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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 13:36
Etre captif, là n'est pas la question. Il s'agit de ne pas se rendre : voilà.

Nazim Hikmet 
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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 11:28
Le temps
défile, le temps s'efface

Restent les espoirs, les rêves
en suspens, "jusqu'à la trêve"

Reste l'envie inexprimée
presque oubliée

Et le temps passe, passe
et l'eau dort

Et personne ne se méfie, le temps passe
et l'eau dort, encore
et encore

et... 

un remou, briseur d'apparences
deux fois rien pourtant, il faut bien
que le dormeur se retourne parfois
il faudrait presque s'en excuser pourtant

d'être encore, au fond de ses rêves
celui qu'on était avant

Parce que le temps
défile, le temps s'efface
et il faudrait que l'homme accepte
qu'il renonce qu'il change et même à la fin

qu'il soit

ce que d'autres ont fait de ses pas.


Mais je ne le suis pas.


Il y a des choses sur lesquelles le temps n'influe pas.

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 06:15
Le "Roi de la Pop", Michael Jackson nous a quitté hier, à l'âge de 50 ans, des suites d'une crise cardiaque.

Malgré le côté sombre du personnage, le nombre d'années écoulées depuis ses sommets musicaux, malgré tout ce qu'on pourrait dire contre lui (et il faut reconnaître que les critiques ne sont pas dures à trouver), vous serez sans doute nombreux à penser, comme moi, qu'il est très difficile de concevoir un monde sans lui...

Je me suis permis d'emprunter le titre de cet article au rappeur américain LL Cool J, qui salue ainsi celui qui fut l'idole de son enfance en même temps qu'il était l'idole de millions de gens.

Va en paix Michael. Et comme tes fans te l'ont encore chanté hier, "You're not alone"...

 
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 23:37
Tu es cette fille sérieuse
qui fait la folle, aussi
sérieusement
tu es la mante
peu religieuse, tu aimantes
les yeux
tu travailles tu joues
tu te joues de tes doutes des
certitudes absurdes
tu esquisses un sourire, tu dessines
un mouvement un autre, hésitant
seulement sur l'intensité
tu avances tu recules
tu fais et défais
la femme que tu auras été
l'homme que tu t'appliques à aimer
sans efforts
tu fais et refais
le lit le long fleuve
intranquille Tu pleures
tu ris tu
es

qui n'es-tu pas que demain
ajoutera à ta palette
qui n'es-tu pas encore ?

déjà tu le hurles
d'un regard amusé
d'un silence habité

à chaque instant jusqu'après...
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15 mars 2009 7 15 /03 /mars /2009 19:24
Il y a des souffrances à n'en plus finir
des combats par milliers à mener
de toute urgence, des priorités à définir
et tous les jours recommencer avancer

il y a tant à dire, de tellement de manières
toujours des mots à opposer à la réalité
qui se déchire de partout, tsunami amer
il faut courir, courir, surtout ne jamais arrêter

de dire, de faire... mais pourquoi faire ?

Aux mots succèdent les mots, qu'y entend-t-on encore
entre tant de mensonges, le vide et les excès
trop de causes, trop de sens, une seule vie un seul corps
Mais c'est un mal aujourd'hui de n'être que soi, il paraît

il faut être aussi ces enfants qui meurent je ne sais plus bien où
le monde est vaste, et il n'y a qu'une seule chaîne à la fois
un seul combat à mener pour le mener bien, dans ce monde de fou
où il est si dur déjà de diriger ses pas

loin de l'enfer, alors tant pis si ça ne suffit pas

Il y a une vie à vivre avant de pouvoir prétendre
sauver toutes celles là moins chanceuses, "avoir du coeur"
et si l'égoïsme est bien de ne pas entendre
l'appel, on peut aussi être appelé ailleurs

et si souvent il y a ce silence qui ne se rompt plus
en réponse à toutes les urgences
si facile d'entendre que ce n'est pas de l'indifférence
il suffit d'écouter au lieu d'imposer ses vues

ses idéaux si loin du quotidien des rues
si loin des cités, de la priorité :
survivre un jour de plus
payer la nourriture payer l'électricité payer...

et être méprisé de ne pouvoir donner
ni d'argent ni de temps ni même de mots
asphyxié sous le flot
toujours payer...
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