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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 23:02
Les qualités attirent,
les défauts rendent fréquentable
et l'amour nous fait ignorer le reste.


(réflexion personnelle)
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30 août 2007 4 30 /08 /août /2007 10:19
Ce 6ème texte du projet est un peu particulier. En effet, parallèlement à la liste de mots imposés, il répond (en tout cas, tente de le faire), à une autre contrainte, celle d'un Début & Fin lancé par Claire dans le cadre de notre Communauté "Ecriture Ludique". Les textes résultants étant à publier aujourd'hui, voici le résultat, pile dans les temps.

#016 Marie B.
Trépas, résurrection, agonie, râle, posthume, défunt, existence, âme, respirer, vie

L'ensemble des listes actuellement reçues, et ce que j'en ai fait jusqu'ici, est consultable ici.



L’initiation était derrière nous et j’avais survécu à la première élimination ; au choc de cette expérience succéda une période d’accablement à laquelle aucun d’entre nous n’échappa.

Ce n'était quand même pas naturel de jouer ainsi les limites extrêmes de nos existences terrestres, de précipiter l'inéluctable pour mieux s'en délivrer. Bien sûr, nous avions tous choisi en conscience de suivre ce programme destiné à nous offrir une vie réellement éternelle ici-bas, sans les tourments de l'âme que la peur de la mort engendre. Mais le prix à payer était très élevé, peut-être même trop. A chaque nouveau râle d'agonie d'un de nos compagnons, un peu de cette âme que nous voulions tant sauver semblait tomber en cendres. Nous devenions chaque jour encore plus insensibles, inhumains. Et ceux qui réussissaient à garder leurs émotions intactes avaient de plus en plus de mal à respirer, et finissaient invariablement par ne pas revenir d'un de nos voyages initiatiques.

Après le trépas dans les plus atroces souffrances, il y avait la résurrection. Mais pas pour tous. Certains restaient simplement des défunts. Pour eux, nulle éloge posthume, nulle prière. Ils étaient des "faibles", ils avaient choisi le chemin mais n'avait pas su en être digne. C'est ce que nous répétaient inlassablement nos instructeurs. Et comment ne pas les croire, alors que nous-mêmes nous sentions devenir si forts ? Plus rien ne semblait pouvoir nous atteindre, nous étions invincibles, et nos pouvoirs sans limites.

A chaque "voyage" en effet, nous revenions avec quelques nouveaux Qualrechs, comme les ont nommés nos instructeurs. Ils les décrivaient comme des entités d'un autre plan, impossible à percevoir pour nous et qui, au cours de nos "expériences", s'agrippaient à nous, et agissaient en symbiose avec nos émotions. Jamais deux Qualrechs identiques ne pouvaient s'agripper ainsi à la même personne, et dès que le premier était là, les autres venaient tous, invariablement.

Au bout des 10 voyages imposés, nous avions tous l'ensemble des Qualrechs possibles.

L'initiation était donc finie, et j'y avais survécu. Maintenant, nous commencions une nouvelle phase, "l'Acclimatation", au cours de laquelle nous devrions apprendre à contrôler nos nouvelles facultés.
Aucun d'entre nous ne ressortirait de l'enceinte sacrée avant d'avoir trouvé la paix et l'équilibre de l'âme. Nous n'étions pas voués à faire le mal, mais bien à protéger ce monde. Au moindre signe de déviance, nos instructeurs seraient impitoyables

Jembar, le chef instructeur, m'avait pris à part, juste avant que ne commence l'acclimatation. Il avait toujours semblé très proche de moi, et son amitié attentive, bien que très souvent silencieuse (pour ne pas influer sur notre parcours), m'avait beaucoup aidé à traverser les épreuves successives.

Il m'avait dit qu'il voyait de grandes choses pour moi, si j'acceptais d'être vraiment celui que j'étais déjà, au fond, si j'acceptais d'enfin vraiment me regarder en face, et d'accepter de ne pas être comme eux, tous... "les autres" disait-il, parlant de mes camarades. Je serais leur chef, d'après lui. Du moins, pour ceux qui en sortiraient vivants. Les premiers signes de déviance apparaissaient, et les instructeurs se préparaient à une exécution.

Il me dit encore qu'il ne fallait pas que j'aie peur de devenir ainsi unique, qu'il m'aiderait autant qu'il le pourrait. Il avait senti mes angoisses, ces images atroces qui me réveillaient la nuit, et me faisait craindre que moi aussi, je ne dévie, finalement.

"Ne crains rien, disciple... ce n'est que ton âme ancienne qui lutte encore. Elle sera bientôt entièrement cendres, et ta nouvelle âme pourra descendre en toi et t'apporter la paix. C'est le seul chemin, plus tu lutteras et plus il sera long. Fais-moi confiance, lache prise."

J’aurais voulu me raccrocher à ses paroles, mais elles étaient trop glissantes et je retombais dans des cauchemars ordinaires.
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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 16:45
Un passage mitonné par lui, un par moi, et ainsi de suite... c'est ainsi qu'est né ce texte, un après-midi, sur le forum "vos blogs" d'Over-blog.

Kildar l'a publié, alors à mon tour... N'hésitez pas à commenter sur les deux blogs :-)


Harry plaqua un sourire sur ses lèvres. L'étincelle fugitive qui passa dans son regard ne trompait pas : du sang allait couler et pas obligatoirement le sien....
 
Mais son adversaire était méfiant, il allait devoir ruser... il ne se souvenait que trop de la lame plongeant vers son ventre, et déviant on ne sait comment sur une côte... La prochaine fois, il vaudrait mieux ne plus dépendre ainsi de la chance...
 
Son sourire s'épanouit... Comme disait le proverbe " 357 Magnum beats a knife"...
 
Mais Harry n'avait pas prévu que l'autre porterait un gilet pare-balles... Deux tirs pour rien, et il évita de justesse un couteau cherchant son œil droit... ça allait être chaud !
 
Il entendit une voix lui murmurer à l'oreille :
 
"Quand le héron aperçoit le renard il remercie Bouddha de lui avoir donné un bec aussi long que ses jambes."
 
Il n'hésita pas un seul instant, fléchit les jambes pour éviter une nouvelle lame et, d'un bond, plaça le canon de son Magnum derrière l'oreille gauche de son adversaire le prenant de court.

Alors Harry appuya sur la détente...
 
Mais son adversaire était rapide le bougre, très rapide, presque trop. Il faillit bien réussir à éviter le tir, encore. Mais il choisit le mauvais côté pour bouger, et la balle lui défonça le crane de part en part par l'arrière...
 
Ca y est, je l'ai eu, pensa Harry. Mais bien sûr il savait que la lutte ne faisait que commencer. D'autres que celui-là auraient vite fait de le retrouver... ainsi que sa prochaine incarnation. Il valait mieux qu'il ne traîne pas trop dans les parages...
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29 août 2007 3 29 /08 /août /2007 04:17
5ème texte déjà, écrit dans le cadre du projet...

#010 Wassy
Mains, escarpins, brouillard, caresses, miel, bougie, photos, couleurs, une musique dans la tête, souvenirs

L'ensemble des listes actuellement reçues, et ce que j'en ai fait jusqu'ici, est consultable ici.



Les souvenirs de la veille lui revenaient peu à peu. C'était toujours ainsi après une soirée, il fallait qu'elle soit patiente, qu'elle laisse doucement le brouillard se dissiper, les couleurs revenir, blottie dans la chaleur de son compagnon.

Il lui avait fait le grand jeu, la veille au soir : resto chic, puis club privé, où ils avaient dansé jusque très tard, l'un contre l'autre, tout contre...
Leurs mains étaient restées enlacées tout le long du trajet retour...
Puis, en rentrant, il avait commencé à allumer les bougies. Elle sourit à cette image, puis aux suivantes...
Il lui avait ôté ses escarpins, très doucement, avant de lui masser longuement les pieds, fatigués de tant de fête. Puis, les caresses avaient peu à peu pris une tournure plus sensuelle, remontant le long des jambes...

Les images lui revenaient dans le désordre, elle n'arrivait pas encore à combler tous les vides. Mais c'était agréable de se souvenir ainsi. Elle sentait l'excitation la gagner un peu plus à chaque détail, chaque geste, qui surgissait de sa mémoire.  Elle fut bientôt dans le même état que quand il avait pris les photos, juste avant qu'elle décide de ne pas le laisser finir, et, lui confisquant l'appareil, de passer à l'étape suivante...

Et la nuit s'était terminée ici, dans le miel et la douceur. Elle avait dormi dans ses bras, et malgré les années écoulées, elle était certaine à le regarder là, encore endormi, si beau dans ce sommeil, qu'elle ne se lasserait jamais de sa peau contre la sienne, de son souffle...

Soudain elle eut une musique dans la tête, qu'elle fredonna tout bas, prolongeant son réveil. Ils s'étaient étreints sur cette musique. Elle se souvenait de tout, maintenant, et rougissait de plus en plus.

Les yeux de son compagnon, en s'ouvrant, lui indiquèrent qu'il se rappelait lui aussi.

Elle lui sourit, l'air mutin.
Et continua à sourire, comme ils remontaient de quelques heures la ligne du temps...


Les meilleurs souvenirs sont ceux que l'on se crée
29/08/2007
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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 10:07
Chercher son bonheur, c'est chercher une île déserte et minuscule, dans une petite barque inconfortable munie d'une seule rame. Le malheur, c'est perdre la rame. La sagesse, c'est comprendre que l'île n'existe pas...

Romain Werlen



Une fois n'est pas coutume, cette citation que je vous offre aujourd'hui, j'ai choisi de la recopier d'un autre blog de la communauté "Autour des citations" (où elle est d'ailleurs illustrée, mais pour des problèmes de droit, je ne copie pas la photo), dans le but de le faire mieux connaître. Il s'agit du blog d'Ana Luthi, photographe aimant jouer avec les mots, les photographies illustrant ceux-ci ou inversément... ou simplement les deux se complétant à la perfection. Un blog très harmonieux, où vous serez accueilli par une chanson en espagnol qui contribue à créer une ambiance différente, et très prenante...
N'hésitez pas à rendre visite à l'artiste, ainsi qu'à lui laisser des commentaires, et pourquoi pas même vous abonner à sa newsletter (comme je l'ai fait, sans être jamais déçu) : son blog vaut incontestablement le détour :-)
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