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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 06:02
Sur une liste de mots d'Isabelle Servant, un texte qui a demandé du temps pour mûrir... Il est des sommets que l'on hésite à tutoyer, surtout quand on sait que quoi que l'on fasse, aucun mot ne peut être à la hauteur... alors je me suis permis d'emprunter quelques mots de Neruda lui-même. En espérant en avoir fait bon usage.
Merci à Pier de lune pour son site consacré à Pablo Neruda, qui m'a fait découvrir de nombreuses facettes du personnage



Un homme, né pour naître (1),
changeant à chaque pas de vêtements, de planète
de dimension, allant, venant (2)
un homme et son chant
qui recouvre l'univers
 
Et l'étamine ensemence tous les déserts
la voix se répand
De vies putrides en épuisements
promesse d'aubes plus lumineuses
berceuse
de nos douleurs qu'il brasse encore, sans fin. (3)
 
Un homme disparu il paraît. On l'entend encore
et un chant vivant ne fera jamais un poète mort.
 
Salut ô Neruda, parti sur le chemin qui s'éloigne de tout
et que rien n'a fermé (4), mission accomplie jusqu'au bout.
 
Salut à toi humain pour l'éternité debout.



(1) "Ainsi toute ma vie, je suis allé, venu, changeant de vêtements et de planète." (Pablo Neruda)

(2) "Je déclare ici que personne n'est passé près de moi qui ne m'ait partagé. J'ai brassé jusqu'au coude et rebrassé dans une adversité qui n'était pas faite pour moi dans le malheur des autres." (Pablo Neruda)

(3) "Né pour naître", Pablo Neruda, réédition 1996, Gallimard

(4) "Vingts poèmes d'amour et  une chanson désespérée", Pablo Neruda, réédition 1998, Gallimard
Extrait du poème 11
" Ah! suivre le chemin qui s'éloigne de tout,
que ne fermeront pas la mort, l'hiver, l'angoisse
avec leurs yeux ouverts au coeur de la rosée "
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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 11:36
Quelques courtes nouvelles, écrites au fil du temps, qui à mon sens font le tour des multiples aspects, émotions, contradictions, de la vie. Les genres varient, de la science-fiction au fantastique, en passant par le noir, le romantique... Je les offre à votre regard... n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez...

  1. A coeur perdu
  2. Perspectives
  3. La mort, la vie
  4. Elle
  5. Acte de foi
  6. Chaînon manquant
  7. En attendant la pluie
  8. Le serment
  1. Une vie
  2. Anna
  3. Passage
  4. Crime parfait
  5. Aurore
  6. La boue
  7. Partition
  8. Comme d'habitude
 
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26 juin 2006 1 26 /06 /juin /2006 13:02
Ah, ce "pourquoi"... ! tyrannie du "pourquoi" ! Il faut toujours obligatoirement une cause à tout, sinon le monde s'arrêterait de tourner... et pourtant il tourne et vous ne savez pas pourquoi ! Ah ! Oui je sais, je m'éloigne du sujet.
Mais pourquoi voudriez-vous que je sache mieux que vous la cause de tout ça ? Par quel miracle ?

Oui, je suis l'auteur des faits. Mais je ne le nie pas ! sauf que je ne sais vraiment pas pourquoi.

Franchement, nous nous entendions super bien, mariés depuis peu, fous de passion... pas une ombre au tableau, pas une dispute... enfin si, je vous vois venir, comme quoi un couple trop parfait ça cacherait quelque chose... bien sûr il y avait des petites choses, des détails, comme dans tous les couples. Mais quelques gentillesses, beaucoup de compréhension, d'écoute, et tout s'arrange toujours ...

Je vous vois perdu, inspecteur... j'avoue, je le suis aussi. Ce qui me perturbe le plus est de n'avoir ni remords, ni chagrin : je l'aimais, et elle ne me manque pas. Vous voyez, j'ai dit "je l'aimais" alors que normalement je devrais encore l'aimer, non ? A moins que je lui en veuille de m'avoir poussé à lui faire ça ? Alors ce serait elle la cause ?
Trop simple.

Elle m'a juste demandé de lui passer le couteau, je me suis retourné et c'est venu comme ça. Peut-être une envie malsaine de la surprendre encore une fois je ne sais pas...

Je suis fou, voilà. Vous êtes content ?

Non, je le vois bien...

Tant pis. Pas d'autre idée en stock.
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21 juin 2006 3 21 /06 /juin /2006 12:00
Ce texte a été écrit pour figurer sur le site Fulgures (1500 caractères maximum).



Vous vous croyez invincible, immortel. Bien sûr, comme tout le monde, vous avez parfois des petits bobos, des moments de fatigue, des "j'suis pas bien", mais ça ne dure pas très longtemps, juste les aléas de la vie.
Vous ne pouvez imaginer une seconde que ça soit pire.

Et puis les douleurs s'accumulent, la fatigue augmente, les problèmes persistent, mais, évidemment, ça n'a jamais les mêmes causes.

Mais si...

Mais non. Vous n'y pensez pas.

Jusqu'au jour où vous ne pouvez plus vous le cacher. Vertiges, douleurs croissantes... vous inventez encore des causes mais vous avez besoin qu'un médecin confirme, donne une solution, un médicament quelques jours et puis basta.

Et le médecin vous écoute, vous ausculte, mais ne dit rien.
Puis vous renvoie vers un autre médecin, un spécialiste.

La peur s'installe, mais non impossible, il s'inquiète pour rien ce médecin... "la prochaine fois j'irai en voir un autre !"

Spécialiste, tests divers. Vous en connaissez certains, et les résultats à obtenir.

Les vôtres ne collent pas.

Angoisse.

Et là, vous aimeriez qu'il vous dise clairement ce qu'il faut faire, quel médicament prendre, à quel régime se soumettre, quel rythme de vie maintenir. Mais ce n'est pas si simple, et il faudra attendre d'autres résultats.
Et en attendant ? Votre état n'est pas critique, juste très sérieux. Au revoir monsieur, à bientôt pour les résultats.

Et dans l'intervalle, que faire de la terreur qui monte ?

Plus possible de faire semblant.

Game over.
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19 juin 2006 1 19 /06 /juin /2006 12:41
Ce texte a été écrit pour figurer sur le site Fulgures (1500 caractères maximum). Ceci explique la concision du récit...



Quand la voiture a explosé, je n'ai pas compris. Bien sûr Muriano m'en voulait pour sa marchandise... mais pourquoi maintenant, après tout ce temps ? Et pourquoi s'en prendre à Catherine ?
J'avais rompu avec elle depuis déjà un moment, et Muriano le savait. Elle était passée récupérer quelques affaires... des bibelots, rien qui mérite de sauter au plafond, encore moins sur une bombe...

Mais les voies de Muriano sont impénétrables.

Soudain je remarque le clignotement de mon répondeur. Peut-être l'explication est-elle là ?
Mais au moment d'appuyer, un doute m'étreint...

boum ?

Mais non, c'est impossible... s'il avait voulu me tuer, il aurait pu le faire n'importe quand les deux derniers mois. Décidément je ne vois pas pourquoi maintenant.

J'enfonce le bouton. Et je reste estomaqué, comme la voix de Catherine m'envahit.

"Quand tu entendras ce message, je serai morte sans doute. Je n'ai que ce que je mérite, j'ai trompé tout le monde. Toi en étant sa maîtresse. Vous deux en piquant la marchandise. J'ai tenté de faire croire que c'était toi... mais je suppose qu'il a compris tout de suite, il m'a fait suivre..."

"Tu dois te demander pourquoi ? Parce que je te hais pour l'enfant que tu ne voulais pas. Tu vas bientôt savoir à quel point".

Un flash : je repense à son briquet, oublié en partant.
Je l'ouvre : la puce est là.

Ma porte vole en éclat.
Suivie de ma tête dans le viseur de Muriano.

Il ne faut jamais dire non à une femme...
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