Faux rêveur - Site d'écriture
En réponse au poème "Tryptique" (que je reproduis ici) que Tilk a écrit en s'inspirant d'un vers de Un lieu / Sur le chemin, je vous
présente la suite, écrite dans les commentaires sur son blog.
N'hésitez pas à lui laisser également vos commentaires.
Ce texte fait partie du recueil "à quatre mains".
Il me
faudra
crier
pour me
soustraire
au silence
même
si j'aurais
préféré
lui
sussurer
doucement il me
faudra
hurler
pour me
tirer
de l'oubli
même si
j'aurais
préféré
lui
chanter
doucement il me
faudra
me désenfouir
pour ne
pas
finir
dans
cette terre
sans mots
dans
cette terre
sans nom 11/11/2007 Tilk
Il me faudra
après la guerre,
à tes pieds
poser les armes
pleurer dans tes bras
ma femme
ne rien oublier
de l'essentiel
au fond de tes yeux
ne rien oublier
ne pas laisser
s'éteindre le feu il me faudra
ne pas manquer,
l'instant suivant,
de te sussurer
au creu de l'oreille
tendrement
juste quelques mots
tellement communs
mais qui nous aiment
te chanter aussi
quelques prénoms, ceux
de nos enfants Il me faudra
après la colère
la rage la haine
tourner la page
dans une prière
toi contre moi
on ne se bat
jamais pour soi
ou l'on se perd
si je me bat c'est
seulement, tu sais,
pour nous gagner... 18/11/2007
Michel - Faux rêveur
N'hésitez pas à lui laisser également vos commentaires.
Ce texte fait partie du recueil "à quatre mains".
Il me
faudra
crier
pour me
soustraire
au silence
même
si j'aurais
préféré
lui
sussurer
doucement il me
faudra
hurler
pour me
tirer
de l'oubli
même si
j'aurais
préféré
lui
chanter
doucement il me
faudra
me désenfouir
pour ne
pas
finir
dans
cette terre
sans mots
dans
cette terre
sans nom 11/11/2007 Tilk
Il me faudra
après la guerre,
à tes pieds
poser les armes
pleurer dans tes bras
ma femme
ne rien oublier
de l'essentiel
au fond de tes yeux
ne rien oublier
ne pas laisser
s'éteindre le feu il me faudra
ne pas manquer,
l'instant suivant,
de te sussurer
au creu de l'oreille
tendrement
juste quelques mots
tellement communs
mais qui nous aiment
te chanter aussi
quelques prénoms, ceux
de nos enfants Il me faudra
après la colère
la rage la haine
tourner la page
dans une prière
toi contre moi
on ne se bat
jamais pour soi
ou l'on se perd
si je me bat c'est
seulement, tu sais,
pour nous gagner... 18/11/2007
Michel - Faux rêveur
Dim 18 nov 2007
5 commentaires
merci... de ta part, ça me touche particulièrement...
Michel Bosseaux
bravo vous deux.... Michel tu peux confirmer que j'ai pleuré à la lecture... c'est vraiment magnifique...
je t'aime plus que tout chéri.
je t'aime plus que tout chéri.
Eva - le 19/11/2007 à 15h15
si tu confirmes, alors je confirme... les yeux un peu noyés moi aussi...
je t'aime...
je t'aime...
Michel Bosseaux
sans prétention aucune,à la lecture de vos poëmes,j'ai eu envie de continuer,merci, c'est beau...(je l'ai fait paraître sur mon blog)
gazou - le 20/11/2007 à 04h40
lu, et commenté, malheureusement très banalement. Superbe réponse à nos textes... :-)
Michel Bosseaux
Il me faudra faire cuire la pizza royale ...tout à l'heure !
tietie007 - le 20/11/2007 à 18h38
Bon appétit :-)
Michel Bosseaux
Bien mais je veux pas briser la fête mais dans ''même
si j'aurais préféré'' on dit si j'avais. Ouais monsieur le pouet.
si j'aurais préféré'' on dit si j'avais. Ouais monsieur le pouet.
Raskolnikov - le 18/01/2008 à 05h36
La "faute" que tu pointes (qui n'en est pas une, lire la suite) est dans la partie écrite par Tilk.
tu ne vois pas la différence entre "même si j'avais préféré" , expression d'un choix autre que "je" aurait pu faire sur le moment mais il a préféré le premier, et "même si j'aurais préféré" qui indique que la personne voulait faire l'autre mais pour diverses raisons n'a pas pu ? Ce n'est pas le même temps de conjugaison, pas la même façon de continuer la phrase. Exemples :
- Même si j'avais préféré Lucie à Sandrine, je n'aurais pas été plus heureux.
- Mais : même si j'aurais préféré Lucie à Sandrine, elle ne voulait pas de moi, et je me sentais trop seul, alors je n'ai pas eu le choix.
Je précise qu'il s'agit bien d'exemples, pas d'une quelconque illustration autobio ;-)
tu ne vois pas la différence entre "même si j'avais préféré" , expression d'un choix autre que "je" aurait pu faire sur le moment mais il a préféré le premier, et "même si j'aurais préféré" qui indique que la personne voulait faire l'autre mais pour diverses raisons n'a pas pu ? Ce n'est pas le même temps de conjugaison, pas la même façon de continuer la phrase. Exemples :
- Même si j'avais préféré Lucie à Sandrine, je n'aurais pas été plus heureux.
- Mais : même si j'aurais préféré Lucie à Sandrine, elle ne voulait pas de moi, et je me sentais trop seul, alors je n'ai pas eu le choix.
Je précise qu'il s'agit bien d'exemples, pas d'une quelconque illustration autobio ;-)
Michel Bosseaux
tilk