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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 06:15
Le "Roi de la Pop", Michael Jackson nous a quitté hier, à l'âge de 50 ans, des suites d'une crise cardiaque.

Malgré le côté sombre du personnage, le nombre d'années écoulées depuis ses sommets musicaux, malgré tout ce qu'on pourrait dire contre lui (et il faut reconnaître que les critiques ne sont pas dures à trouver), vous serez sans doute nombreux à penser, comme moi, qu'il est très difficile de concevoir un monde sans lui...

Je me suis permis d'emprunter le titre de cet article au rappeur américain LL Cool J, qui salue ainsi celui qui fut l'idole de son enfance en même temps qu'il était l'idole de millions de gens.

Va en paix Michael. Et comme tes fans te l'ont encore chanté hier, "You're not alone"...

 
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 23:37
Tu es cette fille sérieuse
qui fait la folle, aussi
sérieusement
tu es la mante
peu religieuse, tu aimantes
les yeux
tu travailles tu joues
tu te joues de tes doutes des
certitudes absurdes
tu esquisses un sourire, tu dessines
un mouvement un autre, hésitant
seulement sur l'intensité
tu avances tu recules
tu fais et défais
la femme que tu auras été
l'homme que tu t'appliques à aimer
sans efforts
tu fais et refais
le lit le long fleuve
intranquille Tu pleures
tu ris tu
es

qui n'es-tu pas que demain
ajoutera à ta palette
qui n'es-tu pas encore ?

déjà tu le hurles
d'un regard amusé
d'un silence habité

à chaque instant jusqu'après...
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 19:24
Il y a des souffrances à n'en plus finir
des combats par milliers à mener
de toute urgence, des priorités à définir
et tous les jours recommencer avancer

il y a tant à dire, de tellement de manières
toujours des mots à opposer à la réalité
qui se déchire de partout, tsunami amer
il faut courir, courir, surtout ne jamais arrêter

de dire, de faire... mais pourquoi faire ?

Aux mots succèdent les mots, qu'y entend-t-on encore
entre tant de mensonges, le vide et les excès
trop de causes, trop de sens, une seule vie un seul corps
Mais c'est un mal aujourd'hui de n'être que soi, il paraît

il faut être aussi ces enfants qui meurent je ne sais plus bien où
le monde est vaste, et il n'y a qu'une seule chaîne à la fois
un seul combat à mener pour le mener bien, dans ce monde de fou
où il est si dur déjà de diriger ses pas

loin de l'enfer, alors tant pis si ça ne suffit pas

Il y a une vie à vivre avant de pouvoir prétendre
sauver toutes celles là moins chanceuses, "avoir du coeur"
et si l'égoïsme est bien de ne pas entendre
l'appel, on peut aussi être appelé ailleurs

et si souvent il y a ce silence qui ne se rompt plus
en réponse à toutes les urgences
si facile d'entendre que ce n'est pas de l'indifférence
il suffit d'écouter au lieu d'imposer ses vues

ses idéaux si loin du quotidien des rues
si loin des cités, de la priorité :
survivre un jour de plus
payer la nourriture payer l'électricité payer...

et être méprisé de ne pouvoir donner
ni d'argent ni de temps ni même de mots
asphyxié sous le flot
toujours payer...
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 19:11
Le passé qui s'invite
une photo, un sourire,
une larme qu'on évite
une page tournée, pour pas pire

tout a subsisté, juste là
ancré gravé, à coeur ouvert
on dit qu'il suffit de laisser le temps passer
et construire, pour que s'efface hier
pourtant les numéros, les mots
chaque moment, jusqu'au dernier
tout me revient et c'en est trop

je n'étais pas prêt à te revoir

mais ce sourire, je vais le garder
dans ma mémoire, ton sourire que j'espérais
dans ta vie, loin, moi qui ne pouvais que te détruire
ton sourire qui ne gomme rien, mais il est


peut-être pourrais-je enfin cesser
de perdre le mien quand me souvenir déchire
peut-être pourrais-je exister
hors de cette ombre qui ne me désire
pas, cette ombre où je n'avais pas ma place
cette ombre dont j'ai trop longtemps masqué
la beauté du monde autour

peut-être pourrais-je me souvenir
où j'ai jeté la clé
et libérer cette moitié de moi
fidèle seulement à un souvenir
une chimère

peut-être pourrais-je enfin être entier
pour cette vie à inventer d'urgence
et pour celle qui l'a tant mérité
qui m'accompagne dans chaque errance

et vaut bien un meilleur chemin...



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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 10:38
Autre guerre, mêmes horreurs... alors je republie ce texte, qui me paraît affreusement "de circonstances"...



Les bombes tombaient. Des fragments partout. Il courait, courait, sa cadette dans les bras, ses deux aînés devant ...
Sa femme ... il ne savait pas. Quelque part dans les fragments. De métal et de vie.

Ses fils criaient. Il lui semble en tout cas. Qu'il devait se dépêcher.
Toujours plus de bombes, toujours plus de fragments.
Ses pensées aussi se fragmentaient. Entre un présent trop rapide, que sa raison jouait pourtant comme au ralenti, et les images de ce qu'il laissait derrière. Les souvenirs. Bons comme mauvais.
Trop douloureux dans tous les cas.

Ses fils criaient. De nouvelles explosions. Dans son cœur, il sentait aussi qu'une bombe était tombée.
Sa femme ... un autre fils mort devant lui. A quoi bon continuer ?

Il déposa sa fille dans les bras de son cadet. Le poids était trop lourd dans sa tête.

Trop de fragments.

Il savait que s'il restait là, dans ce temps suspendu, il y en aurait bien un pour le tuer. D'un métal glacial, de toute la vengeance accumulée, ou d'un chagrin trop brûlant, qu'importe. Qu'importe aussi qu'Allah soit grand, quand il savait que sa mort serait salie, exploitée, statistique anti-occidentale pour ce pouvoir qu'il n'avait jamais soutenu, statistiques de combattants ennemis morts pour cet occident dont il n'avait jamais été l'ennemi, et finalement juste une mort abjecte pour ses proches.
De la douleur qui ne cicatriserait jamais.

Comme pour lui. Sa femme, son fils ...

La vraie foi était dans la volonté de vivre encore. Pour que mentent les statistiques et la « géopolitique ».


Longtemps après, les bombes cessèrent.


Il faudrait retrouver un abri avant que ça recommence. Car ça recommencerait, sûrement ...

Il trouverait. Par foi.
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