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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 02:58
à la mémoire d'un amour disparu il y a déjà quelques années, ce texte assez sombre qui n'est qu'une des facettes de l'histoire... il faudra un jour que j'en publie le recueil entier... mais permettez-moi aujourd'hui de commencer par la fin...



Partout les ombres,
viennent à la vie, peu à peu,
à consistance de poussière
comme nous y retournons,
rivière qui coule sous les ponts,
mais rien ne s'oublie.

Partout le ciel
est une parodie,
bleu pour donner le change,
bleu pour l'envie de chanter,
et ne pas entendre arriver la fin
comme cette clé tourne, ne pas m'entendre
tuer mon ombre à coup de miroir,
bénissant les 7 ans de malheur
qui ne sauraient être pire
que ton départ.

Partout la joie
s'affiche, impossible à nier,
mais partout tu n'es pas ...


Partout les ombres
gagnent du terrain.
Déjà mes yeux ne voient plus au delà
de la tienne, oubliée qui
avale la maison
jusque dans ma tête ...
et vole tes derniers pas,
les précédents aussi,
dans ma mémoire.


Quelques marches plus haut n'attend
qu'un espace vide et noir,
frère de tous ces autres
qui me traversent depuis sans m'atteindre.
Quelques marches seulement
qui ne font pas de différences :

demain sera le même.


J'éteins l'obscurité
par habitude.

Maintenant elle sonne juste.
Maintenant je ne suis plus aveugle et tu n'es
qu'un cauchemar.
Maintenant je peux rêver du réveil, c'est l'heure
idéale pour y croire.
Maintenant
Je pourrais presque vraiment l'attendre.


Les ombres tournent autour du vide
Je pense :
tu aurais aimé ce silence ignorant
qu'il n'était qu'un second rôle,
et aussi nos mains ne nous écoutant pas,
nos mains décidant seules
jusqu'à l'incendie,
et ce silence encore
sans consistance sans
poids,
tu l'aurais aimé, je crois

si tu m'avais aimé jusque là ...

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commentaires

Marianne 01/06/2008 11:05

j'eteins l'obscurité par habitude...j'adore cette metaphorebiz Michelmarianne

Michel - Faux rêveur 01/07/2008 09:55


merci de ta lecture :-)


wassy 15/08/2007 21:13

je vois de quoi tu parles!!!!!!!
et je comprend trés bien
wess

wassy 15/08/2007 14:37

c'est vraiment très bien écrit, la tristesse est présente partout ,
je ressens un mal profond ,mais surtout  une histoire inachevé........
wess

Faux rêveur 15/08/2007 16:06

Merci pour ta lecture.On touche avec cette histoire à l'intime de ce qui a changé mon écriture, ce qui a transformé un jet continu de poésie (quasi un texte par jour de moyenne) en un blocage profond, levé par périodes seulement au prix de grands efforts... mais ce qui a aussi permis à la prose d'éclore + qu'elle ne l'avait fait jusque là. Une personne qui jugeait, qui dirigeait, qui a failli tout détruire... une histoire inachevée dans la mesure où je n'ai toujours pas fait le tour de ce qu'elle a changé en moi, toujours pas défait l'ensemble des noeuds. Toujours pas réussi à me libérer de la souffrance... Et pourtant j'ai vécu, aimé, écrit, depuis... pourtant... C'est compliqué ...

d'éli cieux 15/08/2007 11:25

très beau ta réponse à mon commentaire !

Faux rêveur 15/08/2007 11:32

:-) tu es trop généreuse avec mes mots... :-)

d'éli cieux 15/08/2007 10:54

plus l'ombre est importante,  plus grande est la lumière !

Faux rêveur 15/08/2007 10:59

Merci de ta lecture :-)On peut voir ça comme ça, oui... que si les ombres triomphent c'est qu'on tourne le dos à la lumière. Il suffit de se retourner. Ou qu'on est dans l'ombre de quelqu'un... il suffit de contourner... il n'y a qu'à... mais si c'était si simple...