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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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6 juin 2006 2 06 /06 /juin /2006 04:18
Promesse des corps, fulgurance
Ton absence
Et son prix
Parler de n'importe quoi à n'importe qui
Parler pour tout dire
Sur rien ou bien le pire
Ternir l'éclat de la vérité

Mais quand l'envie vient, plus qu'à s'incliner

Promesses d'accords, imprudence
Ton absence
Et la folie
Pour ne pas y succomber, pour rester celui
Qui oublia de mentir
Tout te dire jusqu'à t'entendre souffrir
Jouer au poker notre fragilité

Mais quand vient l'envie, comment ignorer ?


Promesses dévorent, et la patience.
De ton absence
Haïr les fruits
Et parler de nous mais d'autres choses aussi
A n'importe qui, dire
Et même en retrouver le sourire
Mais maudire d'avance le moment d'y repenser

Car quand l'envie vient elle fait rêver


Promesse. Dors, garde moi ta confiance
Malgré ton absence
Malgré son prix
Je sais distinguer l'amour des cris
Je sais les pas qui déchirent
Promesse : demain, les mêmes mots toujours à te dire
Et les mêmes bras à toi seule réservés

Par la seule envie qui sera restée.

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6 juin 2006 2 06 /06 /juin /2006 04:16
Un nuage un instant
Rompit la course vers hier
L’orage n’en fut pas moins fier
Sûr que Noé aurait tant
De choses à nous apprendre
Sûr que c’est par nous mêmes
Pourtant, rien que nos veines
Et nos voix déjà moins tendres

Qu’il faudra prolonger le vent

Sûr que nulle aide ne viendra
De quelque autre présent

Et un par un, ainsi
Nous triompherons de tous
Les obstacles qui nous
Empêchaient d’être ici


Sûr que demain, rire
Sera, de nous souvenir
La seule façon


Mon regard un instant
Devine en ce nuage
Notre chance, un paysage

Une paix suit ce courant
Sourire enveloppant
Regard fluide et sans âge

En ce conte pour enfants
Perdu dans les images
Peut-être divaguant

Mais pouvoir y croire

Et y croire …

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6 juin 2006 2 06 /06 /juin /2006 04:15
Courbe est l'horizon, comme fuyant quelque part
Il est de ces songes dont on ne touche le fond
Courbe est ma prison au loin de ton regard
Et savoir qu'en la tienne résonne encore mon nom

Ne rend pas la raison, épaissit le brouillard

Nos douleurs ne sont plus ces sœurs si exemplaires
Il semble qu'à nos peaux seules des larmes coulent encore
Coagulé l'amour, aujourd'hui le désert
Est tout ce qu'il nous reste à chanter sans efforts

L'espoir s'est noyé en cette mer informe
Le reflet ne m'inspire que dégoût pour demain
Les souvenirs les meilleurs, un à un ils s'endorment
Même la force de parler s'efface en ce chagrin


Figé sur l'horizon mon regard prisonnier
Tellement peu de vivant derrière ces yeux si vides ...
Et il m’apparaît courbe, ça devait arriver
Noyade programmée, en cette seconde liquide

La raison ne s'égare, déjà elle était loin
Il y a bien des barreaux, c'est bien une prison
Il est de ces songes que l'on voudrait sans fin
Mais la vie nous rattrape avant d'en voir le fond

Ce matin je sais bien que c'est sans solution

Alors vivre s'il le faut ... mais je n'en dirai rien

Pour toi qui me lira ce n’est que pour ton bien

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6 juin 2006 2 06 /06 /juin /2006 04:11

         De sanglots étouffés dans un sac de convenances
         Convenablement noué, noyé pour la décence
         Bien au fond de ces eaux qui défilent, ignorantes
         Que cruel est le beau, combien plus que l’attente

         Il naît une rancune comme incompréhensible
         Pour qui voit en la brume quelques drames prévisibles
         La nature même des choses en éloigne le danger
         Mais la nature propose, personne pour écouter

         Il naît une rancune qui gonfle peu à peu
         Sur les rochers l’écume sait déjà tout l’enjeu
         Demain rejettera ces soustractions amères
         Ce qu’il en restera, nié de telle manière 

         Cent fois ou plus acide s’en reviendra couler
         Bien à l’abri des rides … ça fera des pensées
         Que quelques larmes sûrement auraient tué dans l’œuf 

         Mais l’orgueil est si grand, de la raison si veuf

         Ne surtout pas montrer qu’un cœur battait derrière …
         A présent écorché, se croire en ces misères
         Comme le plus malheureux, l’orgueil n’en finit pas
         Même perdant à ce feu, qu’importe, pour quelques pas

         Exemplaire jusqu’au bout, et puis ainsi soit-il
         Romantisme malgré tout, presque implorer l’exil …

 

         S’étonner du rejet, et même de la douleur
         De ces autres que l’on croyait acquis à nos malheurs

 

         Apprendre comme par hasard ce que partage veut dire
         Puis voir qu’il est si tard
                                                               Ne plus pouvoir dormir
                                                               Et non plus retenir
         Même les idées noires
                                                               Qui, ô las, ne déchirent
         Plus dans le même sens …

         Taire le cri qui montait, par quelques autres convenances
         Mais demain, le pousser

          Et si j’ai de la chance …

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6 juin 2006 2 06 /06 /juin /2006 04:08
Des aubes, souillées
Des mots d'amour qui sonnent creux
Et ne le sont pas assez
Un goutte à goutte soigneux

La lave ne tombe pas à coté

Une rage qui explose, nouvelle
De moins en moins insensée pour qui se donnerait la peine
Mais nous avons déjà notre compte, parcelles par parcelles
Alors nous dérivons, guidés par ces chaînes

Qu'il nous fallut accepter autour du ciel

Plus rien à dire qui ne tourne à l'incendie
Qui ne tourne en son contraire avant la fin
Plus rien que des souvenirs ne nous relient
Nous n'avons rien construit tels la cigale. Et ce matin

Nous parlons d'injustice pour justifier la lie

Que nous buvons
Mais nous seuls n'avons pas su en cette bouteille
Remettre l'eau fraîche. La déraison
De tout ça, elle aussi est sans pareilles.


Une aube que j'aurais voulue
Meilleure que la précédente
Mais l'amour ne se suffit plus
A lui même, il faut que nous hante

Ce qui nous a apporté le plus.

Il faut que se retournent dans
Leur tombe ces semaines omniprésentes
Et que leur fin achève, de nos sangs,
De nous entraîner vers la descente

Le meilleur a toujours été fait pourtant

Mais jamais quand il aurait fallu
Et si ici ne s'achève le récit
De notre bonheur déchu
C'est que je ne suis encore résigné, aigri

Ou pas assez en tout cas pour déclarer rompu

Ce qui nous aura mieux soutenu que tous les mots
Pour nous garder en vie
Il n'est aucun effort qui soit de trop
Pour repousser encore le mal en nous qui

Voudrait me faire dire ces mots de trop

Que je ne dirai pas


Demain une autre aube saura
Le chemin de la vérité, quelle porte
Pousser pour se retrouver simplement toi et moi
Et de la sorte

Nous baigner dans cette lave soudain source de joie


Et tant pis si je sonne creux
Et tant pis si tu ne m'écoutes pas
Par quelques feux
Eloignée de moi par moi ...

Pourtant je t'aime, comme le savaient tes yeux

Pourtant je continue vers toi.

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