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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 11:16
Un ami c'est une route, un ennemi c'est un mur.

proverbe chinois

Il peut être difficile de retrouver son chemin quand on se trompe de route. Mais il est toujours possible de contourner un mur sans se perdre.

Réflexion personnelle

Dieu me garde de mes amis ; mes ennemis, je m'en charge.

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 17:17
Se pencher sur son passé, c'est risquer de tomber dans l'oubli.

Michel Gérard Joseph Colucci, dit "Coluche"
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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 15:43
#019 Kickoff (logorallye n°17, sur son blog)
clinique, otage, fenouil, séparation, pédalo, stéréo, réserver, grossier, pirate, comédien

Ce texte fait partie du recueil "Braises" (projet "logorallyes").
L'ensemble des listes reçues dans le cadre du projet, et ce que j'en ai fait jusqu'ici, est consultable ici .



La journée avait plutôt mal commencé pour moi. Pourtant, les circonstances se prêtaient à merveille à un scoop : LE cliché qui montrerait le comédien le plus célèbre du moment, pirate mondialement connu pour ses exploits sur petits et grands écrans, comme un homme abattu. En effet, après des rumeurs de séparation d'avec son épouse, il aurait sombré dans une profonde dépression, aurait même peut-être tenté de se tuer, et se reposerait en ce moment à quelques centaines de mètres à peine, dans une luxueuse clinique privée au bord de la mer...

Vue de là où j'étais, la clinique ressemblait à un luxueux bateau de croisière. L'agitation du côté du parking, à gauche, montrait la prise d'assaut, j'oserais même dire la tentative d'abordage, par des nuées de journalistes, photographes de presse écrite ou télévisée, et paparazzi en tous genres. Une inversion des rôles très révélatrice, le pirate était désormais prisonnier de cette clinique, otage de sa célébrité, qui ne lui permettait même pas de se reposer en paix.

S'il n'avait pas quelques centaines de millions de dollars en banque, j'aurais presque pu le plaindre.

Et les gens sensés rendre compte "sérieusement" de l'information se comportaient comme des brutes épaisses, se bousculant entre eux, agressant le personnel de la clinique, le tout dans la plus indescriptible des cohues auxquelles il m'ait été donné d'assister.

Je profitai de ma position, assez idéale malgré les circonstances, pour prendre quelques clichés du début d'émeute sur le parking. Faute de mieux, ce serait toujours ça.

J'avais, comme je le fais toujours, cherché l'idée que mes "confrères" n'auraient pas pour réussir l'image que je serais seul à avoir. Etonnamment, ce que j'avais imaginé n'avait rien de très original, mais j'étais bien le seul à l'avoir mise en pratique : arriver par la mer.

Oui mais voilà, nous étions en pleine saison touristique, et il n'y avait absolument aucun petit bateau, vedette rapide, ou quelconque engin à moteur, maritime ou aérien, disponible pour que je puisse couvrir l'évènement. Ceux qui étaient là étaient tous réservés, peut-être par l'entourage même de l'acteur... Ce type de manoeuvre était assez fréquent dans ce genre de cas, je n'en étais pas particulièrement étonné, mais assez contrarié néanmoins.
Mon idée serait-elle tombée à l'eau avant même les premiers mètres ?

Heureusement que mon humour ne m'avait pas abandonné...

En désespoir de cause, et parce que j'avais quand même encore de bonnes jambes, puis que c'était la seule solution restante (un oubli de l'entourage, il faut croire...) j'avais loué un pédalo... 10 km de mer plus loin, j'essayais de ne pas me faire déporter par les vagues assez fortes à cet endroit, et j'observais la clinique et ses alentours avec mon téléobjectif... pas facile de travailler dans ces conditions, mon appareil craignait par dessus tout l'eau, j'avais donc du lui improviser un étui de protection le plus étanche ET transparent possible... cela donnait malgré tout des clichés assez grossiers, pris comme au travers d'une forte pluie. Mais quelques filtres correctifs appliqués par ordinateur, et on n'y verrait que du feu, j'avais l'habitude des conditions "limites", j'avais confiance.

Sur ces entrefaits, mon baladeur stéréo, que j'emportais toujours pour réussir à faire le vide dans ce genre de traque solitaire, décida de me jouer la panne de batterie... décidément, on n'était pas aidé...
Il ne manquerait plus qu'en voulant aborder près de la petite falaise contre laquelle était appuyée la clinique, je ne tombe nez à nez avec de la Criste marine, sorte de fenouil fort répandu sur ce genre de paysages des bords de la méditerranée, et que je déclenche une réaction allergique...

Je m'efforçai de chasser cette pensée, avant qu'elle ne me fasse éternuer anticipativement.


Je restai quelques temps dans le secteur, finissant par aborder, prenant discrètement quelques clichés de la clinique et de ses occupants, installés au bord de la mer sur la plage privée. La star n'y était pas.

Quand je décidai finalement de reprendre la mer, j'étais néanmoins assez satisfait : mes photos seraient sûrement retenues par la plupart des magazines peoples, car différentes de ce à quoi on s'attendait. Il y avait potentiellement une ou deux vues "de carte postale", capable de faire rêver le public, et que demandait-on finalement à ce genre de photos ? Il ne fallait pas forcément du sexe ou de la célébrité. Le luxe, la mer, le soleil, et l'ombre d'une star en pleine déchéance planant au dessus de tout ça, pouvait amplement suffire...



Une semaine après, j'étais comme je l'avais imaginé riche et en couverture de tous les magazines. Du moins mes photos, retravaillées et parfaitement réussies comme je l'avais supposé. On avait fini par apprendre que la star n'était pas là, que le suicide n'était qu'une rumeur, qu'il n'y avait même jamais eu de séparation (mais s'il fallait croire sur parole l'équipe de comm de son ex-femme, on raterait tous les scoops les concernant). Pour preuve, de nouveaux clichés des deux tourtereaux dans leur maison de Malibu (s'embrassant, puis dinant romantiquement sur leur terrasse, avant de profiter des joies de leur piscine privée pour un bain de minuit assez chaud...) commençaient à circuler sur internet, et seraient sans doute très vite reprises.

Mais pour moi, cela ne changeait rien : j'avais fait mon travail, et j'avais été payé. Que tout ça ne soit que du vent, ce n'était pas mon affaire... dans ce genre de métier, 90% du temps ce n'est rien d'autre que des apparences trompeuses, des faux semblants, des pièges tendus, du fabriqué.

Les chiffres sur mon relevé de compte, eux, étaient vrais. Et c'est bien là tout ce qui compte, non ?
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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 14:49
En réponse au poème "Prudence" de Tilk, que je reproduis ici, je vous présente la suite que j'ai écrite dans les commentaires sur son blog.
N'hésitez pas à lui laisser également vos commentaires.




je préfère ça
faute de mieux
c'est mieux ainsi
c'est mieux que rien
ça aurait pu être pire
on aurait pu
se retrouver sans rien
on peut s'estimer heureux
on ne sait jamais
ce qui peut arriver
je ne suis pas voyant
je suis prévoyant
je me méfie
pas prendre 
de risques inutiles
je ne veux pas le regretter
ensuite
si j'avais su
il faut savoir
se contenter de peu
il faut se contenter de peu
il ne faut pas exagerer
le beurre 
l'argent du beurre
et puis quoi encore
comme si on avait le choix

avons nous le choix

nous avons le choix
mais il ne le diront pas
jamais
les autres à côté, jamais
ils ne libèreront nos pas
nous avons le choix
eux ne savent pas
qu'eux aussi
alors ils restent ici
avec nous, et ce que nous devons ignorer

Les barreaux n'existent pas
la liberté est là
tout autour

Michel - Faux rêveur
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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 10:40
C'[est] peut-être cela, vivre...  des années à attendre une lettre ou l'été, la pluie ou l'amour.

A. Nora
"JF bien ss ts rapports"
un texte dont je ne peux que vous
recommander vivement la lecture
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