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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 11:34
Dans la douce lumière de l'extérieur, qui n'agressait plus, au coeur de cette nuit enlacés, je revoyais tout,  nos retrouvailles tendres à la gare, tes bras autour de moi, puis ta main dans la mienne,  me serrant fort... nos étreintes répêtées, sur les bancs, dans les trains, ta tête sur mon épaule... je te contemplais, là, devant moi, et chaque moment de notre bonheur jusqu'à celui-ci s'additionnaient pour créer un tableau d'une infinie beauté, que je lisais dans tes yeux au même instant...  en te caressant le dos nu, j'étais encore avec toi dans ce restaurant, juste à côté de toi, à te dévorer des yeux plus que manger... puis nous sommes rentrés, en riant pendant tout le trajet, et nous n'en finissions pas de rentrer, allongés là ton regard rivé au mien, même si nous vivions totalement au présent nos caresses...

Je me souvenais de tout... ce fut un bel instant, d'une nuit magnifique avec toi, une nuit chaude, caline et passionnée, lente et trop rapide, tout à la fois...

Il y eut le lendemain pourtant, nos deux coeurs serrés, à ne plus savoir trop comment se regarder, de peur d'y lire une émotion différente dans le regard de l'autre, de peur que cette nuit n'ait été qu'une parenthèse avant un nouvel abandon, et l'impossible oubli... Nous tremblions de peur, nos estomacs battaient la mesure, nos gorges se nouaient mais dans les silences, pour ne pas s'inquiéter mutuellement... et les plaisanteries absurdes tentaient de meubler, mais le faisaient mal. Je jouais à "même pas peur, même pas mal", alors que j'aurais eu envie de hurler ; un humour cruel que tu ne comprenais pas, trop sensible, consciente de ce qu'il y avait autre chose, pas loin, derrière... autre chose qui te paniquait, te blessait.
Soudain ta douleur eut raison de ma façade. Pour te rassurer je t'ai regardée bien en face.

"Regarde mes yeux ..."

Je n'avais pas prévu mes larmes, rien calculé. Quand la digue a laché, il a bien fallu que j'assume, et que je t'explique aussi... toute cette douleur rentrée de ton absence, du manque qui brûle, cette douleur qui revenait à l'instant de te laisser aux tiens... toute cette douleur non dite, pour ne pas t'en ajouter, et c'est tellement facile de la cacher car quand je te parle, je n'ai jamais mal...

Toute cette douleur je te l'ai dite, tu l'as vue s'écouler, tu as deviné les torrents qui pourraient être... alors ton regard dans le mien, tes doigts massant doucement mes tempes, tu y as répondu sans un mot, d'âme à âme.

Les larmes se sont tues, aujourd'hui encore elles demeurent muettes, vaincues par la grâce d'un amour dont je n'ai perçu la pleine force qu'au fond de ce regard-là, à cet instant-là : ce mauvais instant qui est peut-être bien le meilleur pourtant, celui qui nous aura le plus soudé...

Depuis nous continuons à nous aimer, malgré la distance, qui ne nous séparera jamais longtemps. J-18.

Je t'aime Eva...

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4 novembre 2007 7 04 /11 /novembre /2007 20:02
Secousses, turbulences
le temps ondule et accélère
on essaye de courir aussi vite que l'air
pour respirer encore, on suit la cadence

à pas d'urgence

en toute chose c'est un grand ménage
qui s'opère presque malgré nous
on trie on classe on tourne des pages
le stress monte, on n'en voit pas le bout

mais la place libre se réoccupe à l'instant
tout s'apaise de tes bras
bientôt y replonger longuement
avec les miens en complément
pour suspendre le temps, et entendre ta voix
murmurer, pour ne pas effrayer le bonheur
"tu es mon coeur"

L'urgence s'évanouit dans un sourire
nous serons vrais à nouveau, dans quelques heures
au bout de ce train et de notre désir
nous serons vrais, à la chaleur
ne sera plus précipitation

Enfin nous serons.

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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 08:31
Une folle ivresse et, atroce, le manque
des ailes fortes et un poids écrasant
un grand calme et sous l'orage l'océan qui tangue
la paix et la guerre les deux au même instant

La même route mais tant de distance
secondes doubles ici et auprès de toi
tant de joie... puis la désespérance
schyzophrène entre ces extrèmes-là

Ce qu'il me reste d'aujourd'hui
promesse ou souvenirs à préserver
oubli ou continuité
je sais mais ne sait plus quel avenir est écrit

Je rature sans fautes, je souffre, j'exhulte, comment
trancher ? Je ne sais si la question
ne serait mieux posée par un "pourquoi" souriant
notre amour se joue sur tous les tons

bien à l'abri des répétitions

et que serait le bonheur sans son contraire
l'ambition sans les obstacles
la certitude sans la prière
et sans notre patience quelle valeur aurait ce miracle

qui nous unit ?

Un pied de chaque côté de la ligne
je danse au péril de l'équilibre
danse avec moi puisque bien comme mal tout nous désigne
puisque ton souffle au rythme du mien vibre

Danse avec moi ne lâche pas ma main
même de si loin

demain nous triompherons sans combats
nous brillerons dans la nuit
sans un mot ils entendront notre voix
notre "demain" depuis hier est une chanson plus qu'un cri

douce-amère, miel et sang
en écho sûrement
à ce qui coule en nos âmes librement
contradictoire mais si clair :

si faibles nous survivons à tous les enfers
de nous être voulus avant même de nous connaître
nous survivons têtes basses mais fiers
de l'amour si présent encore à naître

encore croissant, adulte pourtant
nous survivons en souriant
blessés, heureux
à terre, à deux

loin... mais demain...
si complexe, tellement mieux
en équilibre au dessus du vide
ou, inversée, une pyramide

Danse avec moi, dors dans mes bras
l'avenir sera ce qu'ils n'en feront pas
rien qu'à nous mais plein de cris
des pas d'enfants déjà inscrits

Je veux tout cela moi aussi...
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31 octobre 2007 3 31 /10 /octobre /2007 00:00
Rien ne se perd dans ce flot qui coule,
torrent de mots libérés pour nous chanter,
ne se vide qu'un trop plein qui voudrait étouffer
la plume s'apaise au rythme d'un train qui roule
vers toi déjà, je le sais, très proche
présent futur que nous vivons sans trêve
destins liés, union telle la roche,
solide à l'extrème

ma main sur ton ventre rêve, mais juste à patienter
demain les mouvements seront vrais

Je me rassure à ce coeur qui me sent
et le tien bat pour trois
je me rassure, tout est là déjà
notre vie grandit et nous vivons ce présent
composé

nous vivons sans cesser de nous aimer
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30 octobre 2007 2 30 /10 /octobre /2007 09:17
Et si la peur me prend
ce n'est pas que je doute
de toi et tes serments
ce n'est pas que les routes
bifurquent avant de se toucher
si la peur m'étreint
c'est à la mesure de l'immensité :
ton amour à portée de main

Tant à perdre, vertige
ô joie, tant à gagner
le fruit à la branche tient, frêle tige
il grandira encore, sans tomber

C'est ensemble que nous le cueillerons à maturité

Et comme l'envie dépasse la peur
tu n'as pas à la craindre, mon amour
juste à laisser s'enchaîner les heures
jusqu'à notre "toujours"...
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