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29 janvier 2002 2 29 /01 /janvier /2002 12:55
Promis je ne pleurerai pas je sais tu me l'as dit cent fois ce n'est pas la vie qui me quitte, juste toi, juste toi là qui me répète pour la cent et unième fois ce que je sais déjà, à moins que ça soit la millième je ne sais plus franchement je m'en fous tout ce que j'en retiens c'est que je ne dois pas pleurer pas pleurer être fort, parce que je te l'ai promis alors je ne pleure pas ... mais alors pourquoi tu pleures, toi ? Et je ne comprends pas et je tourne et retourne encore tes phrases dans ma tête mais il me semble que tu ne parles plus, et je tourne, je tourne, comme le couteau dans la plaie, le vrai couteau, pas tes mots dans ma tête, le couteau dans toi, toi qui soudain ne pleure plus.

Ce n'est pas la vie qui me quitte c'est toi qu'elle a quitté. Toi tu ne m'as pas quitté tu es morte avant. Tout est très clair.

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commentaires

yara 26/08/2007 12:39

mais t'es vraiment un céréal killer (ahah meme pas drole) toi, tu adore tuer tes personnages ^^le couteau des incertitudes ^^ (et la yara qui fait genre qu'elle a compris et sors un truc debile qui veut rien dire)

Faux rêveur 26/08/2007 12:45

j'aime explorer les failles dans la psychologie d'un personnage, et le moment où il bascule... un assassin (en série ou non) est de ce point de vue un sujet fascinant... mais que j'essaye quand même de ne pas trop explorer, parce que ça tournerait vite au cauchemar, et que mon but n'est pas d'écrire un roman sur le sujet... juste d'être capable de maîtriser un tel personnage si une histoire le demande. Pouvoir être crédible...J'aime beaucoup "le couteau des incertitudes". Si c'est involontaire, ça n'en est pas moins profond. Il tranche dans le vif de ses incertitudes, et la lumière revient, il a compris. Ca pourrait, s'il était philosophe, mon tueur désespéré, être une réflexion qu'il se ferait par après, en y repensant...non, panique pas, je n'en suis vraiment pas un ! lol

Gothikarti 13/08/2007 19:57

j'aime les textes comme ça... et la progression.... j'aimebisous

Faux rêveur 13/08/2007 20:10

Rares sont les lecteurs qui aiment en même temps mes nouvelles "conventionnelles" et puis les textes plus brutaux comme celui-ci ou "juste dormir"... comme quoi je ne suis pas le seul à faire le yoyo entre les genres...

renaudb 25/10/2006 18:00

effectivement, une cruauté sèche et d'autant plus effrayante qu'elle semble détachée

Michel Bosseaux 16/11/2006 17:57

Le personnage qui monologue ici semble, en partie, en état de choc, complètement déconnecté de ses émotions, de lui-même, du geste fou qu'il pose, simple spectateur halluciné, mélangeant passé proche, futur proche, et présent, mélangeant elle et lui dans le même "extérieur", cherchant à se raccrocher à un raisonnement qui redonnerait un sens à tout ça et lui permettrait de tenir la douleur, le désespoir, à distance. Ce faisant, il bascule du mauvais côté de "la ligne de faille", de la folie... Oui, j'ai voulu le détachement, la cruauté. Ils me semblent psychologiquement justes, par rapport au débordement incontrôlable d'émotions douloureuses qu'il y a eu juste avant (et que je suggère par les mots qu'elle lui dit, "il ne faut pas pleurer")...

Eryn 29/08/2006 00:36

Well.

Impromptu de qualité, monsieur !

je m'en vais lire les autres de la même rubrique ! :)