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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 00:24
Des rages mal contenues, risibles car si futiles,
Mots mariés au hasard, ne voulant plus rien dire,
Trop d'idées défendues, et d'une voix malhabile,
Cohérence en retard ? Sans elle pourtant, agir.

Forme et style travaillé, mais ce n'est plus digeste
Trop d'images convenues, de contresens, lourdeurs
Superflu en colliers, épurés il ne reste
Que trop peu de vertus, nul plaisir ni bonheur.

Et pourtant pas un signe ni un seul souffle ici
Qui soit à renier, ce sont mon sang mes pas,
Ni une seule ligne qui n'aille vers le but défini
Je ne peux reculer, je suis où je le dois.

Le doute seul me répète, que rien ne fera taire,
D'une encre acidifiée, que c'est encore raté.
Alors sonnent les trompettes, résonnent les rires. Amer :
Mais rester éveillé

Et puis recommencer

Pour demain achever l'ascension entamée,
Moins seul à ce sommet mais plus libre avant tout
Pas plus proche il est vrai de La Seule Vérité
Mais de quêtes si élevées je n'aurais pas le goût

Pour demain achever avec vous le chemin,
S'il plait à vos paroles de m'y accompagner,
S'il plaisait au passé de s'effacer enfin,
Qu'à de moins mornes atolls je puisse aussi rêver,

Que mêmes pas mêmes sols, tous les jours clones parfaits
"Seule voie" ô camisole, clôturée de regrets
Où même le rock'n'roll n'est plus ce qu'il paraît :

La différence isole, répudie ... disparaît.
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7 décembre 2006 4 07 /12 /décembre /2006 00:22
Une pluie livide
Aux fronts baissés
Un laps de mai
Du temps, mauvais, avide
De nous déposséder
Une à une, fleurs fanées,
De nos pensées arides
Désincarnées.

Trop pures pour être acceptées,
Quelques gouttes, aux corps putrides,
Lavent, mais ne pourront rien cacher.
Les morts-vivants vont en armées,
Brandissant leurs trop belles phrases, parricides

Mais le néant ne retourne jamais
Qu'à lui même, alors elle peut bien passer
Procession atone, sous ce ciel de suicides
Où pourtant déjà on devine le soleil. Et oublier, oublier,

Comme s'il suffisait vraiment d'ainsi continuer
Sous la sombre égide,
Produits surgelés emballés sous vide.

Une grue rajoute des blocs posés
Au décor déjà bien chargé
De guetteurs apatrides
Petites sœurs, à Dieu ou plus haut s'en vont donner
De l'ouest des nouvelles de notre éternité
Et ses démonstrations splendides

Un vol léger
Réalité égarée
D'une autre Atlantide
Pas un regard accordé
Tout est question de priorité
Suivre les guides.

La pluie s'est arrêtée.


On change de laps comme d'opinions trop marquées
Sûr qu'à se taire, il vaut mieux préférer,
Flot solide
Vanité, dénaturer
Mallarmé, Gallilée
André Gide

On change de laps, pas de tranchées
- Images d'un autre monde, dévasté,
Pas assez rapides -
Ni de "contexte", "globalité"
Parcours, fuseaux, limites tracées
Sentiments translucides,



Exploits insipides,
Passé recomposé
Pour un progrès plus marqué,
Visions planes - mais torrides ! -

Horizon devant tomber
Du ciel, juste patienter
Candides.

On change de laps, pas de médiocrité
- L'humanisme reste à inventer -
Ni de brides
Sauf pour mieux les resserrer,
Ni de haines, cupidité

En tout cas pas de finalité.
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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 12:29
Tant voir, si peu garder
Et parfois rien, de l'essentiel pourtant.
A travers les mirages, si réels il est vrai,
Chemin faisant, rouler, rouler,
Se sachant mourant, naturellement.

Quelques joutes, quelques traits,
Matières conjuguées, juste pour dire
Ne fusse que par fragments, d'avoir été
- Mais peut-être n'être ainsi que rêvé -
Et retenir

Ombres et lumière, entre-mal-aimées,
Quelques vibrations, une clé, des songes,
Des serpents pour s'hypnotiser
Et puis pour se rassurer
Un cri que depuis l'écho prolonge.

Presque rien sur presque tout, futiles jeux,
Et une fin neutre. - Comment juger ? -
Ce n'est que commencement des cieux,
Quelques clous plantés au mieux
D'un ouvrage à peine ébauché.

Ce ne sont qu'écrits, vains
Autant que la vie en transparence.
Alors se souvenir de demain
- Il n'y a pas de magiciens -
Puis ne laisser qu'une absence

Car tant à voir, encore, avant d'autres silences
De papier.
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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 12:28
Une flamme à la main
Miracle transitoire
Chaque pas est une autre histoire
Vers Demain
Chaque pas est une infortune
Rions, comme Dieu fait de l'humour
- Heureux les aveugles, les sourds -
Un jour l'homme décrochera la lune
Pour de bon

Et un jour peut-être le marcheur guidera d'autres chemins
Flamme à la main
Par le seul miracle de la passion.

Et il faudra bien que tout ce sang
Non versé atteigne au bonheur
Même si parfois une bulle de rancœur
Crève encore la surface de l'évident
Car le trouble est universel
Et seule la mort aurait à dire, sur la stabilité,
Bien d'autres vérités
Qu'à coup de décibels affûtés

Nos frères de toutes les volontés.


Et si la flamme s'éteint avant,
Un battement d'émotions plus loin
C'est une plus forte encore qui niera le point
Du Roman
Même si la solitude, évidemment,
N'en finira de clore d'autres chapitres, à leur tour sans âme
- A trop pleurer la perfection faite ... femme -

Mais si profondément cependant
Illuminés
Qu'il faudra reconnaître qu'ils pourront témoigner
De cette force d'un autre monde, déchue,
Quand la voix selon La Loi se sera tue :

Ultime don, écho, et tout recommencer ...
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6 décembre 2006 3 06 /12 /décembre /2006 12:26
On peut bien lui opposer
Toutes les raisons toute la raison des hommes
Le parfum des choses vraies et les mots qui résonnent
Plus clairs et plus beaux il parait de n'être pas recomposés
On peut aussi en rire
Par ses non-sens ses fautes de style et de vocabulaire
Et l'exiler à l'autre bout de la terre
La réduire
A n'être lue que peu - mais encore tellement trop -
Mais jamais on ne pourra en stopper le flot

Et tant que coulera la poésie
En ce monde où tant de choses encore demandent à être écrites
Jamais il n'y aura de place d'honneur pour la horde des hypocrites
Une rime suffit parfois que triomphe la vie

Une rime suffit chaque fois pour ramener un sourire
Derrière les larmes mécaniques
On reconnaît siennes les aspirations même si on ne se les explique
pas forcément. On reconnaît ce à quoi l'Homme aspire

Depuis la nuit des temps

Tant que coulera la poésie
Il restera une chance que le ciel rejoigne la mer
Que Demain soit moins amer qu'hier
Que renaisse l'envie
Du cœur torturé des générations
Il restera une chance d'entendre monter le chant
Sans frontières sans couleurs sans
Illusions
De la lutte qui continue de n'avoir pas cessé
Malgré la raison
Et toutes les raisons
Qu'on a pu lui opposer
Malgré les rires fanatiques
Les coups de fouet
Le feu le froid les balles les ricochets
La politique

Tant que coulera la poésie
A vous et moi, il restera
A réinventer la vie qui allait
Avec, avant que ne l'entrave un progrès
Sans foi

Il restera à faire partie du flot

Pour que jamais elle ne puisse se résumer à "juste des mots".
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