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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 00:00
Il faut que tout soit exact...


Il ne faut pas se tromper de plume, pas plus que de moment. Ne pas trop soigneusement choisir ses mots, juste les laisser s'ébrouer, mais être très attentif, quand ils se mettent en route, à ce que cela réponde au moins en partie à l'idée que l'on s'en faisait... pour autant que l'on s'en soit fait une au préalable, bien sûr, mais ce n'est même pas nécessaire : si avec le temps les mots sont devenus des amis bien présents plutôt que de passages, et la page blanche une compagne de jeu plutôt qu'un désert... alors tout ira bien.

Suivre le flot tel qu'il veut venir une fois lancé ou non dans une direction, donc... mais après, quelle en sera la fin ? Faut-il tout permettre aux phrases qui se font paragraphes, au texte qui se construit un peu - ou beaucoup, ou pire - n'importe comment, comment fixer les limites à ne pas franchir, sous peine de devoir retailler impitoyablement, tel un bonsaï, l'arbre à lettres qui voulait s'évader du pot ?

Il faut la main verte, mais il faut aussi plus que ça. De l'instinct et du travail, de la patience et en même temps de l'urgence distillée... il faut concilier les extrèmes à chaque mot qui s'écoule, indifférent à notre conflit interne. Et priez pour que, tous, ils demeurent ainsi indifférents, sous peine que le flot se tarisse...

Et à l'heure de tracer le mot fin, il faut encore ne pas se tromper de façon de l'écrire, pour s'en convaincre soi-même, pour éviter les rechutes, ou les repousses...

Tant de choses à savoir pour savoir écrire...
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24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 12:59

Noël est un étrange défi. Un balancement sur l’axe de nos enfances, en équilibre sur celles qui naîtront de nous. Le mensonge nécessaire, qui fait la réalité plus belle ne fusse que quelques instants, l’espace d’un souffle, l’espace de ces lucioles posées, multicolores, aux vitrines et partout dans les rues et les maisons, jusque dans nos cœurs.

Noël n’est pas une évidence. Comme pour cette petite fille, qui ne voulait que la paix dans le monde, mais le paquet était trop petit pour ça bien sûr, alors elle reçut une Barbie. Et évidemment, elle en fût heureuse, même si un doute restera tout au fond de sa conscience. Combien d’années faudra-t-il pour qu’elle aussi offre un jouet pour un idéal ? Car les grandes choses naissent du moindre rêve, aussi banal soit-il. Et peut-être par leur amour, un jour, Barbie et Ken sauveront vraiment ce monde de lui-même. Mais qui pourra vraiment l’expliquer à une petite fille ?

En attendant elle joue, et cela la protège un temps de la laideur autour, et son plaisir protège ses parents attendris.

Noël a les victoires qu’il peut.

Certains n’y verront jamais que du commerce. Il est vrai que le cynisme ambiant tend à donner cette même couleur uniforme de boue à tout ce que nos yeux peuvent aimer, tout ce à quoi nos cœurs pourraient aspirer. Une dose de solitude en plus, et il n’y a plus de différences, comme pour cette femme qui ne verra pas ses enfants cette année non plus, cette femme qui voulut un mieux, un jour … et aucun amour, aussi grand soit-il, n’apaisera le mal qui la ronge. Il faudra attendre demain, d’autres Noël, où peut-être de jeunes adultes se souviendront d’elle, et lui offriront la délivrance par leurs sourires. Mais qui osera lui dire que mille présents vides ne font à coup sûr un avenir raté ? Qui pourrait faire qu’elle y croit juste un peu ?

Parfois Noël est une fin, aussi, ultime cadeau d’une vie bien remplie. Comme pour cet homme de 80 ans, qui ne pensait pas pouvoir sentir encore le goût d’une fête. Ses arrières petits-enfants sautent sur ses genoux et s’égayent en tout sens. Il est heureux, pleinement.
Dans deux semaines, peut-être, il ne sera plus là. C’est ce qu’en disent les médecins. Mais le miracle de Noël, c’est qu’il n’en a plus peur.

La vie ne s’embellit pas à date fixe. Mais il suffit de peu, parfois, pour qu’elle retrouve la lumière perdue. Et s’il suffit pour cela de croire, alors croyons encore, redevenons nous aussi des enfants émerveillés au-delà de tout.

Et construisons ensemble un joyeux Noël.

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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 07:36
Quand la vie vire de bord, même avec la meilleure préparation du monde, même si la manoeuvre est voulue, attendue, dirigée...  l'eau des doutes éclabousse l'âme, le coeur se comprime sous l'effet du mouvement brusque et de la réaccélération, la peur monte : et si j'étais au bord de la plus grande erreur de ma vie ?

Mais erreur ou pas, ce mouvement est nécessaire, alors il vaut mieux supposer que ce sera comme chaque fois, qu'une fois bien lancé sur la ligne droite, dans quelques mètres à peine, l'effet d'écrasement disparu, la traversée se fera sans encombre vers cette île lointaine tant vantée. Et, qui sait, il serait peut-être même possible de prendre plaisir au voyage et à sa destination !

Mais vu d'ici, de ce matin précisément, alors que cette île utopique, peut-être vraie, peut-être seulement vision de dépliant publicitaire, reste invisible à l'horizon, les doutes s'insinuent. Il faudra avant tout franchir ce mur glacé, au risque de brûler jusqu'aux moindres émotions qui me tiennent debout... Je ne peux pas reculer, quoi qu'il puisse y avoir derrière ce mur. Le savoir ne rend pas la chose plus facile, malheureusement...

Mais j'avance...

Et puis on verra bien.
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 11:52

Stop !

Arrêtez le temps !

non, ce n'est pas vrai, ça ne peut pas l'être !



Tout change encore, trop vite comme on dit toujours quand une nouvelle pourtant prévisible vient prendre par surprise, bouscule, bouleverse, déchire la trame même de ce que l'on définit comme "l'existence".

Stop !

Réflexe de peur, vaine recherche du retour arrière, mais le temps n'est pas un magnétoscope. Perdu, il n'est plus à rattraper. Le passé n'est plus à vivre, le présent douloureux et l'avenir barré. Mais on retient encore l'instant, comme si cette tentative désespérée d'infléchir la course inéluctable de l'évolution des choses avait la moindre chance de réussir...

Un moustique n'arrêtera pas le TGV en combat frontal. Mais s'il avance patiemment sur la vitre, peut-être trouvera-t-il un espace pour aller piquer le conducteur et perturber l'avancée du train ? Tout est dans le choix du moment pour agir, de la façon de se faire emporter par le flot du changement, balayé comme un fétu de paille d'avoir gaspillé son énergie à lutter sans projet, ou porté tranquillement sans résister jusqu'au point où une solution apparaîtra pour en faire quelque chose, de cette nouvelle réalité...

Play

Je me laisse porter, spectateur attentif, je cherche à comprendre. On peut être acteur aussi avant l'action, par la réflexion qui la nourrit déjà, par l'intention qui mène à rester à l'écoute et réfléchir. Et attendre, l'instant T.

Sans avance rapide. La précipitation nuit.

Demain viendra à son heure.
J'y serai aussi.
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 08:29
Je suis la réponse à toutes les questions que tu ne te poseras jamais, le bâton dont tu n'as nul besoin pour appuyer tes pas. Je suis la logique qui entrave tes passions, et la passion qui n'est que danger sur ton chemin. Je suis tout ce qui n'est absolument pas fait pour toi, malgré quelques trompeuses semblances. Mais je t'aime, et tu aimes cela : plaire aussi loin de ce que tu es.
Tu veux voir complémentarité où ne règnent qu'oppositions, sécurité dans le lit de tant de déchirements à venir. Tu veux y croire car ton esprit ignore encore que tu n'en as pas besoin.

Tu es parfaite sans moi.

Ce compromis que nous serions est le pire des échecs que tu pourrais vivre, mur définitivement infranchissable.

Séparons nos chemins, rejetes-moi à l'oubli. Tu seras bien plus entière ainsi...
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