17 mai 2000
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Des fragments, chaque fois
D'un bonheur, comme il se doit
Juste des fragments, jamais
Davantage, jamais ne peut durer
Attendre, pourtant
Oublier que cette loi dépasse nos sangs
Attendre, et au moment où …
Dis-moi que nous ne finirons pas fous
Dis-moi …
Comme à ce moment-là
Comme moi qui te le cache bien mal
Sûr que ce désir si normal
Est si sale
Qu'il ne mérite même pas
Un geste pour le montrer
Geste pourtant que rien ne peut empêcher
Pas plus qu'une grenade dégoupillée d'exploser.
Des fragments, errants
Recollés patiemment
Pour faire en ce puzzle immense
Comme une place pour ce bonheur
Jamais entier
Par erreur ou Autre Volonté
Comme pour donner
Un autre jour une autre chance à la chance …
Comme pour nous donner, en quelques droites déviances
Juste l'espoir, juste … la paix.
Demain nous saurons où nous serons arrivés.
Publié par Michel Bosseaux
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Recueil : Sans pareilles (2000)
16 mai 2000
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Sous nulle autre lumière
Que ta tendre présence
- Tes souliers de verre
Te libèrent, tu t'avances –
Sans nulle autre prière
Que notre persistance
Je te regarde et espère.
Déjà le bonheur est immense
Bientôt il cachera l'univers.
Publié par Michel Bosseaux
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Recueil : Sans pareilles (2000)
13 mai 2000
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Partition délirante
Nous rêvions le passage plus haut qu'il ne fallait
L'interdit pèse, mais l'idéal valait
Bien qu'en nos âmes se tendent
Désirs incontrôlés d'avant l'union divine
Mais quel crime est-ce, aimer déjà l'autre qui
Joindra sa voix au chant pour faire taire la pluie
Quel crime nos corps déjà qui s'inclinent ?
Demain l'alliance, et tout sera pardonné.
Dire ou pas ce que cette chaleur fut
Et le sablier d'inconscience
Tous les grains comptés, partage volé à la chance
Taire ou pas la passion qui crût
Ces vagues que nulle lune ne gouverne
Ces absences contrôlées
Et la prémonition, au delà, de devoir oublier
Mais de ne pouvoir ainsi mettre nos sangs en berne
Partition délirante
Mais la raison l'exigeait pour renier aux cris
Le pouvoir de rompre le sortilège avant La Nuit
Aimante
Avant de pouvoir n'être qu'un comme nous étions trente
En nos théâtres et monologues confondus
La raison savait mais ne nous disait plus
De peur que l'on entende
Sombre contraire à nouveau, ce que désespoir grime
Alors elle nous guida presque malgré nous
Et nul regret ne vint après coup
Même si parfois le cœur se comprime
D'y repenser sans cesse
Soif seulement de nos gestes
Jour béni où ils seront permis.
Publié par Michel Bosseaux
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Recueil : Sans pareilles (2000)
12 mai 2000
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A quoi tient le bonheur ?
Une rue ensoleillée de Casablanca, une après-midi heureuse. Frôlements comme nous avançons. Ta glace au chocolat et crème Chantilly fond dans ta bouche. Elle coule aussi du cornet, mais la joie de vivre, elle, demeure intacte.
Nos pas écrivent une chanson que rythment les passants et que la rue reprend en cœur.
Je te regarde ne laisser que les miettes de ta glace, comme nous dévorons notre amour par les deux bouts. Tu jettes le papier finalement, mais notre amour ne fait que grandir.
Ton sourire me fait tant espérer demain …
Ce n'est qu'une image. Il y en aura d'autres.
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Le bonheur ne tient
La plupart du temps
Promesse d'un matin
Caresse du vent
Même pas dans les mains
Qui se frôlent, inconscient
Même pas regards taquins
Même pas être ensemble au présent
Mais juste un ou deux moments
Ni plus ni moins
Et la plupart du temps
Cela nous suffit bien.
Publié par Michel Bosseaux
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Recueil : Sans pareilles (2000)
12 mai 2000
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Une aube en ton visage
Eveille plus que pareillement
En quelques barrages
Depuis loin vacillants
Craquements
Et ce qui s'écoule librement
En étincelants alliages
Fusionne avec le printemps
De passage
En reste des images
Qu'un poète sûrement
Ferait chanter davantage
Mais qu'importe le rivage
Pourvu que l'égarement avant.
Publié par Michel Bosseaux
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Recueil : Sans pareilles (2000)