Faux rêveur - Site d'écriture
On cherche la vie
dans les yeux de l'autre
quand tout ce que l'on désire au fond
c'est quelqu'un auprès de qui mourir
au bout d'avoir existé vraiment,
s'éteindre dans un regard
même noyé de larmes
un regard qui sourit encore
un regard où durer au delà
au bout d'un chemin qui avait un sens
On cherche la vie
mais ce que l'on veut, immense,
bien loin des fausses évidences
de l'amour et sa question sans fin
réponse à renouveller chaque jour
et qui change et peu à peu s'éteint
bien loin du silence d'après
de la douleur, puis à nouveau chercher
c'est d'être sûr de pouvoir se retourner
au bout de n'avoir pas lâché sa main
et avoir été
On ne cherche qu'une paix
l'amour est un doux prétexte
mais il est des sentiments, forts,
tellement plus que l'émoi des corps
et la chaleur d'une présence
des sentiments doux et "sans importance"
à assembler en secret
n'avoir pas même besoin de se regarder
savoir, sentir, ne jamais faire défaut
au bout du chemin, des sentiments chauds
à revoir en souriant, confiant
et un à un tous les ressentir encore
avec eux faire corps
à tous les temps
à l'heure de rendre le sien en s'envolant...
dans les yeux de l'autre
quand tout ce que l'on désire au fond
c'est quelqu'un auprès de qui mourir
au bout d'avoir existé vraiment,
s'éteindre dans un regard
même noyé de larmes
un regard qui sourit encore
un regard où durer au delà
au bout d'un chemin qui avait un sens
On cherche la vie
mais ce que l'on veut, immense,
bien loin des fausses évidences
de l'amour et sa question sans fin
réponse à renouveller chaque jour
et qui change et peu à peu s'éteint
bien loin du silence d'après
de la douleur, puis à nouveau chercher
c'est d'être sûr de pouvoir se retourner
au bout de n'avoir pas lâché sa main
et avoir été
On ne cherche qu'une paix
l'amour est un doux prétexte
mais il est des sentiments, forts,
tellement plus que l'émoi des corps
et la chaleur d'une présence
des sentiments doux et "sans importance"
à assembler en secret
n'avoir pas même besoin de se regarder
savoir, sentir, ne jamais faire défaut
au bout du chemin, des sentiments chauds
à revoir en souriant, confiant
et un à un tous les ressentir encore
avec eux faire corps
à tous les temps
à l'heure de rendre le sien en s'envolant...
Lun 1 oct 2007
13 commentaires
un thème qui revient souvent chez moi, l'accompagnement de la personne mourante, la fin de vie...
sauf que d'habitude je le traite en fiction... là j'ai eu envie de faire quelque chose d'un peu plus perso...
et non il ne faut pas éviter...
sauf que d'habitude je le traite en fiction... là j'ai eu envie de faire quelque chose d'un peu plus perso...
et non il ne faut pas éviter...
Michel Bosseaux
Ah ! Je viens de le relire deux fois de suite, pour être certaine d'avoir tout bien compris. Moi et la poésie, ça recommence... lol
Bon, je dirai à la fois oui et non. Pour moi, il y a de ça, mais en même temps c'est trop exagéré, enfin, encore une fois, pour moi.
J'aime bien la fin.
Bon, je dirai à la fois oui et non. Pour moi, il y a de ça, mais en même temps c'est trop exagéré, enfin, encore une fois, pour moi.
J'aime bien la fin.
Claire Ogie - le 01/10/2007 à 16h51
pourtant il est facile à comprendre ce texte... bref je vois pas le problème que tu as, les précédents étaient à mon sens moins évidents...
Trop exagéré ? Bon, chacun son ressenti. Il faut dire que j'analyse beaucoup et que pour arriver à cette conclusion que je tire dans le poème, il a fallu que j'accepte de regarder en face mes peurs, mes faiblesses, mes moments de renoncement coupable, et de comprendre ce que l'amour, vivre avec qqun, signifiait dans ma vie, pas seulement dans l'instant... bref à mon niveau ce n'est pas exagéré, c'est ce que je ressens, mais p-e l'ai-je mal exprimé...
Trop exagéré ? Bon, chacun son ressenti. Il faut dire que j'analyse beaucoup et que pour arriver à cette conclusion que je tire dans le poème, il a fallu que j'accepte de regarder en face mes peurs, mes faiblesses, mes moments de renoncement coupable, et de comprendre ce que l'amour, vivre avec qqun, signifiait dans ma vie, pas seulement dans l'instant... bref à mon niveau ce n'est pas exagéré, c'est ce que je ressens, mais p-e l'ai-je mal exprimé...
Michel Bosseaux
c'est très beau...
mais à mourir d'amour
je préfère en vivre...
mais à mourir d'amour
je préfère en vivre...
Motdit - le 01/10/2007 à 19h50
si tu relis bien tu vois que l'homme en vis avant d'en mourir... mais ce que je cherche à exprimer c'est que ce que l'homme cherche c'est une relation qui aille jusqu'au bout, ce qui ne demande pas que de l'amour, mais quelque chose de plus grand, assemblage patient de toutes petites choses, qui peuvent sembler "sans importance" mais sont capitales, en fait...
Michel Bosseaux
La vie et la mort sont toujours si intimement liées qu'on pourrait croire à croire qu'elles ont bien réussi leur couple... difficulté de parler d'une sans l'autre.
@ bientôt
giliberti michel - le 01/10/2007 à 20h34
très vrai... la vie et la mort, les amants éternels...
merci pour ta lecture...
merci pour ta lecture...
Michel Bosseaux
Partir, accompagné, en se donnant la main, porté par le regard
d 'amour de l'autre, après avoir partagé le quotidien et tous ces moments de rien qui font qu'un amour dure , perdure jusqu'à la fin, l'amour à la vie , à la mort qui a triomphé des aléas de la vie , l'amour terrestre en quête d'éternité, tout un programme !
amicalement chrystelyne
d 'amour de l'autre, après avoir partagé le quotidien et tous ces moments de rien qui font qu'un amour dure , perdure jusqu'à la fin, l'amour à la vie , à la mort qui a triomphé des aléas de la vie , l'amour terrestre en quête d'éternité, tout un programme !
amicalement chrystelyne
chrystelyne - le 01/10/2007 à 21h23
oui c'est bien de ça qu'il s'agit :-) Comme toujours une lecture attentive dont je te remercie du fond du coeur :-)
Michel Bosseaux
c'est très beau, vraiment trè beau ce poème...
kty - le 01/10/2007 à 21h41
merci... :-)
Michel Bosseaux
J'aime beaucoup ce que tu fais de ces mots simples. tu leur donne une légèreté malgré le sens profond qui s'y trouve et même derrière ce thème difficile.
on sent beaucoup de pudeur, et ça j'aime beaucoup, dire en finesse.
on sent beaucoup de pudeur, et ça j'aime beaucoup, dire en finesse.
SAM - le 02/10/2007 à 11h22
merci... quand les choses sont vraiment ressenties, elles devraient toujours pouvoir se dire simplement, sans (trop d')artifices... ici le message comptait plus que la forme, donc je voulais la légèreté pour ne pas entraver le message, ravi que tu l'y aies trouvée...
Michel Bosseaux
Nul ne peut prétendre savoir ce qu'il espère trouver au moment de sa mort ! De plus en plus je me dis le contraire , que j'aimerais mourir seule pour ne pas avoir à affronter la détresse des autres ! Il me semble que c'est la plus belle preuve d'amour que je pourrais leur donner !
Azalaïs - le 02/10/2007 à 11h50
Et pour moi, la plus belle preuve d'amour serait de leur offrir mon visage apaisé, leur souriant, heureux de la belle vie vécue à leurs côtés, et heureux que pour eux elle continue encore... Le deuil est plus facile quand on n'a rien à se reprocher, pas de doutes qui rongent, m'isoler serait leur laisser penser qu'ils ne comptaient pas, ou que je ne voulais pas qu'ils voient ma souffrance, ils se sentiraient mis à l'écart, ne se pardonneraient pas...
Mais ce n'est que ma vision...
Mais ce n'est que ma vision...
Michel Bosseaux
C'est très beau... ton texte m'évoque aujourd'hui l'annonce du suicide du philosophe André Gorz et sa compagne Dorine...
zazimuth - le 02/10/2007 à 20h19
je ne l'ai pas écrit dans un sens "suicidaire", mais je reconnais que l'idée de mourir ensemble, à la même seconde, ce synchronisme-là, m'attire, même s'il y a aussi un côté dérangeant. C'est bien l'extrème de ce que j'exprime, trouver quelqu'un auprès de qui (et avec qui) mourir, ne plus avoir peur de la mort... mais ne pas vouloir en franchir le seuil sans lui / elle...
Michel Bosseaux
je ne connais pas ton visage mais s'il ressemble à tes écrits ce doit être celui d'un archange. l'ami avec un grand A : c'est beau.
big bisous
big bisous
fabienne - le 03/10/2007 à 10h56
euuuuuuuuuuuuh...
un peu géné, là... faut pas idéaliser comme ça, tu ne me connais que de mots et d'émotions (ce que j'arrive à en faire passer, du moins), c'est souvent très trompeur...
un peu géné, là... faut pas idéaliser comme ça, tu ne me connais que de mots et d'émotions (ce que j'arrive à en faire passer, du moins), c'est souvent très trompeur...
Michel Bosseaux
Ne pas les éviter, oh non!