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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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30 octobre 2008 4 30 /10 /octobre /2008 00:00
La moindre chose contient un peu d'inconnu. Trouvons-le.

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29 octobre 2008 3 29 /10 /octobre /2008 00:00
Rien ne devrait recevoir un nom, de peur que ce nom même ne le transforme.

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 13:35

Aimer, "ça fait mal et ça fait rien" (dixit Zazie). En tout cas, "rien de grave". Aimer, c'est vivre, et la vie passe, mute, ne se fige que quand on la refuse telle qu'elle est.

Nous avons tous de tels refus, ou pire, de fausses acceptations, des moments où l'on pense devoir changer, mais où l'on ne change pas ce qu'il faudrait, quand on confond désirs et aspirations profondes, quand surtout on cherche à retenir quelque chose que l'on sait déjà parti, écrit, inéluctable ... sinon, pourquoi en aurait-on si peur ? Cette sale peur, qui est le refus lui-même, les habitudes ...et qui ne sert à rien. Parce qu'au bout ... rien de grave.

Il y a tout ça dans le livre que nous propose Justine Levy, son deuxième "roman", au style très enlevé, très "émotionnel". Pas forcément de la très grande littérature, mais des mots simples qui font mouche, en nous emmenant au coeur d'un vécu. Un livre entre tendresse et "cruauté", entre rire et larmes, douceur, douleur, espoir ... beaucoup de lucidité par rapport à elle-même, d'autodérision ... son amour pour ses parents est aussi évoqué de façon touchante ...

Justine a aimé, a souffert, a refusé de mille façons. La vie, juste la vie, ni toute rose ni horrible, voilà ce qu'elle a écrit dans ces lignes. Un style, l'autobiographie romancée, dans lequel il est facile de tomber dans l'autocomplaisance, la victimisation, ou une sorte de "grand déballage" pseudo-sincère et narcissique. Rien de tout cela ici. La narratrice est ce qu'elle est, ni une héroïne ni un monstre, n'importe qui, un peu (et même beaucoup) nous par endroits, et ça transpire, la sincérité est indéniable, il est évident que le but n'est pas dans un quelconque "regardez comme j'ai souffert !!!" ou autre "regardez comme je suis forte je m'en suis sortie !!!"
Non.

A travers ce livre, Justine envoit simplement un message à celles et ceux qui se reconnaitraient dans ses mots, pour leur dire "peu importe jusqu'où l'on descend ... on peut remonter. Vous y arriverez si vous le voulez. C'est rien de grave".

Et pourtant ... la petite fille qui n'a pas grandi, l'amour pas encore adulte, mariage, bonheur, mais fissures, peur de ne pas être à la hauteur. Alors la dépression, les amphétamines prises pour "être mieux", être "celle qu'il lui faut" (à son mari) ... jusqu'à ce que ce ne soit plus viable. Alors la cure de désintoxication, mais le divorce finalement (parti pour une autre, du jour au lendemain ...), ... voilà le genre de spirale dont on ne sort pas indemne, et il faut y voir la raison de l'absence quasi totale "de goût comme de dégoût" de la narratrice, la raison de son détachement, sa quasi-indifférence. Qui prouve qu'en fait elle n'en est pas encore sortie. Presque, seulement. Avec encore ce besoin de se blinder inconsciemment, (par peur que ça recommence), parce qu'on n'a pas encore réappris que le beau peut vraiment être beau mais sûrement pas à distance, et qu'on fait le fort.


Alors, incomplet, ou raté, ce livre ? Vraiment pas.

Il est avant tout un témoignage "sur le vif", pendant la phase de reconstrution. Message d'espoir, même détaché. Justine se trompe sans se tromper, à chaque pas, comme chacun de nous, mais ne prétend à aucun moment avoir raison pour quelqu'un d'autre qu'elle même. Même à la fin, où elle semble être aveugle à ses propres pas, à ses propres contradictions, quand elle veut mais ne veut pas ... cette fin est magnifique, quand ses démarches (je ne dévoilerai rien) démentent son détachement, en scellent la mort prochaine ... il y a bien plus qu'elle ne l'écrit sur la dernière page, dans cette fin, qu'elle a sans doute voulue plus comme un avertissement lancé au destin, s'il lui prenait l'envie d'écrouler ses fragiles chateaux de bonheur ... "je suis prête, c'est rien de grave". Bien plus, mais qui restera dans le non-dit, le "encore à vivre", façon "le plus beau reste à venir".

Le livre reste marqué par les trois mots qui lui servent de titre, et qu'on ne retrouve cependant qu'une fois dans l'ouvrage, à la fin. La façon de les amener fait qu'ils recouvrent toutes nos émotions de lecture, et presque nous les volent, nous poussent à réfléchir. Il y a de la douceur dans ces mots, de la douleur aussi, de l'acceptation, ce sont les mots d'une femme devenue vraiment adulte.
Je parlais de vol, en ce sens que voilà un livre qui me semble impossible à relire en retrouvant le plaisir, les émotions, de la première lecture. C'est le cas de beaucoup de lire, mais dans le cas de celui-ci, il se lit trop vite, beaucoup trop. Deux heures m'ont suffi pour en venir à bout. Et déjà le goût me manque.

Alors savourez, parcourez chaque ligne lentement, patiemment. Laissez vous imprégnez par ce livre. Il en vaut la peine.

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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 00:00
Rien n'est plus dangereux qu'une idée quand on n'en a qu'une.

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 12:05
J'avance dans le noir, et puis je ne sais pas
si demain sera plus clair, si j'y serai celui
qu'elle espère. Je la gagne et la perd à chaque pas
Je tangue et tangue encore. Elle me suit
espérant que j'arrête, espérant patiemment
que vienne le demi-tour ensemble vers la lumière
Et je comprend, mais mes pas pourtant
ne dévient pas,  et je me perd

Elle ne me quitte pas.

J'avance dans le noir, elle m'éclaire
avec acharnement à chaque heure qui passe
elle me suit dans tous les chemins, à l'envers
de la raison même, elle retrace
obstinément la voie vers demain, je la suis
quand j'oublie un instant les étapes de cendres
quand j'oublie d'avoir mal de ce qu'était ma vie
quand le feu brûle enfin de tout réapprendre.

J'avance dans le noir, sa main dans la mienne
la route est longue, elle est l'horizon
Je ne vois qu'elle, ce n'est pas une chaîne
de plus, ni même un abandon
Je ne vois qu'elle, c'est l'exception
un choix qui était vraiment à ma portée
un choix que nous avons fait, une union
qui reste suspendue, presque scellée

Elle ne se dérobe pas.

J'avance dans le noir, pourtant j'y vois plus clair
Dans celui que je suis, des autres je vois la part
Dépassé désormais le temps des vaines prières
à ceux-là qui jamais n'ont essayé d'y croire
et sournoisement ont construit mon image
comme un moule pour façonner et emprisonner
Aujourd'hui j'avance dans le noir, loin de cette cage
j'ai refusé la voix de leur "facilité"

mes hésitations valent bien davantage
que leurs certitudes empoisonnées

Peu à peu je trouve les miennes à tes côtés
rien n'est simple, rien n'est acquis
j'avance comme je peux, je ne cesse de tanguer
mais j'avance, et jamais tu ne fuis

La suite n'est qu'à nous et je jure : j'y serai
si tu ne cesses de l'espérer...


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