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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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7 juin 2000 3 07 /06 /juin /2000 00:00
Il y a cet éclat
Et ce que l'on y devine
Comme nous partageons une foi
Peut-être pas divine

Tous les mouvements qui cessent
Le vol enfin suspendu
Puis les battements suivants qui paraissent
Comme inconnus

Quelque chose a changé en apparence ténu
Mais en profondeur nous avons
Presque échangés nos sangs dans ce regard nu
Que nous n'avons rompu que pour raison

Garder
Parce que l'on ne peut toujours aller
Au bout, même de l'évidence


Un jour gravé d'avance
Nous n'aurons plus à limiter la joie
Qui sait quelle langue notre amour parlera
Et le nom de la danse ?


Mais il y aura cet éclat
Et rien d'autre n'aura d'importance

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4 juin 2000 7 04 /06 /juin /2000 00:00
Un soir est venu qui n'a rien changé
La lune au dessus n'a rien à en dire
De plus, de ces histoires avortées
Qui défilent partout. Au cœur de ce pire

Je pense un peu trop à nous, que veux-tu
Les hommes non plus quoi qu'on en dise ne changent pas
Mais c'est ainsi que tu m'aimes chaque jour plus, dis-tu
Et cela me rassure un peu au spectacle froid

Des autres qui se déchirent tout autour de moi.

Un soir est venu qui demain n'aura
Laissé que peu de traces, quelques vies brisées
Parmi des milliards on ne s'en inquiétera pas
Les enfants dormiront au son d'autres contes de fées

Par leurs parents récités pour conjurer.


Et moi-même j'aurai oublié mais pas
Ce papier offert
Qui me redira tout, et tu seras là
Pour m'éloigner de l'enfer

Quand tu me verras trembler d'une peur étrangère
Et qu'à mon front posés tes doigts dissiperont
Le clair de terre, ce qu'il en sera resté, poussière


Et tout ça n'aura duré qu'une fraction

Et tout s'effacera, mais …

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4 juin 2000 7 04 /06 /juin /2000 00:00

En d'étranges lieux chercher l'oubli de toi
N'ignorer qu'il ne viendra pas. Pourtant
Courir contre, immobile, ce vent, mémoire
Et ne trouver qu'illusoires écarts

A la raison

Ne trouver que des mots qui s'égarent, pas
Le Nord à la boussole, las, mais
Inéluctable, et la joie du trait tracé
Pour le rejoindre en quelque été perpétuel

Sous les rayons

Du soleil le moins artificiel ici
Où rien ne tourne rond qui ne chute
Bien loin avant le but atteint
Ne trouver que des mots déjà vains avant

De naître papillons

En cette cage prisonniers ne volant plus
Que par l'écho peut-être, venu d'ailleurs
Pur et insoumis d'un cœur aimé
De leur vol si désordonné en apparence

Vient la chanson

La répéter, nouvelle croyance, et fuir
- Victoire espérée - le souvenir de ton absence
Pour l'une ou l'autre de ces présences gardées
Preuves inlassablement récitées de notre amour

A contre-ton

Des doutes restés sourds longuement
La répéter presque sans y penser
Même, juste pour t'aimer dans l'oubli
De toi, dans l'oubli de ce jour

- Sans toi pâle
  Flamme qui déjà
  
  Fond                    
-

 

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2 juin 2000 5 02 /06 /juin /2000 00:00
Douleurs jaillissent, pas forcément
De là où l'on attendait
Racine tant cherchée
A force de creuser, apparaît
Morte-née

Ainsi tout passe avec le temps


Ainsi tout meurt de trop vivre, mais inversement
Et une joie pure balaye parfois les artères
Tant de folies qui
Restent à faire
Tant d'enfer aussi, pour trouver au loin d'ici

L'infiniment petit désespérément

Grand
Qui écrase tout au détour de quelques pages
Combien faut-il de courage pour retenir
De tomber les nuages ?
Que compter hors le désir

A la mesure de nos pas, d'enfants

7 lieues à la fois ?


Douleurs jaillissent soudainement
Et quand elles disparaissent , un reflet
De nous tant aimés
Un reflet de nous par la lune il paraît
Sur le soleil projeté

Taille la pierre des souvenirs, patiemment

Et nous redonne, pour d'autres présents
La paix des volcans
La force d'y croire
Comme les leçons le plus souvent
S'apprennent loin des tableaux noirs

Celle ci demeurera en notre grimoire

Par elle nous serons toujours vivants.

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1 juin 2000 4 01 /06 /juin /2000 00:00
Il y avait une musique, morte soudain
Avant le dernier mouvement
Et quelque chose comme une cinquième saison dont en son temps
Vivaldi n'aurait su comment
Trouver le refrain

Comme des vers de Rimbaud
Immortalisés enfin, permanence
Quelque chose désormais mène la danse
De très beau très intense
Mais noir, désespérance, éclat du faux

Et de moins en moins d'amour sensible au creux de nos errances.

Il y avait le paradis ou presque. Désormais
Comme les restes du fruit défendu qui pourriraient entre nous
Même nos sourires mènent au dégoût
Et les mots à rien du tout
A l'heure d'être pendus, je ne sais

Si le miracle qui nous délivrerait
Est encore possible
Abîmé en cette douleur quasi risible
Il paraît que moi seul commanderait à ce qui nous crible
Il paraît que ce n'est que folie ma folie il paraît

Comme tu ne dis rien c'est sûrement vrai …


Il y avait une musique, je donnerais tant
Pour l'entendre encore résonner
Te souviens-tu que nous devions-nous aimer
A son rythme à tout en oublier
Jusqu'à la fin des temps ?

Te souviens-tu dis-moi, nos rêves sont flous
Si quelque part l'équilibre existe toujours
J'ai besoin de toi pour en refaire le tour

Si ton cœur n'est pas finalement devenu sourd
Si ce n'était pas vrai que j'aie tout gommé de nous …

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