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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 14:05

Pourquoi faudrait-il, dis-moi
Choisir d'être pour ou contre toi ?

Mais puisqu'il faudra bien te répondre
Je suis assez pour être contre

Tout contre ...

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29 mars 2008 6 29 /03 /mars /2008 10:50
A l'occasion du Sidaction, un texte écrit il y a déjà pas mal de temps, et qui peut-être parlera mieux que je ne le pourrais de cette foutue maladie, mais aussi de l'amour, qu'elle n'empêche pas, quand il est vrai...



Un éclat de vie dans ton regard fiévreux. Ta main dans la mienne. Mon cœur qui bat plus vite.
Comme la première fois que je t’ai vue, il y a 10 ans.
Rien n’a changé.

« Je t’aime, Valérie … ne dis rien, repose-toi »

Un baiser achève de te convaincre, tu me souris et fermes les yeux. Tu t’endors, heureuse.

J’attends un peu, je te regarde. Je ne pourrais pas imaginer ma vie sans toi. D’ailleurs le médecin est venu me dire que ce n’est pas encore le moment. Tu réagis bien au traitement. Sans doute sortiras-tu dans une semaine. Il parait que tu en aurais encore pour un an ou deux, au moins. Largement le temps de ne pas y penser.

Je remonte les couvertures sur toi, machinalement, puis je repars traîner un peu dans la salle d’attente. J’attends ton réveil. Tu voudras sans doute que je continue à te lire ce livre que tu aimes tant. « La demi-pensionnaire », de Didier Van Cauwelaert. Tu sens que c’est un peu toi, cette femme seulement à moitié vivante, mais profitant pleinement, pas comme tous ces gens qui ne savent pas leur chance …

Je me rappelle encore comment tu m’avais annoncé la nouvelle, peu après notre rencontre. Brutalement, pour me faire fuir. Parce que tu en avais marre d’espérer pour rien. Parce que tu ne croyais plus avoir le droit d’espérer. Tu préférais que je parte plutôt que ma pitié ou ma peur. Ou mon jugement.
Un baiser t’avait répondu, et un long regard souriant. Comme aujourd’hui, quand tu as voulu me dire que tu n’avais plus la force de te battre.

Je te connais si bien.

Il y a eu le regard des autres, ceux qui savaient et nous jugeaient. Les mots de mes amis, ma famille, pour me mettre en garde. Les moments d’abattement. Mais je n’ai jamais douté.

Il y a eu ta honte après les mois, parce que tu aurais bien voulu me dire de ne pas le mettre, ce préservatif. Parce que tu te sentais intensément malade, toi toujours si pleine de vie, chaque fois que je le mettais. Alors j’inventais des jeux pour que tu en ries, parfois aussi je le mettais sans que tu remarques le geste. Puis c’est devenu naturel.

Je me rappelle qu’on ne te donnait pas 6 mois à vivre. On ne nous donnait aucune chance, non plus. Et me voilà aujourd’hui, 10 ans après, à attendre que tu te réveilles.

Et plus je pense à nous, plus je sens que nous sommes heureux, pleinement, malgré ta maladie qui n’a jamais été un obstacle. Malgré cet hôpital quand je préfèrerais t’emmener voir la mer …


Ton murmure me tire de ma rêverie.
Si tu n’étais pas ma femme, si c’était le premier regard, je tomberais amoureux, là, mes yeux dans les tiens.

« Je t’aime »
Moi aussi, chérie …

29/04/2002
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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 10:32
Je viens de publier un nouveau poème, intitulé D'évidence, sur le blog Chairs et Ames.
Je vous invite donc si le coeur vous en dit à aller le découvrir...

Bonne lecture :-)
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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 10:14
J'ai failli oublier de vous partager la nouvelle : les statistiques de mon blog viennent de franchir les 100.000 visiteurs uniques, il y a 3 jours. J'avoue que l'énormité du total m'a surpris. Mais avec un nombre de visiteurs tournant entre 200 et 300 par jours depuis déjà quelques mois, pas de doute que ce chiffre va rapidement augmenter, il pourrait même doubler en un an qui sait.

Mais là n'est pas l'important.

Je tiens à remercier tous les visiteurs, qui m'ont suivi régulièrement depuis les débuts (le 30/10/2005) et qui ont contribué à l'une ou l'autre des 427697 pages vues dans la période (celui-là aussi il est énorme, non ? plus de 4 pages vues en moyenne par visiteurs, je suis gâté ! ). Ce blog ne serait rien sans vous, qui me lisez, me faites part dans vos commentaires ou en mail privé de ce que cela vous a inspiré... Mon but a la base était de partager, plutôt que de simplement "faire étalage", et je dois bien avouer que vous me comblez à ce niveau.

Et certaines personnes me disent que ce n'est qu'un début...

Alors à bientôt pour la suite, en espérant qu'elle vous plaise toujours autant :-)

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25 mars 2008 2 25 /03 /mars /2008 19:29

Un poème pas tout à fait récent, dont je ne préciserai pas la date pourtant, car elle n'est tout simplement pas importante. Ne compte que l'écho qui persiste dans ce que l'on nomme "présent"...


Fidèle à cette fable - ne pas avoir été -
J'ai oublié je crois plus que le nécessaire
Toujours été aimable quand il fallait donner
Le change, toutes les fois où il fallut me taire

Essentiel aujourd'hui sur tout ce temps perdu
De baisser le rideau que rien ne vienne troubler
De mes errances le fruit - paix enfin reconnue -
Ne plus voir que le beau mais pas le prix payé

Essentiel aujourd'hui d'être ce "lâche" encore
Et de fuir dans la joie toutes les chances avortées
Dans la joie parce que luit au plus proche des corps
Comme le sens de tout ça ou l'ultime vérité

Fidèle à cette fable, pas dupe, non, c'est certain
Mais taisons donc ces routes pourvu que vienne au bout
- Comme assis à cette table en ce jour sans chagrins -
Le pardon d'une écoute et plus rien que le doux


Multiples nous avançons, folie que d'espérer
Fusionner un beau jour toutes ces voix hurlantes
Multiples nous demeurons, ne sert que d'accepter
De ne pas être toujours cet Homme de nos attentes

J'aurai su à mon tour que pourtant la vie chante
Que la mélodie est telle par nous composée
Et qu'à jouer les sourds nous seuls créons les pentes
Pour le plaisir peut-être d'une victoire arrachée

Pouvoir dire par après "toujours j'aurai lutté"
Mais cette guerre après tout, furieuse simplicité
Ne la gagne-t-on pas en ne la menant plus ?
Chacun selon ses goûts, mais l'amer ne me plaît

J'ai arrêté mes pas, le bonheur est venu

Et même de l'au-delà
Les peurs ont disparu


Il ne reste de ce fou qui hurlait sur les toits
Des amours impossibles, des douleurs maquillées,
Qu'en la moitié de nous quelques regrets, parfois
Et puis une place immense, déjà réoccupée ...

Fidèle à cette fable pourtant j'aurai été.

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