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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 00:00
Je n'ai pas eu à chercher longtemps pour savoir par quel texte s'ouvrirait "Mots d'Ailleurs", nouvelle section de mon blog, dédiée à des textes (et des auteurs) d'exception. Je n'ai jamais oublié le plaisir rare pris à la lecture de cette lettre de Damien Saez, découverte sur le blog infinity... Un texte inclassable, qui parle de notre monde comme il va, nous tels que nous sommes, le temps qui passe et ne guérit de rien, et les moments par lesquels on passe chemin faisant...
Alors aujourd'hui, à mon tour de vous partager ce plaisir, même si j'avais déjà eu l'occasion de le faire le temps d'une citation (Séparation
). Mais ce texte ne peut se résumer à si peu...


Le soleil se lève et nous voilà encore en cette aurore de troisième millénaire, spectateurs de nos échecs, acteurs de nos futurs. On avait pourtant juré et de Nüremberg à Sarajevo, rien n'a changé, juste la manière, comme si l'humanité elle même s'infligeait sa propre sélection naturelle, comme si le sang nourrissait le progrès et le progrès le sang. C'est étrange, internet est là mais y'a plus d'éducation et les symboles ont pris feu, sous des slogans de paix, la crise est née, sous des rêves d'amour, sida et latex ont enterré le Rock, aujourd'hui c'est disco 2000 et dragées pour baiser. Mais putain n'y a t-il rien à foutre ici que supporter le cul de cette société bien assise entre un restant d'humanité et un confort capitaliste que chacun serre dans sa main comme on sert le sein d'une nourrice. Et puis la France...
Un américain disait : " La France, ah oui, c'est le pays qui se range toujours du côté des vainqueurs ", espèce d'inculte batard d'américain, t'avais bien raison.

J'en ai marre d'entendre les mêmes conneries à longueur d'ondes, la même merde qu'on livre par kilotonnes à des milliards de crétins qui n'ont pas le choix.
Non la terre n'est pas ronde, elle est carrée, câblée et nos coeurs avec. Et puis les extrêmes montent et puis les gens ne lisent plus, la violence devient une communication et la réflexion meurt sous les millions d'assauts quotidiens que nous livrent les Microsoft et autres fascistes de la communication. Ah la " communication ", quel grand mot.
Aujourd'hui le bruit rassure et le silence fait peur.
Ce soir je viens de te laisser un message pas très joyeux car ce soir... c'est la fin d'une histoire d'amour, en tout cas, la fin physique.. les êtres aimés des dieux meurent jeunes. Au moins les lettres ont plus le parfum des souvenirs et des coeurs que les conversations de nos portables.
Quand je regarde un peu en arrière, j'ai le sentiment d'un jour et d'une nuit qui se sont croisés sans jamais vraiment accoucher du crépuscule ou de l'aurore qui font véritablement la beauté de la lumière, et des ténèbres. Un jour...

Posée comme une étoile, y'a cette photo de toi, posée sur le bureau de cette chambre d'hôtel, cette photo que je n'ai pas mais que j'imagine. Mais ce n'est pas toi qui me manque, en fait il me manque celui que je fuis, je voudrais fuir ce que je connais, fuir ce qui nous appartient, fuir ce que j'aime, je voudrais m'en aller vers un endroit. Mais dieu que c'est dur d'avoir vingt et un ans tout seul et j'ai mal à la tête et à l'univers entier et putain que c'est bon d'aller vite, car nos jours sont comptés chère soeur d'aventures, car nos jours sont comptés cher frère de luxure, et le décompte va vite...
La nuit est si belle ce soir. Il pleut et le chuchotement des gouttes berce un monde qui s'endort..C'est Dieu qui pleure ! C'est Dieu qui pleure ! Au moins nous ne sommes pas seuls, finalement c'est un peu ça, le ciel est un vrai compagnon de larmes, c'est un peu triste mais c'est déjà ça.

A nous,

Damien

Sources de la version dactylographiée : http://charloulou.blogspot.com/2006/11/frres-et-soeurs.html
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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 10:07
Cet amour ne serait que folie à nos âges
qui de si loin se regardent
mais pourtant s'oublient

notre amour ne serait pas davantage
pervers, désir qui s'installe
hors-sujet et sale

illusions manipulations
déraison

notre amour ne serait, en haut de ta page
qu'une rature qu'il faudrait effacer
avant que l'encre n'ait trop seché, avant
qu'il ne soit plus temps

mais trop tard déjà pour le tenter
nos peaux se rêvent assemblées, nos âmes
saignent de la distance
chaque pas nous rapproche de son échéance
chaque instant nous transforme, mari et femme


bientôt ils ne pourront nier la réalité
bientôt il leur faudra bien se taire
Ne plus parler de notre amour comme d'un orage
qui passera puis le soleil...
ne plus pouvoir te garder en cage

bientôt notre vie va commencer
dans la douceur mais le fer
leur sera réservé

Cet amour, notre paysage
notre éternité
je ne laisserai personne nous le voler

cet amour, notre folie sage


Finalement nous nous sommes trouvés.
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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 09:40

[...]
Écrire pour soustraire des instants de vie à l’érosion du temps.

Écrire pour devenir plus fluide. Pour apprendre à mourir au terme de chaque instant. Pour faire que la mort devienne une compagne de chaque jour.

Écrire pour donner sens à ma vie. Pour éviter qu’elle ne demeure comme une terre en friche.
[...]

C'est presque impossible d'extraire des citations de ce texte, Ecrire, dont j'ai découvert un passage sur le blog "Première Aile". Il faudrait le reproduire en entier, mais je préfère vous envoyer directement vers le site remue.net, qui recèle nombre d'autres merveilles, que j'explorerai avec vous prochainement, en ces lignes ...

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 09:32
En réponse au poème "La nuit de Tilk, que je reproduis ici, je vous présente la suite, écrite dans les commentaires sur son blog.
N'hésitez pas à lui laisser également vos commentaires.
Ce texte fait partie du recueil "à quatre mains".



la nuit 
meurt
toujours

la nuit
meurt
chaque jour

de son 
cadavre
s'échappe

le
noir
viral

l'angoissant
noir
viral

9/10/2007
le noir hanté
de nos rêves
avortés

le noir viral
de ceux
qui ne viennent pas

le noir
jamais total
où les ombres

dansent
sur nos âmes
qui pleurent

dansent
sur nos peurs...
ce noir

des nuits trop blanches...

16/10/2007
Michel - Faux rêveur
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15 octobre 2007 1 15 /10 /octobre /2007 07:58
On n'est pas obligé de comprendre pour aimer. Ce qu'il faut, c'est rêver.

David Lynch
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