23 mai 2000
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Soleil cynique
Si froid dedans
Comment faire, comment ?
Vaines répliques
Minutes acidifiées
Quand ne devrait
- Amour aux aguets –
Pouvoir nous toucher
Que bonheur d'exister
Mais Cauchemar
A suivi le torrent
Où, à présent
Miroir
Retrouver ta vérité ?
Attendre, résigné
Suite hors contrôle
Refuser le rôle
Avant de s'identifier
Refuser demi-mesures
Concessions étrangères
N'accepter de lumière
Que la flamme pure
Initiale
Soleil cynique
Le faire taire
D'une rage claire
Nulle critique
Juste entière
Mais pas de fer
Chair et sang
La seule exigence qui soit
Nulle barrière entre toi et moi.
Publié par Michel Bosseaux
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Recueil : Sans pareilles (2000)
17 mai 2000
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Des fragments, chaque fois
D'un bonheur, comme il se doit
Juste des fragments, jamais
Davantage, jamais ne peut durer
Attendre, pourtant
Oublier que cette loi dépasse nos sangs
Attendre, et au moment où …
Dis-moi que nous ne finirons pas fous
Dis-moi …
Comme à ce moment-là
Comme moi qui te le cache bien mal
Sûr que ce désir si normal
Est si sale
Qu'il ne mérite même pas
Un geste pour le montrer
Geste pourtant que rien ne peut empêcher
Pas plus qu'une grenade dégoupillée d'exploser.
Des fragments, errants
Recollés patiemment
Pour faire en ce puzzle immense
Comme une place pour ce bonheur
Jamais entier
Par erreur ou Autre Volonté
Comme pour donner
Un autre jour une autre chance à la chance …
Comme pour nous donner, en quelques droites déviances
Juste l'espoir, juste … la paix.
Demain nous saurons où nous serons arrivés.
Publié par Michel Bosseaux
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Recueil : Sans pareilles (2000)
16 mai 2000
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Sous nulle autre lumière
Que ta tendre présence
- Tes souliers de verre
Te libèrent, tu t'avances –
Sans nulle autre prière
Que notre persistance
Je te regarde et espère.
Déjà le bonheur est immense
Bientôt il cachera l'univers.
Publié par Michel Bosseaux
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Recueil : Sans pareilles (2000)
13 mai 2000
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Partition délirante
Nous rêvions le passage plus haut qu'il ne fallait
L'interdit pèse, mais l'idéal valait
Bien qu'en nos âmes se tendent
Désirs incontrôlés d'avant l'union divine
Mais quel crime est-ce, aimer déjà l'autre qui
Joindra sa voix au chant pour faire taire la pluie
Quel crime nos corps déjà qui s'inclinent ?
Demain l'alliance, et tout sera pardonné.
Dire ou pas ce que cette chaleur fut
Et le sablier d'inconscience
Tous les grains comptés, partage volé à la chance
Taire ou pas la passion qui crût
Ces vagues que nulle lune ne gouverne
Ces absences contrôlées
Et la prémonition, au delà, de devoir oublier
Mais de ne pouvoir ainsi mettre nos sangs en berne
Partition délirante
Mais la raison l'exigeait pour renier aux cris
Le pouvoir de rompre le sortilège avant La Nuit
Aimante
Avant de pouvoir n'être qu'un comme nous étions trente
En nos théâtres et monologues confondus
La raison savait mais ne nous disait plus
De peur que l'on entende
Sombre contraire à nouveau, ce que désespoir grime
Alors elle nous guida presque malgré nous
Et nul regret ne vint après coup
Même si parfois le cœur se comprime
D'y repenser sans cesse
Soif seulement de nos gestes
Jour béni où ils seront permis.
Publié par Michel Bosseaux
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Recueil : Sans pareilles (2000)
12 mai 2000
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Une aube en ton visage
Eveille plus que pareillement
En quelques barrages
Depuis loin vacillants
Craquements
Et ce qui s'écoule librement
En étincelants alliages
Fusionne avec le printemps
De passage
En reste des images
Qu'un poète sûrement
Ferait chanter davantage
Mais qu'importe le rivage
Pourvu que l'égarement avant.
Publié par Michel Bosseaux
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Recueil : Sans pareilles (2000)