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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 10:32
Je viens de publier un nouveau poème, intitulé D'évidence, sur le blog Chairs et Ames.
Je vous invite donc si le coeur vous en dit à aller le découvrir...

Bonne lecture :-)
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 10:14
J'ai failli oublier de vous partager la nouvelle : les statistiques de mon blog viennent de franchir les 100.000 visiteurs uniques, il y a 3 jours. J'avoue que l'énormité du total m'a surpris. Mais avec un nombre de visiteurs tournant entre 200 et 300 par jours depuis déjà quelques mois, pas de doute que ce chiffre va rapidement augmenter, il pourrait même doubler en un an qui sait.

Mais là n'est pas l'important.

Je tiens à remercier tous les visiteurs, qui m'ont suivi régulièrement depuis les débuts (le 30/10/2005) et qui ont contribué à l'une ou l'autre des 427697 pages vues dans la période (celui-là aussi il est énorme, non ? plus de 4 pages vues en moyenne par visiteurs, je suis gâté ! ). Ce blog ne serait rien sans vous, qui me lisez, me faites part dans vos commentaires ou en mail privé de ce que cela vous a inspiré... Mon but a la base était de partager, plutôt que de simplement "faire étalage", et je dois bien avouer que vous me comblez à ce niveau.

Et certaines personnes me disent que ce n'est qu'un début...

Alors à bientôt pour la suite, en espérant qu'elle vous plaise toujours autant :-)

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 19:29

Un poème pas tout à fait récent, dont je ne préciserai pas la date pourtant, car elle n'est tout simplement pas importante. Ne compte que l'écho qui persiste dans ce que l'on nomme "présent"...


Fidèle à cette fable - ne pas avoir été -
J'ai oublié je crois plus que le nécessaire
Toujours été aimable quand il fallait donner
Le change, toutes les fois où il fallut me taire

Essentiel aujourd'hui sur tout ce temps perdu
De baisser le rideau que rien ne vienne troubler
De mes errances le fruit - paix enfin reconnue -
Ne plus voir que le beau mais pas le prix payé

Essentiel aujourd'hui d'être ce "lâche" encore
Et de fuir dans la joie toutes les chances avortées
Dans la joie parce que luit au plus proche des corps
Comme le sens de tout ça ou l'ultime vérité

Fidèle à cette fable, pas dupe, non, c'est certain
Mais taisons donc ces routes pourvu que vienne au bout
- Comme assis à cette table en ce jour sans chagrins -
Le pardon d'une écoute et plus rien que le doux


Multiples nous avançons, folie que d'espérer
Fusionner un beau jour toutes ces voix hurlantes
Multiples nous demeurons, ne sert que d'accepter
De ne pas être toujours cet Homme de nos attentes

J'aurai su à mon tour que pourtant la vie chante
Que la mélodie est telle par nous composée
Et qu'à jouer les sourds nous seuls créons les pentes
Pour le plaisir peut-être d'une victoire arrachée

Pouvoir dire par après "toujours j'aurai lutté"
Mais cette guerre après tout, furieuse simplicité
Ne la gagne-t-on pas en ne la menant plus ?
Chacun selon ses goûts, mais l'amer ne me plaît

J'ai arrêté mes pas, le bonheur est venu

Et même de l'au-delà
Les peurs ont disparu


Il ne reste de ce fou qui hurlait sur les toits
Des amours impossibles, des douleurs maquillées,
Qu'en la moitié de nous quelques regrets, parfois
Et puis une place immense, déjà réoccupée ...

Fidèle à cette fable pourtant j'aurai été.

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24 mars 2008 1 24 /03 /mars /2008 15:40
Ce texte, écrit à l'époque dans le cadre du projet "Braises", participe à l'exercice 35 de la communauté "Ecriture ludique" : "Du virtuel au réel"...

#011 Madam'Aga
sentir, mourir, volupté, déception, aridité, désespoir, flamme, soubresaut, frissons, animalité

L'ensemble des listes actuellement reçues, et ce que j'en ai fait jusqu'ici, est consultable ici.



Il eut à peine le temps de se sentir mourir.

Le coup était venu trop rapidement, presque par surprise. Et avant même qu'il réalise ce qui arrivait, les frissons laissaient déjà la place à autre chose... à l'exact opposé du désespoir que l'on devrait ressentir à un tel moment.

Au contraire, il se sentait envahi par une jubilation intense, irrépressible. Et puis aussi... une telle volupté...
Mais cela ne dura pas, et à la place, il sentit déferler,  telle un ouragan, une aridité encore plus forte, qui fit vaciller la flamme au fond de lui.

Un dernier sursaut d'animalité lui arracha un hurlement, de rage et de jouissance mêlées, puis il s'éteint.


Quand il se releva, il ne put cacher sa déception.

- La prochaine fois, essaye de taper moins fort, merde  ! J'ai quasi rien senti !

Raphaël regarda longuement Cédric avant de répondre.

- T'es trop bizarre, tu sais, parfois... Allez moi je m'arrache, ça ne m'amuse plus !

- Non ! Raph, reviens ! C'est qu'un jeu... !

- Débranches, Ced ! C'est peut-être qu'un jeu... mais trop malsain.
Tu réalises que je t'ai tué, là ?


- Ouais, mais c'était pour de faux, tu vois bien !

- Pour de faux tu parles !!! Tellement parfaite cette nouvelle réalité virtuelle... et toi, ça ne te suffit même plus ! Faut que tu joues à mourir ! T'es barge !

Raphaël posa son casque de vision virtuelle, puis acheva de retirer la combinaison spéciale, conçue par Gametec Corporation pour reproduire fidèlement toutes les sensations vécues par les joueurs.

- Mais Raph, attends ! On va vraiment jouer, là... ! Je ne veux plus que tu me tues, juré !

- Non Ced, je me casse...
ça fait déjà la 5ème fois, à chaque fois il te faut plus de violence... t'es vraiment dingue !

Je me tire avant que tu me demandes de te tuer pour de bon !


Cédric resta seul, et hésita un moment. Sans Raphaël, ce n'était plus vraiment la même chose...
Mais son attirance pour les sensations fortes reprit finalement le dessus.

"Après tout, je n'ai besoin de personne pour me planter un couteau dans le coeur !", pensa-t-il

Le sourire revint sur son visage à cette idée. Tout à l'anticipation de sa jouissance, il enclencha le mode "exploration simple", réajusta son casque, et repartit dans le jeu.

Il agonisa en boucle des heures durant, jusqu'au petit matin.
Puis, le jeu continua dans ses rêves...


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23 mars 2008 7 23 /03 /mars /2008 09:40
En réponse à la consigne de la semaine de la communauté Ecriture Ludique, qui nous demande (à l'occasion de "La Semaine de la Poésie") de parler en vers de notre région de résidence, ou d'un lieu que nous aimons... voici un poème pas tout récent, mais pour lequel je conserve une grande affection...


Ce n'est pas une terre
de souhaits exaucés
de gloire ou de mystères
de passé composé

Ce n'est pas une terre
de pèche ou de gibier
d'orangeraies, de lumière
d'immensités dorées

On n'y vit pas en guerre
presque trop belle cette paix
elle n'est pas sanctuaire
mais déserte l'été


Ce n'est pas une terre
seulement inventée
il y a du bon air
malgré les cheminées

Et un silence, que n'altère
que des rires apportés
par un vent qui sait se faire
ami, vous comprenez ?

Ca n'a sans doute pas l'air
du paradis tant cherché
la vie n'y est hors paire
mais de simplicité


Juste un petit coin vert
sur du charbon oublié
à l'écart de l'enfer
du trafic routier

Souvent, en hiver
sur la terrasse, hypnotisé
on y contemple tout l'univers
au dessus des pommiers


C'est une terre où être fier
heureux, en paix

Rien d'autre que la terre
où je suis né...

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