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Ce blog et les écrits qu'il contient sont mis à disposition par Michel Bosseaux (l'auteur) selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas d'Utilisation Commerciale - Pas de Modification 4.0 International.
 
 

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22 août 2006 2 22 /08 /août /2006 09:47
Comment dire "je t'aime", simplement ça, une seule fois, et que ces mots retrouvent la même force que si c'était la première fois, comme il me semble d'ailleurs que ça l'est, perpétuellement, dès que le son de sa voix me réveille, que son regard m'enveloppe ? C'est toujours la première fois, alors elle mérite un tout premier "je t'aime", celui-là qui comprime le coeur, qui brûle, comme la première respiration après une longue apnée...
Mais comment espérer encore pouvoir la surprendre, la bouleverser ainsi, maintenant, avec ces trois petits mots, pauvre refrain tout usé, lassant à force d'être répêté mille fois par jour au moins ? Mille fois, et ne pas réussir une seule à vraiment y mettre tout ce que je voudrais, à faire ressentir à quel point...
Alors recommencer, encore et encore, et parfois l'entendre respirer un peu plus court, voir son regard vaciller, croire que j'ai réussi, enfin... mais non, j'y étais presque. Je n'y étais que "presque".

Et me voilà à nouveau là, à me demander comment...
Mais je le sais, au fond.

Simplement, sans me poser de questions.

Et ce qui m'empêchera chaque fois de m'en contenter... ce sera toujours l'amour. A ne pas limiter à juste des mots. A recommencer sans fin. Alors je la regarderai encore, je prendrai sa main... et puis je recommencerai. Tout. Juste comme ça.

Parce que je l'aime.
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18 août 2006 5 18 /08 /août /2006 11:34
J'ai beaucoup écrit, quand j'étais plus jeune. De mon adolescence à la vraie prise de conscience de ce qu'adulte voulait dire, un flot quasi ininterrompu. Puis, du jour au lendemain, plus rien. Juste comme ça, comme quand on appuye sur le bouton pour éteindre la radio. Sauf que j'avais toujours le son dans ma tête.
On peut se libérer  de l'acte d'écrire, mais jamais des mots. Je crois que le problème est là : ils sont trop nombreux, le goutte-à-goutte de l'écriture ne peut pas indéfiniment suffire. Ecrire, c'est choisir une station sur la radio. Une seule à la fois. C'est l'idée que je m'en faisais, en tous les cas. Et dans ma tête, souvent, ça s'entrecroise trop, ça se recouvre, alors comment dissocier les voies, de quel droit choisir celle qui mérite d'être suivie, celle-là plutôt que toutes les autres ? Et pourquoi vouloir à tout prix rester sur la route, d'ailleurs, quand le hors-piste a tant à nous apprendre, sur notre texte (et nous au travers) autant que sur l'écriture elle-même ?

Aujourd'hui, j'ai compris que je pouvais rester multiple, ne pas me réduire, dénaturer, entre les signes. Question d'angle de vue mobile, au cinéma on parlera de travelling, zoom, plongée. Cultiver l'imprévu. La folie, ou un certain "décalage mental" du personnage, peuvent aider. Mais c'est épuisant, et ça finit très vite, si l'on n'y prend garde, en "fond de commerce".
J'aimerais changer de style, mais je ne veux plus perdre le chemin de ces lignes. Alors je me résoud à un style qui n'est pas toujours tout à fait le mien, même si... Mais l'exactitude, la fidélité à moi-même, ne valent pas le risque. J'ai de toute façon des thèmes, des récits, très divers. Me résigner est doux.
Sauf qu'il y a encore quelque chose qui ne fonctionne pas : mes récits restent courts, ou inachevés,  bon nombre de projets avortés, ou juste ébauchés dans ma tête. Je n'écris pas, je passe simplement d'un bloc de lignes à un autre, d'une idée à l'autre, sans solution de continuité, sans fin, parfois même sans début. Des textes incompatibles, trop disparates. Des fragments sans corps. Des idées sans avenir, faute de quelqu'un pour vraiment les écrire. Je survole, je contemple et admire, caresse un peu, paresse beaucoup, ébauche distraitement pour ne pas laisser le besoin prendre trop le dessus. J'ébauche dans la douleur en feignant l'ignorer. Je trace les lignes en prétendant savoir où je vais, et je le sais ! Sauf que ce n'est jamais là où je le dis. Jamais à un seul endroit en même temps. Toujours à cheval entre deux idées (ou plus, si affinités...)

Je n'écris pas, je m'en joue seulement la comédie, pour tromper le manque. Le résultat suffit à d'autres pour croire à mes chimères. J'exulte. Je crève de honte. J'étouffe de ne pas pouvoir plus, mieux. Je respire infiniment mieux après qu'avant. Je me torture et j'en sors heureux, tout en même temps. Je vis mon rôle jusqu'aux moindres détails. Je suis un acteur, masochiste, extrème, improvisant son texte au fur et à mesure. Cela vaut-il une petite pièce ? A vous de voir.

Moi, je n'en sais rien, je ne me vois pas. Je ne vois que la feuille. Celle en cours, la précédente, ou la suivante. Le rôle de ma vie. La vie.
J'écris.
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19 juillet 2006 3 19 /07 /juillet /2006 10:05
Sur une liste de mots de kickoff (les mots imposés 4), que je remercie vivement !

Jean de La Fontaine - détartrer - quille - pèlerin (pélerinage) - gentiane
centaure - vermicelles - fascination - apothéose - aveugle



Perdu dans sa fascination
regard rivé sur son verre de Picon
jamais le même, comme si
la gentiane pouvait guérir ce mal en lui
qui le ronge

Il s'imagine Centaure, dans une course folle
et en apothéose il voit son envol
Julie est là, bien calée sur son dos
Il imagine son rire comme des grelots
qui tintent encore
et le contact de son corps
comme si rien n'avait changé
Il imagine mais ce n'est
que mirage d'un aveugle volontaire
pour fuir son enfer

un peu

toujours trop peu

Ce n'est que pélerinage dans sa mémoire
vers leur vie, un miroir
où pouvoir se regarder à nouveau

quelques larmes tombent dans sa soupe aux vermicelles
froide depuis longtemps
il n'a plus faim de rien sinon la retrouver, telle
qu'elle a toujours été, avant

Retrouver sa vie d'antan
sans se rappeler que pendant qu'il détartrait un tonneau de trop
elle tombait, comme une quille fauchée subitement
sans se rappeler que s'il avait été là, sûrement...

Bien sûr il n'avait pas pu continuer
bien sûr il s'était noyé
dans la vie plus que dans des verres

Jean de La Fontaine en aurait fait une fable, de ces vers
d'autres une chanson

mais ce n'est qu'une histoire amère
et quand la pièce est jouée, qu'y faire ?


laissons-le, laissons...


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13 juillet 2006 4 13 /07 /juillet /2006 07:46
Sur une liste de mots proposée par Kickoff pour ses "mots imposés n°3" .
marathon - géographie -  teckel - préjugés  - P.M.U.  -  sitcom -  briquet -  homicide  - Bernard Tapie -  footballeur


Certains jouent au P.M.U "pour le frisson"
D'autres courent avec leur teckel
"pour préparer le marathon"
D'autres encore, avant les sitcoms habituelles
Révisent la géographie au gré du tour des régions
de France

Certains vivent au rythme des footballeurs
et le mondial fini, ils pleurent

Certains ont des préjugés sur le sport
Depuis Bernard Tapie, trop de fric, "ils perdent le nord"
et rêvent d'homicide quand on leur parle basket,
tennis ou golf, voudraient que ça s'arrête

Mais certains soirs, au concert
Ils lèvent leur briquet et vibrent comme jamais
Par le pouvoir d'une chanson, transportés
vers une autre sphère
 

A chacun sa passion, facile à comprendre pourtant
mais celle des autres, "ça n'est pas important"

si facile d'être intolérant...
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8 juillet 2006 6 08 /07 /juillet /2006 10:27
Sur une liste de mots très personnelle de Christelle, ma propre partition autour des maux du divorce. En espérant que le résultat est à la hauteur des attentes...


Une histoire comme tant d'autres histoires
Belle au début, mais s'efface la mémoire
Aujourd'hui c'est le réveil des illusions
Dans "passion" il y a "passe", alors passons

On ne se convient plus, c'est trop clair, pourquoi
encore vouloir se le cacher, dis-moi ?
On a fait le tour, mensonges, trahisons
on pourrait s'en vouloir, mais pour les enfants, passons

Divorce, voilà, le mot est lâché
inutile de s'en rajouter dans la méchanceté
ils ne méritent pas cette punition
Alors passons

à autre chose, à revivre, préserver l'essentiel surtout
Se hair c'est encore trop de passé, trop de barreaux, nous
ne tomberons pas si bas, jure-moi
qu'on s'en délivrera

et que leurs désillusions, par nous
ne passeront pas.

Toujours je me battrai pour ça.
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