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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 08:02
En réponse au poème "D'en face de Tilk, que je reproduis ici, je vous présente la suite, écrite dans les commentaires sur son blog.
N'hésitez pas à lui laisser également vos commentaires.
Ce texte fait partie du recueil "à quatre mains".



Derrière
le miroir
en face

sur
l'autre
rive

de 
l'autre
côté

mon image
est 
inquiète

car
elle
me voit

10/10/2007
elle me voit
tourner
en rond

juste derrière
le miroir
en face

en rond
de l'autre côté
autre rive

mon image
a le mal
de mer

la mer
du miroir
où elle me voit...

17/10/2007
Michel - Faux rêveur
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 00:01
Un autre texte dont j'avais extrait une citation (Ecrire / 3), ce qui ne pouvait suffire à présenter la diversité de ton, de force, d'expression, de l'oeuvre complète. Voilà une réflexion lumineuse d'exactitude et d'émotions sur ce que c'est, écrire, au delà de tracer des mots sur du papier, ou les placer lettres à lettres à coup d'électrons sur un écran : un besoin vital. Et cela valait bien ces lignes, que sans doute nombre de lecteurs ont pris et prendront encorepour une litanie, longue, ennuyeuse même peut-être, sans chercher à en percevoir la profondeur.

Merci encore une fois à
"Première Aile" pour m'avoir fait découvrir cette oeuvre, et à remue.net, site de très grande qualité, qui l'a publiée.



Écrire. Écrire pour obéir au besoin que j’en ai.

Écrire pour apprendre à écrire. Apprendre à parler.

Écrire pour ne plus avoir peur.

Écrire pour ne pas vivre dans l’ignorance.

Écrire pour panser mes blessures. Ne pas rester prisonnier de ce qui a fracturé mon enfance.

Écrire pour me parcourir, me découvrir. Me révéler à moi-même.

Écrire pour déraciner la haine de soi. Apprendre à m’aimer.

Écrire pour surmonter mes inhibitions, me dégager de mes entraves.

Écrire pour déterrer ma voix.

Écrire pour me clarifier, me mettre en ordre, m’unifier.

Écrire pour épurer mon oeil de ce qui conditionnait sa vision.

Écrire pour conquérir ce qui m’a été donné.

Écrire pour susciter cette mutation qui me fera naître une seconde fois.

Écrire pour devenir toujours plus conscient de ce que je suis, de ce que je vis.

Écrire pour tenter de voir plus loin que mon regard ne porte.

Écrire pour m’employer à devenir meilleur que je ne suis.

Écrire pour faire droit à l’instance morale qui m’habite.

Écrire pour retrouver - par delà la lucidité conquise - une naïveté, une spontanéité, une transparence.

Écrire pour affiner et aiguiser mes perceptions.

Écrire pour savourer ce qui m’est offert. Pour tirer le suc de ce que je vis.

Écrire pour agrandir mon espace intérieur. M’y mouvoir avec toujours plus de liberté.

Écrire pour produire la lumière dont j’ai besoin.

Écrire pour m’inventer, me créer, me faire exister.

Écrire pour soustraire des instants de vie à l’érosion du temps.

Écrire pour devenir plus fluide. Pour apprendre à mourir au terme de chaque instant. Pour faire que la mort devienne une compagne de chaque jour.

Écrire pour donner sens à ma vie. Pour éviter qu’elle ne demeure comme une terre en friche.

Écrire pour affirmer certaines valeurs face aux égarements d’une société malade.

Écrire pour être moins seul. Pour parler à mon semblable. Pour chercher les mots susceptibles de le rejoindre en sa part la plus intime. Des mots qui auront peut-être la chance de le révéler à lui-même. De l’aider à se connaître et à cheminer.

Écrire pour mieux vivre. Mieux participer à la vie. Apprendre à mieux aimer.

Écrire pour que me soient donnés ces instants de félicité où le temps se fracture, et où, enfoui dans la source, j’accède à la l’intemporel, l’impérissable, le sans-limite.

22 janvier 1996
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 00:00
Je n'ai pas eu à chercher longtemps pour savoir par quel texte s'ouvrirait "Mots d'Ailleurs", nouvelle section de mon blog, dédiée à des textes (et des auteurs) d'exception. Je n'ai jamais oublié le plaisir rare pris à la lecture de cette lettre de Damien Saez, découverte sur le blog infinity... Un texte inclassable, qui parle de notre monde comme il va, nous tels que nous sommes, le temps qui passe et ne guérit de rien, et les moments par lesquels on passe chemin faisant...
Alors aujourd'hui, à mon tour de vous partager ce plaisir, même si j'avais déjà eu l'occasion de le faire le temps d'une citation (Séparation
). Mais ce texte ne peut se résumer à si peu...


Le soleil se lève et nous voilà encore en cette aurore de troisième millénaire, spectateurs de nos échecs, acteurs de nos futurs. On avait pourtant juré et de Nüremberg à Sarajevo, rien n'a changé, juste la manière, comme si l'humanité elle même s'infligeait sa propre sélection naturelle, comme si le sang nourrissait le progrès et le progrès le sang. C'est étrange, internet est là mais y'a plus d'éducation et les symboles ont pris feu, sous des slogans de paix, la crise est née, sous des rêves d'amour, sida et latex ont enterré le Rock, aujourd'hui c'est disco 2000 et dragées pour baiser. Mais putain n'y a t-il rien à foutre ici que supporter le cul de cette société bien assise entre un restant d'humanité et un confort capitaliste que chacun serre dans sa main comme on sert le sein d'une nourrice. Et puis la France...
Un américain disait : " La France, ah oui, c'est le pays qui se range toujours du côté des vainqueurs ", espèce d'inculte batard d'américain, t'avais bien raison.

J'en ai marre d'entendre les mêmes conneries à longueur d'ondes, la même merde qu'on livre par kilotonnes à des milliards de crétins qui n'ont pas le choix.
Non la terre n'est pas ronde, elle est carrée, câblée et nos coeurs avec. Et puis les extrêmes montent et puis les gens ne lisent plus, la violence devient une communication et la réflexion meurt sous les millions d'assauts quotidiens que nous livrent les Microsoft et autres fascistes de la communication. Ah la " communication ", quel grand mot.
Aujourd'hui le bruit rassure et le silence fait peur.
Ce soir je viens de te laisser un message pas très joyeux car ce soir... c'est la fin d'une histoire d'amour, en tout cas, la fin physique.. les êtres aimés des dieux meurent jeunes. Au moins les lettres ont plus le parfum des souvenirs et des coeurs que les conversations de nos portables.
Quand je regarde un peu en arrière, j'ai le sentiment d'un jour et d'une nuit qui se sont croisés sans jamais vraiment accoucher du crépuscule ou de l'aurore qui font véritablement la beauté de la lumière, et des ténèbres. Un jour...

Posée comme une étoile, y'a cette photo de toi, posée sur le bureau de cette chambre d'hôtel, cette photo que je n'ai pas mais que j'imagine. Mais ce n'est pas toi qui me manque, en fait il me manque celui que je fuis, je voudrais fuir ce que je connais, fuir ce qui nous appartient, fuir ce que j'aime, je voudrais m'en aller vers un endroit. Mais dieu que c'est dur d'avoir vingt et un ans tout seul et j'ai mal à la tête et à l'univers entier et putain que c'est bon d'aller vite, car nos jours sont comptés chère soeur d'aventures, car nos jours sont comptés cher frère de luxure, et le décompte va vite...
La nuit est si belle ce soir. Il pleut et le chuchotement des gouttes berce un monde qui s'endort..C'est Dieu qui pleure ! C'est Dieu qui pleure ! Au moins nous ne sommes pas seuls, finalement c'est un peu ça, le ciel est un vrai compagnon de larmes, c'est un peu triste mais c'est déjà ça.

A nous,

Damien

Sources de la version dactylographiée : http://charloulou.blogspot.com/2006/11/frres-et-soeurs.html
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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 10:07
Cet amour ne serait que folie à nos âges
qui de si loin se regardent
mais pourtant s'oublient

notre amour ne serait pas davantage
pervers, désir qui s'installe
hors-sujet et sale

illusions manipulations
déraison

notre amour ne serait, en haut de ta page
qu'une rature qu'il faudrait effacer
avant que l'encre n'ait trop seché, avant
qu'il ne soit plus temps

mais trop tard déjà pour le tenter
nos peaux se rêvent assemblées, nos âmes
saignent de la distance
chaque pas nous rapproche de son échéance
chaque instant nous transforme, mari et femme


bientôt ils ne pourront nier la réalité
bientôt il leur faudra bien se taire
Ne plus parler de notre amour comme d'un orage
qui passera puis le soleil...
ne plus pouvoir te garder en cage

bientôt notre vie va commencer
dans la douceur mais le fer
leur sera réservé

Cet amour, notre paysage
notre éternité
je ne laisserai personne nous le voler

cet amour, notre folie sage


Finalement nous nous sommes trouvés.
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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 09:40

[...]
Écrire pour soustraire des instants de vie à l’érosion du temps.

Écrire pour devenir plus fluide. Pour apprendre à mourir au terme de chaque instant. Pour faire que la mort devienne une compagne de chaque jour.

Écrire pour donner sens à ma vie. Pour éviter qu’elle ne demeure comme une terre en friche.
[...]

C'est presque impossible d'extraire des citations de ce texte, Ecrire, dont j'ai découvert un passage sur le blog "Première Aile". Il faudrait le reproduire en entier, mais je préfère vous envoyer directement vers le site remue.net, qui recèle nombre d'autres merveilles, que j'explorerai avec vous prochainement, en ces lignes ...

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