31 août 2000
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Animal / Citation / Horaire / Création / Rapport
Décoder / Cadence / Fuite / Clinique / Sommeil
Quand certains
Se laissent aller
A l'animal instinct
Dans les salons, bien installés
D'autres font des citations
Certains ont des horaires à respecter
D'autres ne respectent même pas leurs créations
D'autres encore font des rapports à taper
En trois exemplaires
Et si le langage en est à décoder
Qu'importe pourvu que la cadence soit régulière ...
Certains rêvent d'une fuite vers ... exister
Et finissent en cure de sommeil
Dans une clinique qu'ils ne peuvent pas payer
Nouveaux assistés ...
Puis il y en a aussi qui veillent
Encore
Qui voient tout et ne disent rien
Qui réservent leur apport
En attendant le jour ... qui jamais ne vient
Bien sûr ...
Quand certains
Se contentent de vivre sans se poser
Une question qui les meneraient trop loin
D'autres finissent par se suicider ...
Et rien qui permette de croire
Qu'entre les deux peut-être ... ni dans l'Histoire
Ni à la télé
Ni dans cette vie - à jeter ? -
Il n'est dit que l'histoire doit bien se terminer ...
Publié par Michel Bosseaux
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Recueil : In Nomine (2000)
7 juin 2000
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Il y a cet éclat
Et ce que l'on y devine
Comme nous partageons une foi
Peut-être pas divine
Tous les mouvements qui cessent
Le vol enfin suspendu
Puis les battements suivants qui paraissent
Comme inconnus
Quelque chose a changé en apparence ténu
Mais en profondeur nous avons
Presque échangés nos sangs dans ce regard nu
Que nous n'avons rompu que pour raison
Garder
Parce que l'on ne peut toujours aller
Au bout, même de l'évidence
Un jour gravé d'avance
Nous n'aurons plus à limiter la joie
Qui sait quelle langue notre amour parlera
Et le nom de la danse ?
Mais il y aura cet éclat
Et rien d'autre n'aura d'importance
Publié par Michel Bosseaux
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Recueil : Sans pareilles (2000)
4 juin 2000
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En d'étranges lieux chercher l'oubli de toi
N'ignorer qu'il ne viendra pas. Pourtant
Courir contre, immobile, ce vent, mémoire
Et ne trouver qu'illusoires écarts
A la raison
Ne trouver que des mots qui s'égarent, pas
Le Nord à la boussole, las, mais
Inéluctable, et la joie du trait tracé
Pour le rejoindre en quelque été perpétuel
Sous les rayons
Du soleil le moins artificiel ici
Où rien ne tourne rond qui ne chute
Bien loin avant le but atteint
Ne trouver que des mots déjà vains avant
De naître papillons
En cette cage prisonniers ne volant plus
Que par l'écho peut-être, venu d'ailleurs
Pur et insoumis d'un cœur aimé
De leur vol si désordonné en apparence
Vient la chanson
La répéter, nouvelle croyance, et fuir
- Victoire espérée - le souvenir de ton absence
Pour l'une ou l'autre de ces présences gardées
Preuves inlassablement récitées de notre amour
A contre-ton
Des doutes restés sourds longuement
La répéter presque sans y penser
Même, juste pour t'aimer dans l'oubli
De toi, dans l'oubli de ce jour
- Sans toi pâle
Flamme qui déjà
Fond -
Publié par Michel Bosseaux
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Recueil : Sans pareilles (2000)
4 juin 2000
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Un soir est venu qui n'a rien changé
La lune au dessus n'a rien à en dire
De plus, de ces histoires avortées
Qui défilent partout. Au cœur de ce pire
Je pense un peu trop à nous, que veux-tu
Les hommes non plus quoi qu'on en dise ne changent pas
Mais c'est ainsi que tu m'aimes chaque jour plus, dis-tu
Et cela me rassure un peu au spectacle froid
Des autres qui se déchirent tout autour de moi.
Un soir est venu qui demain n'aura
Laissé que peu de traces, quelques vies brisées
Parmi des milliards on ne s'en inquiétera pas
Les enfants dormiront au son d'autres contes de fées
Par leurs parents récités pour conjurer.
Et moi-même j'aurai oublié mais pas
Ce papier offert
Qui me redira tout, et tu seras là
Pour m'éloigner de l'enfer
Quand tu me verras trembler d'une peur étrangère
Et qu'à mon front posés tes doigts dissiperont
Le clair de terre, ce qu'il en sera resté, poussière
Et tout ça n'aura duré qu'une fraction
Et tout s'effacera, mais …
Publié par Michel Bosseaux
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dans
Recueil : Sans pareilles (2000)
2 juin 2000
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Douleurs jaillissent, pas forcément
De là où l'on attendait
Racine tant cherchée
A force de creuser, apparaît
Morte-née
Ainsi tout passe avec le temps
Ainsi tout meurt de trop vivre, mais inversement
Et une joie pure balaye parfois les artères
Tant de folies qui
Restent à faire
Tant d'enfer aussi, pour trouver au loin d'ici
L'infiniment petit désespérément
Grand
Qui écrase tout au détour de quelques pages
Combien faut-il de courage pour retenir
De tomber les nuages ?
Que compter hors le désir
A la mesure de nos pas, d'enfants
7 lieues à la fois ?
Douleurs jaillissent soudainement
Et quand elles disparaissent , un reflet
De nous tant aimés
Un reflet de nous par la lune il paraît
Sur le soleil projeté
Taille la pierre des souvenirs, patiemment
Et nous redonne, pour d'autres présents
La paix des volcans
La force d'y croire
Comme les leçons le plus souvent
S'apprennent loin des tableaux noirs
Celle ci demeurera en notre grimoire
Par elle nous serons toujours vivants.
Publié par Michel Bosseaux
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Recueil : Sans pareilles (2000)