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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 00:28
Ce n’est pas une terre
De souhaits exaucés
De gloire ou de mystères
De passé composé

Ce n’est pas une terre
De pèche ou de gibier
D’orangeraies, de lumière
D’immensités dorées

On n’y vit pas en guerre
Presque trop belle cette paix
Elle n’est pas sanctuaire
Mais déserte l’été


Ce n’est pas une terre
Seulement inventée
Il y a du bon air
Malgré les cheminées

Et un silence, que n’altère
Que des rires apportés
Par un vent qui sait se faire
Ami, vous comprenez ?

Ca n’a sans doute pas l’air
Du paradis tant cherché
La vie n’y est hors paire
Mais de simplicité


Juste un petit coin vert
Sur du charbon oublié
A l’écart de l’enfer
Du trafic routier

Souvent, en hiver
Sur la terrasse, hypnotisés
On y contemple tout l’univers
Au dessus des pommiers


C’est une terre où être fier
Heureux en paix

Rien d’autre que la terre
Où je suis né.

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 00:27
Le ciel et la terre se parlent, par signaux de fumée
Parfois il y a un trou dans la conversation
Aux terrasses des cafés
On discute de révolutions
Bien des nouvelles lois
Pendant ce temps, auront été votées

" Et puis même, parfois
On voit le soleil briller ! "

Assurément le monde est parfait ...

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 00:24
Des rages mal contenues, risibles car si futiles,
Mots mariés au hasard, ne voulant plus rien dire,
Trop d'idées défendues, et d'une voix malhabile,
Cohérence en retard ? Sans elle pourtant, agir.

Forme et style travaillé, mais ce n'est plus digeste
Trop d'images convenues, de contresens, lourdeurs
Superflu en colliers, épurés il ne reste
Que trop peu de vertus, nul plaisir ni bonheur.

Et pourtant pas un signe ni un seul souffle ici
Qui soit à renier, ce sont mon sang mes pas,
Ni une seule ligne qui n'aille vers le but défini
Je ne peux reculer, je suis où je le dois.

Le doute seul me répète, que rien ne fera taire,
D'une encre acidifiée, que c'est encore raté.
Alors sonnent les trompettes, résonnent les rires. Amer :
Mais rester éveillé

Et puis recommencer

Pour demain achever l'ascension entamée,
Moins seul à ce sommet mais plus libre avant tout
Pas plus proche il est vrai de La Seule Vérité
Mais de quêtes si élevées je n'aurais pas le goût

Pour demain achever avec vous le chemin,
S'il plait à vos paroles de m'y accompagner,
S'il plaisait au passé de s'effacer enfin,
Qu'à de moins mornes atolls je puisse aussi rêver,

Que mêmes pas mêmes sols, tous les jours clones parfaits
"Seule voie" ô camisole, clôturée de regrets
Où même le rock'n'roll n'est plus ce qu'il paraît :

La différence isole, répudie ... disparaît.

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 00:22
Une pluie livide
Aux fronts baissés
Un laps de mai
Du temps, mauvais, avide
De nous déposséder
Une à une, fleurs fanées,
De nos pensées arides
Désincarnées.

Trop pures pour être acceptées,
Quelques gouttes, aux corps putrides,
Lavent, mais ne pourront rien cacher.
Les morts-vivants vont en armées,
Brandissant leurs trop belles phrases, parricides

Mais le néant ne retourne jamais
Qu'à lui même, alors elle peut bien passer
Procession atone, sous ce ciel de suicides
Où pourtant déjà on devine le soleil. Et oublier, oublier,

Comme s'il suffisait vraiment d'ainsi continuer
Sous la sombre égide,
Produits surgelés emballés sous vide.

Une grue rajoute des blocs posés
Au décor déjà bien chargé
De guetteurs apatrides
Petites sœurs, à Dieu ou plus haut s'en vont donner
De l'ouest des nouvelles de notre éternité
Et ses démonstrations splendides

Un vol léger
Réalité égarée
D'une autre Atlantide
Pas un regard accordé
Tout est question de priorité
Suivre les guides.

La pluie s'est arrêtée.


On change de laps comme d'opinions trop marquées
Sûr qu'à se taire, il vaut mieux préférer,
Flot solide
Vanité, dénaturer
Mallarmé, Gallilée
André Gide

On change de laps, pas de tranchées
- Images d'un autre monde, dévasté,
Pas assez rapides -
Ni de "contexte", "globalité"
Parcours, fuseaux, limites tracées
Sentiments translucides,



Exploits insipides,
Passé recomposé
Pour un progrès plus marqué,
Visions planes - mais torrides ! -

Horizon devant tomber
Du ciel, juste patienter
Candides.

On change de laps, pas de médiocrité
- L'humanisme reste à inventer -
Ni de brides
Sauf pour mieux les resserrer,
Ni de haines, cupidité

En tout cas pas de finalité.

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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 12:29
Tant voir, si peu garder
Et parfois rien, de l'essentiel pourtant.
A travers les mirages, si réels il est vrai,
Chemin faisant, rouler, rouler,
Se sachant mourant, naturellement.

Quelques joutes, quelques traits,
Matières conjuguées, juste pour dire
Ne fusse que par fragments, d'avoir été
- Mais peut-être n'être ainsi que rêvé -
Et retenir

Ombres et lumière, entre-mal-aimées,
Quelques vibrations, une clé, des songes,
Des serpents pour s'hypnotiser
Et puis pour se rassurer
Un cri que depuis l'écho prolonge.

Presque rien sur presque tout, futiles jeux,
Et une fin neutre. - Comment juger ? -
Ce n'est que commencement des cieux,
Quelques clous plantés au mieux
D'un ouvrage à peine ébauché.

Ce ne sont qu'écrits, vains
Autant que la vie en transparence.
Alors se souvenir de demain
- Il n'y a pas de magiciens -
Puis ne laisser qu'une absence

Car tant à voir, encore, avant d'autres silences
De papier.

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