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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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3 février 1999 3 03 /02 /février /1999 00:00
Une feuille vole doucement
Au vent d’automne.
L’esprit soudain s’étonne
De cet air insouciant,
De la sève qui s’écoule, fière et libre,
Sous l’écorce de cet arbre que l’on voyait déjà mort,
Mais qui par delà les hivers, tient encore
Le tronc bien droit, de cet équilibre
 
Et du sourire naissant,
Quand la rosée agace les bourgeons,
Et quelle que soit la saison,
Parce qu’il sait ses racines loin d’avant.
 
La conscience vient alors
Que le temps n’est pas qu’une légende,
Que vers le futur, les envies tendent
Toujours quand vient l’aurore,
Et que la vie est aussi belle
Que cette feuille qui vole au vent
D’automne, puis se pose
 
Perpétuelles métamorphoses.

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26 janvier 1999 2 26 /01 /janvier /1999 00:00
Une fillette, toute à ses jeux,
Dans l’herbe se roule avec sa poupée.
A son rire, doucement, maman fleur bleue,
Répond par une tenture écartée
Avant de s’en retourner rêver,
Une rose dans les cheveux,
La tête sur l’oreiller
Avec son amoureux
 
La fillette, pendant ce temps,
Sous l’œil attendri de la bonne,
Regarde des pétales voler au vent,
Ecoute les abeilles qui bourdonnent
Et, du pistil à la ruche, en balais incessants,
S’en vont préparer le miel
 
Elle s’endort, finalement.
A l’horizon, sur la forêt si belle,
Le soleil se couche peu à peu
Maman descendue l’emporte vers son lit
Et ne demande à la vie rien de mieux
 
Parfois en cette terre certains trouvent le paradis
Et savent y être heureux.

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26 janvier 1999 2 26 /01 /janvier /1999 00:00
Unis devant l’autel,
Mariés pour le meilleur et pour le pire,
Rougeur au moment du baiser, la photo sera belle,
Un moment de bonheur pur, quelques éclats de rire
 
Un buffet « à la française »,
Boudin et saucisse marseillaise,
Puis belle-maman parle de Jésus
Beau-papa de déserts arides
Où la nation perdit sa vertu.
Et lui y gagna quelques rides
 
Quelqu’un joue du trombone,
Faux, mais au moins l’ambiance y est,
Puis c’est le téléphone
Qu’on débranche tant qu’on y est
 
Le dalmatien du voisin
Aboie à n’en plus finir,
Sur sa calculette, un lointain banquier cousin,
Fait et refait leurs projets d’avenir
 
Puis pour finir promet de regarder dans ses fichiers,
« Pour être bien sûr, vous comprenez ? »
 
Comme quoi on parle, on parle, mais à vrai dire …
 
 
Demain, le rêve reprendra ses droits
Au calme, espèrent-ils
Loin de cette clameur, de ces fracas,
Quelque part dans les îles
 
Il sera encore temps dans un mois
Pour la réalité
En attendant … - mais laissons les là :
  Nous n’avons que trop détaillé déjà. -

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26 janvier 1999 2 26 /01 /janvier /1999 00:00
Une brique dans le ventre,
Un ordinateur à la place du cœur,
Toujours quelque chose à vendre,
Il connaît le laïus par cœur
Le même disque à chaque fois,
Juste quelques mots changent, pas le sens
Lave-vaisselle aujourd’hui, demain il ne sait pas
Et son bic sur son bloc-notes calcule, par avance,
                   
Sa commission de vendeur,
 
Carnassier dévoré d’ambition
L’instinct du tueur,
Mais végétarien, pour faire diversion.
Pour l’argent, toujours omnivore,
Recyclage ou enfouissage des déchets,
Peu importe, les deux rapportent de l’or,
Aucun avis sur aucun sujet.
Il sait prendre la balle au bond,
Et toujours avoir l’air bien aimable,
Transformer chacune de nos illusions
En affaire rentable,
 
 
Mais quand revient le soir,
C’est sa solitude qui lui répond,
Quand lui revient en mémoire
Qu’un jour on lui a dit « non »
 
Et qu’il noie son cafard
Dans un verre de bourbon
 
Sans pouvoir oublier Son nom …
                          
 
Le lendemain, redémarrer
Surtout surtout ne plus penser à soi,
La « réussite » n’attendra pas
Poussière vite essuyée
Dans l’œil, et il avance
 
C’est sûr, il a bien de la chance …

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