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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 00:20
Sur les podiums des écrans de télé
Les avions défilent
Chacun leur tour
Chacun leur apothéose
Chacun leur terrible beauté ...

Et qu'importe qu'ils ne soient
Rien que des marionnettes :
Sur tous les écrans de la planête
Ca ne se voit pas
Et dans les rues les gens dansent de joie
A ce feu d'artifice surréaliste

Qui me dira enfin que c'est un cauchemar ?
A quand le réveil ?

Mais il parait que 6 milliards de gens
Dorment en même temps,
Cette fois ...

12/09/2001

11 septembre... l'horreur...
la dire avec des mots, même durs, même horriblement cynique
la dire pour ne pas qu'elle nous mure à jamais dans le silence,
dans une certaine forme d'acceptation
la dire pour rester humain.
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10 décembre 2006 7 10 /12 /décembre /2006 00:18
Les regards s'ignorent
les âmes se frolent sans se toucher
On ne dira rien des corps
Electroniquement non portés
On ne dira pas plus des rêves
Travestis déformés, mensongers
Juste on retiendra la fièvre
Une impression de liberté
Puis le moment de couper
Le courant
Pour retrouver
Le désert blanc
Sous la lune l'obscurité

Une nuit encore déchirée
De paroles même pas prononcées
bientôt effacées ...

07/09/2001
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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 18:41
Demain il y aura
- Tout le chante par avance -
D'autres mots tout nouveaux, de ceux là qui ne dansent
Même plus, ça ne sert pas à ça
Un mot aujourd'hui !

Il faut que ça soit précis

Des mots tout nouveaux pour dire
Des choses et des idées, nouvelles aussi, même si
Toujours le progrès se visionne de loin pour qui
Veut vraiment le regarder sans le fuir
Des mots déjà usés avant même d'avoir servis

Et puis

D'autres que l'on n'entendra plus
Pour des réalités qui existeront encore
Dans les mémoires ou dans le silence, des accords
Disparus des dictionnaires, perdus
Demain il y aura de telles inepsies

Comme aujourd'hui

Heureusement il restera toujours
Des gens pour l'écrire autrement
Pour trouver à la faire chanter pourtant
Cette langue aux contours
Trop polis

Pour être honnêtes comme on dit

Il restera dans les recoins des tours
A la terrasse des cafés, ou même dans les journaux
- Même si ça y sera encore moins courant en ces temps nouveaux -
Des gens pour ne se plier qu'à l'amour
Du verbe, pas aux intérêts du non-dit

Des gens pour écrire qu'il y a une vie

Et la faire vivre à ces autres gens qui liront
Des gens pour savoir encore ce qu'écrire
Veux dire


Et tant qu'ils existeront
Il restera une chance que le monde tourne rond
Parfois
Il restera
Un espoir
Demain

Au moins un espoir entre le début et le point.

23/06/2001
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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 18:34
On résume au néant
Trop de chairs et de sang
En ces temps
De bombes et de fureur

On résume en chaleur
Le grand désert blanc
De nos coeurs


On tire ou on s'ignore
On se signe, on est mort
Et le corps
Redevient cette poussière

Qui partout désespère
Quand elle vole au décor
Sa lumière


Il parait que l'amour
Parfois change les discours,
Les contours,
Et étreint l'infini

Dans une fusion de cris
Qui n'est pas un détour
Même si ...


Il parait ... ah légende
Si les enfants entendent
Qu'ils la chantent
Et peut-être, demain

On nous résumera moins
Aux pentes que descendent
Nos âmes que l'on contraint ...

15/05/2001
 sur la musique des couplets de
"Vu du ciel" (Alain Chamfort)
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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 18:29
Aimer est sans force, aimer, au mur du temps qui passe,
N'est rien un souffle le coeur qui bourdonne peut-être un peu
Aimer n'a jamais rendu le ciel plus bleu
Encore faut-il le courage de faire une place

Encore faut-il que cela soit possible
Sinon ça ne vaut rien c'est une histoire à deux francs
Juste dans une gare quelqu'un qui lit un roman
Une trop belle histoire trop risible

Aimer enchaine plus qu'il ne délivre
Et quand ça réussit c'est qu'un ange était là
Et quand ça réussit c'est aussi que les pas
Voulaient vraiment vivre


Aimer est sans force, il prend sans compter
Tout au fond de nous
Et ne reste juste qu'assez de clous
Pour son cercueil quand il doit échouer

Même pas d'énergie, même plus assez
Pour tenir le marteau

Aimer le plus beau le plus traitre des mots
Mais qui ne rime pas avec jamais, pas tout à fait

Alors toujours se laisser repiéger et ...
Prier.

20/11/2000
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