à « rester sur place » ou « tourner en rond ».


Ceux qui vont leur propre route, absents du troupeau, eux aussi ont toujours tort.


Parfois, cette route leur donne raison, cependant. Mais le prix est élevé, la solitude uniforme. Et vaut-il mieux ainsi être soi-même sans concessions, jusqu'à l'extrême, ou rentrer dans le rang, même un peu, pour pouvoir parfois tendre la main et que quelqu'un soit là ? Vaut-il mieux être soi-même et juste ça, ou vivant au milieu des autres avec la joie d'un partage, même partiel ?


Quelle force faut-il pour décider de ne plus regarder en arrière, ne rien regretter, avancer jusqu'à se trouver, ne jamais se trahir ?


Mais au bout de ces chemins de traverse, les absents ne sont plus ceux que l'on croit. Qu'ils réussissent ou échouent, ces idéalistes, les absents sont les autres, tous les autres, qui n'ont pas voulu accompagner leurs frères dans ces quêtes. Qu'ils réussissent ou échouent, honte aux absents...  On ne peut évoluer que tous ensemble, les exploits individuels ne seront jamais que ça si personne ne veut suivre...


Nous sommes les absents et nous avons tort. Nous pensons toujours que les absents sont les autres, mais nous le sommes aussi, chacun notre tour. Il y a des "absents" physiques plus présents que certains, qui restent à regarder sans bouger, ou détournent les yeux, face à la misère (réelle ou morale), la faim (de nourriture ou des autres)... il y a un monde qui demande à être changé, une main tendue à la fois, mais que faut-il de tam-tam médiatique pour qu'une voix réponde, timide, que « quelque chose sera fait » ?


Nous avons tort, mais ce n'est pas une fatalité. Il suffirait d'un geste, un mot, une attention, pas un jour sans aller vers les autres, vraiment, pas juste un effleurement, mais à plein coeur, il suffirait que tous nous fassions pareil... il suffirait que les êtres humains le soient vraiment, humains...

Il suffirait d'un rien pour créer un monde où plus personne n'aurait tort, jamais.


Prêt ?

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31 janvier 2007 3 31 /01 /janvier /2007 17:32
silence / cri / oiseau / rocs / blonde / noeud
bleu / bouche / étonnée / universel / chocolat / déchirer


La nuit était tombée sur leurs cris, langage universel.

Il aimait les blondes, elle les beaux mecs taillés comme des rocs. Celui-ci l'avait quand même étonnée par son... "énergie", et là, dans le silence à bout de souffle qui succédait à la passion, elle se demandait encore par quel miracle il avait pu faire disparaître, même si ça ne devait pas durer, les noeuds qu'elle avait dans la tête.

Elle ouvrit la bouche... puis se ravisa : ce qu'elle pouvait être bête, parfois ! Demande-t-on à un oiseau comment il vole ? L'important, toute la beauté de la chose, est qu'elle soit. Le "comment" ne compte pas...
Et puis, à la façon qu'il avait de la regarder, il devait se poser le même genre de questions à son propos.

Elle sourit.

Elle se rapprocha un peu, l'embrassa, et décida que cela méritait bien de nouvelles "expériences".

Elle se souleva au dessus de lui, se régala à nouveau en admirant sa peau chocolat, dont elle ne se lassait pas... puis replongea dans la chaleur.


Ensemble, cette nuit-là, ils achevèrent de déchirer leur solitude.


Longtemps après, derrière la baie vitrée, la mer complice offrit ses plus belles teintes bleu-vert pour le repos de leurs regards...
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