Je vous invite donc si le coeur vous en dit à aller le découvrir...
Bonne lecture :-)
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Sélections de textes :
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Un poème pas tout à fait récent, dont je ne préciserai pas la date pourtant, car elle n'est tout simplement pas importante. Ne compte que l'écho qui persiste dans ce que l'on nomme "présent"...
Fidèle à cette fable - ne pas avoir été -
J'ai oublié je crois plus que le nécessaire
Toujours été aimable quand il fallait donner
Le change, toutes les fois où il fallut me taire
Essentiel aujourd'hui sur tout ce temps perdu
De baisser le rideau que rien ne vienne troubler
De mes errances le fruit - paix enfin reconnue -
Ne plus voir que le beau mais pas le prix payé
Essentiel aujourd'hui d'être ce "lâche" encore
Et de fuir dans la joie toutes les chances avortées
Dans la joie parce que luit au plus proche des corps
Comme le sens de tout ça ou l'ultime vérité
Fidèle à cette fable, pas dupe, non, c'est certain
Mais taisons donc ces routes pourvu que vienne au bout
- Comme assis à cette table en ce jour sans chagrins -
Le pardon d'une écoute et plus rien que le doux
Multiples nous avançons, folie que d'espérer
Fusionner un beau jour toutes ces voix hurlantes
Multiples nous demeurons, ne sert que d'accepter
De ne pas être toujours cet Homme de nos attentes
J'aurai su à mon tour que pourtant la vie chante
Que la mélodie est telle par nous composée
Et qu'à jouer les sourds nous seuls créons les pentes
Pour le plaisir peut-être d'une victoire arrachée
Pouvoir dire par après "toujours j'aurai lutté"
Mais cette guerre après tout, furieuse simplicité
Ne la gagne-t-on pas en ne la menant plus ?
Chacun selon ses goûts, mais l'amer ne me plaît
J'ai arrêté mes pas, le bonheur est venu
Et même de l'au-delà
Les peurs ont disparu
Il ne reste de ce fou qui hurlait sur les toits
Des amours impossibles, des douleurs maquillées,
Qu'en la moitié de nous quelques regrets, parfois
Et puis une place immense, déjà réoccupée ...
Fidèle à cette fable pourtant j'aurai été.
Ce n'est pas une terre
de souhaits exaucés
de gloire ou de mystères
de passé composé
Ce n'est pas une terre
de pèche ou de gibier
d'orangeraies, de lumière
d'immensités dorées
On n'y vit pas en guerre
presque trop belle cette paix
elle n'est pas sanctuaire
mais déserte l'été
Ce n'est pas une terre
seulement inventée
il y a du bon air
malgré les cheminées
Et un silence, que n'altère
que des rires apportés
par un vent qui sait se faire
ami, vous comprenez ?
Ca n'a sans doute pas l'air
du paradis tant cherché
la vie n'y est hors paire
mais de simplicité
Juste un petit coin vert
sur du charbon oublié
à l'écart de l'enfer
du trafic routier
Souvent, en hiver
sur la terrasse, hypnotisé
on y contemple tout l'univers
au dessus des pommiers
C'est une terre où être fier
heureux, en paix
Rien d'autre que la terre
où je suis né...