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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 15:00
La mort d'une bonne action, c'est d'en parler.

Proverbe arabe
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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 14:11
En réponse au poème "Je suis allé" de Tilk, que je reproduis ici, je vous présente la suite que j'ai écrite dans les commentaires sur son blog.
N'hésitez pas à lui laisser également vos commentaires.




je suis 
allé
loin

jusqu'à
ne plus
savoir

comment 
aller 
plus loin

comme 
une limite
indéfinissable

comme 
si le loin
était en moi

je suis
allé
au bout

logique
folie
au bout

puis
j'ai tourné
la page

autre
logique
autre

folie
autre
"loin"

je dois
encore
y aller...

Michel - Faux rêveur
23/09/2007
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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 18:43
Ce texte a été écrit  en réponse à l'exercice de la communauté Ecriture Ludique du 23/09/2007 - Ecrire la suite du texte "En deça du temps", de Kildar.

Cette suite fait partie du Cycle des Ombres - consultez la table des matières du recueil "Braises", dans la colonne de droite, pour accéder aux épisodes précédents, qui sont à lire en priorité.



Lynn et Victor, inconscients du danger, profitaient du soleil sur le voilier, tandis que les animaux restaient figés, la tête en l'air en direction des deux soleils d'Elona.

En vérité, ce n'était pas les Frères Jumeaux eux-même la cause de cette paralysie, mais leur trop grand proximité, La Conjonction, et cela affaiblissait toutes formes de vie sur cette planète l'espace de quelques jours. Le phénomène se reproduisait tous les deux ans, et n'affectait que les habitants d'Elona, végétaux, animaux, ou humain. Lynn et Victor n'étaient pas de ce monde, et la combinaison des deux astres ne les concernaient pas... mais ce ne serait bientôt plus le cas.

En effet, c'était toujours en cette occasion que les Ombres attaquaient.



Tout recommençait, comme la première fois, quand Elles étaient arrivées, prenant Elona par surprise. Et comme toutes les autres fois qui suivirent. Elles n'auraient de cesse de conquérir la planète dans son entièreté. Et si la présence du Conseiller, le Grand Phare pourfendeur de Déchireurs, unificateur des terres, et de l'Oracle, Pilier des Mondes Extérieurs, Carlyn savait que tôt ou tard, à ce rythme, une catastrophe surviendrait. La chute d'un seul des deux protecteurs d'Akharia, dernière cité non Assujettie, serait le début de la fin, et ce même si l'Oracle seul leur garantissait encore des siècles de résistance... La cité survivait aux attaques, mais le prix payé était rude, chaque attaque fragilisait la trame de l'univers en un point ou l'autre, et les Ombres se répandaient, peu à peu... Akharia (et l'Oracle) n'était que la dernière étape, Elles étaient patientes. Elles savaient qu'il leur faudrait conquérir une majorité des Mondes Extérieurs pour vaincre ici.

Alors Elles continuaient leur travail de sape, frappant précisément lors de La Conjonction, quand les hommes ne pouvaient rien pour se défendre, quand même les Initiés dormaient nuits et jours, toujours esclaves des forces naturelles dont ils avaient tenté de s'affranchir.


L'Archi-Prêtre Carlyn était monté en haut du Conseiller. Il observait l'avancée des Ombres vers les îles, non loin.
A vrai dire, pour un oeil non expérimenté, il n'y avait que peu à voir. Un miroitement particulier des eaux de l'Oryx, l'impression que l'air devenait un décor peint, figé. Et puis surtout, dans les derniers instants, la lumière s'effaçant d'un coup, le ciel comme absent si on tentait de l'observer du lieu même touché.
Alors les herbes devenaient cendres sans la moindre flamme, la terre rougissait et noircissait en même temps. Et toute vie hurlait ses dernières bribes de conscience non Assujettie tandis que la Transformation s'opérait, que le sang coulait des peaux flétries prématurément, que les chairs et les os se tordaient, les yeux se creusaient et s'injectaient, atteignant cette lueur jaune-orange si particulière. Les cranes nus de ceux-là qui avaient été des humains, peu de temps auparavant, parachevaient l'Oeuvre ignoble : la naissance de nouveaux zombies.

Les animaux aussi se transformaient, et leur sort était encore moins enviable. Les oiseaux de toute sorte devenaient vampires psychiques partant à l'assaut des terres non encore Assujetties. Les chiens devenaient Loups de Cendres, dont un seul regard pouvait suffir à Déchirer des bandes de terres affaiblies, ou comme leur nom l'indiquait, à réduire en cendres tout ce qui faisait obstacle à leur avancée, d'un seul regard.

Les animaux se mettaient en marche, comme les Déchireurs commençaient à sortir du sol. C'était les Ombres Premières, presque des bébés si l'on peut dire. Des enfants affamés et sans pitié, qui dévoraient ce qui liait les terres entre elles. En apparence, Ils ne touchaient à rien... mais le paysage ravagé devenait peu à peu flou, le brouillard montait du sol... et même l'appel du Conseiller, sa lumière, ne pouvait plus suffire à ce stade. Si l'attaque était coordonnée en plusieurs lieux, Il ne pouvait tout défendre, et le brouillard se levait partout... puis il se dissipait, et les eaux de l'Oryx attestaient de l'absence de ce qui s'était trouvé là, avant... une nouvelle parcelle de terrain avait été Déchirée... elle était encore là, quelque part, les Ombres seules savaient où elle était, et à quel moment, car la géographie était très incertaine dans les Territoires Assujettis.

Quand Le Conseiller ne suffisait plus, devenant lui-même une cible, car incapable de défendre sa propre base en plus du reste, l'Oracle entrait en action. Mais c'était une action désespérée.
Il agissait alors comme une colossale ancre, jetée dans la Mer des Mondes Extérieurs, agrippée solidement aux entrailles de chacun d'entre eux, quasiment inamovible. A chaque traction exercée par les Déchireurs, cette ancre tirait à son tour sur les Mondes Extérieurs, arrachant des pans entiers de réalité qui étaient alors projetés ici, sur Elona.

Ces Bandes Extérieures, les Déchireurs ne pouvaient rien contre Elles, Elles n'étaient pas d'ici. Elles amenaient avec elle un peu de leur monde d'origine, libre des Ombres, et représentaient par là même des obstacles infranchissables, qui stoppaient peu à peu l'attaque.


C'était ce qui était en train de se produire, déjà, alors même que les Ombres n'étaient pas encore ici. Mayron avait décidé de prier l'Oracle pour qu'il s'Eveille plus tôt, cette fois. Et partout, des îles surgissaient de nulle part entre celles existantes, créant un cordon de protection autour d'Akharia et ses provinces, annulant l'effet des Déchireurs en se rattachant à leurs cibles.

Progressivement, les îles se rattachaient au continent par ajouts successifs... il allait falloir gérer les nouveaux arrivants, et ça ne serait pas simple. Ca ne l'était jamais. Pour l'heure, ils représentaient un atout, qu'il convenait d'exploiter le plus vite possible : les Ombres ne pouvaient rien contre un seul d'entre eux, pas plus que les Passeurs. Ils étaient d'une autre réalité.

Mais d'ici à deux ans, et la prochaine Conjonction des Frères Jumeaux, ils seraient Assimilés, reconnus par Elona comme ses fils... et donc, à la merci des Ombres à leur tour.

Il faudrait faire vite, pour pouvoir agir avant.

Carlyn pensait à ça, en regardant une nouvelle île qui venait d'apparaître, fermant le cordon de protection. Une sorte de bateau était amarré, et deux humains, un homme et une femme, semblaient profiter du soleil, inconscients que pour eux, ces moments de douceur étaient du passé, déjà. Ils ne reverraient malheureusement jamais leur monde.

Mais peut-être pourraient-ils aider à ce que Elona lui ressemble, un jour...
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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 12:12
Il n'est plus l'heure
de dire ou taire
ou prier, hier
est passé il n'est plus l'heure
d'une suite telle que rêvée
les secondes déchirées
gisent à nos pieds, en pleurs

Même tendre la main les achèveraient
alors nous ne bougeons pas, et tout disparaît
en un souffle ou moins, et le coeur
se révolte mais la douleur, même intense
est sereine. Je pense :

Il n'est pas de douleur
qui puisse faire préférer l'autre côté
à ce monde où tu es
même si loin, ô tant d'erreurs

Il n'est pas de douleur
qui gomme la profonde paix
de te savoir là, quelque part, et d'écouter
le silence sans plus en avoir peur

parce que tu existes il y a encore à espérer
de ce monde qui t'a fait, il y a encore à chercher
des pas à ta hauteur

et ainsi jusqu'au bout te remercier d'exister
petite soeur...

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 23:39
sur une liste de mots qui devait être la #032, mais vu ce que j'en ai fait, j'ai hésité à la faire figurer... mes excuses à la personne qui me l'a proposée...

#032 - Motdit

choucroute, vacances, vent, délire, misère, bourrique, pantoufles, sexuel, matin, désarroi




un vent de délire soufflait sur leurs vacances, ça les changeait des soirées en pantoufles, regards rivés tels des bourriques sur la misère intellectuelle des émissions télé, des plats faciles à préparer, des choucroutes avec les copains le vendredi.

Loin d'eux le désarroi de la mollesse, il retrouvait sa fierté et elle, le plaisir sexuel. Les matins calins achevaient de
ressouder le couple...
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