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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 08:51
Les yeux pleurent
les voix s'étouffent en murmures
affligés, les gestes se limitent
le ciel est un poids
que les regards se connivencent
et ce n'est pas un jeu, mais
les circonstances imposent les règles
du genre

Acteurs du drame, ils jouent
sans économie la passion déchirée
et qu'elle soit feinte ou vraie douleur
aucune différence sensible

Tous y croient par besoin de croire
à ce génie fortuit qui nous dépasse
aux légendes humaines qui nous grandissent tous
par rebond
"Tous nous pourrions", douce chimère
hallucination collective sommeil
doucement agité

et l'on ne peut dormir que dans l'oubli de l'aube
réalité des miroirs et de la conscience
sa place dans l'ordre des choses, son importance ou si peu
le champ limité des possibles
on ne dort en paix
que les yeux de l'âme fermés

vertige, s'oublier...

Mais il faut bien se réveiller un jour.


Rendre à l'hommage ce qui
n'était pas à prendre
continuer ses pas avec le reste en laisse
ambitions torturées envies
dévorantes
prétexte à être ensemble, ressembler
exister dans d'autres yeux que soi

Prendre sa respiration, affronter
replonger
Etre soi, n'être que soi
pas cet homme décédé
- qu'il repose en paix -
ne pas piétiner son côté
de la ligne de partage
se croyant maître du paysage
sans l'être même de ses propres émotions

Enoncer son nom puis
le laisser à cette absence qui n'en sera jamais une
dans les souvenirs dans les coeurs
Enoncer son nom puis se taire

Le respect est la seule lumière
qui vaille.


parce que quand un artiste part
beaucoup en font trop, mais ça ne compense pas
ça gâche, seulement
ce qu'il a pu être, ce qu'il restera
la mort ne change pas l'artiste, elle le perpétue dans les mémoires
pourvu qu'elles lui soient fidèles
par cette fidélité qu'on nomme l'amour vrai.

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commentaires

Piotr Goradd 10/08/2007 14:12

Là, je dois dire que cette plume que jadis, j'ai hâtivement qualifié de "Paresseuse" s'est envolée vers des cîmes rarement explorées... J'adore !
Toutefois, car je n'aime pas trop laisser de comms dithyrambiques, comme souvent, chez trop de poètes, elle (la plume) se laisse aller à ses propres songes sans que le lecteur lambda en saisisse toute sa finalité et sa subtilité... Un texte peut être noir, sombre, enjoué voir emprunt de tristesse et de regret, il peut être fun, allégorique, déjanté, ambigu, mais il se doit, parfois, d'être accessible par tous... Pour ce texte, nonobstant sa valeur, c'est malheureusement ce qui arrive.

Bisous, bises et baisers......................Piotr

Faux rêveur 10/08/2007 14:23

humm...difficile de concilier envolées et "accessibilité par tous". Possible mais difficile. Et pas toujours souhaitable. J'ai tendance à penser (parce que c'est comme ça que je le ressens) que ce n'est pas le poète qui choisit la forme, elle s'impose, et après il suit au mieux. Ici, c'est cette forme-là qui s'est imposée. Je l'ai travaillée sans paresse ;-) mais sans intention de la forcer à plus de transparence non plus... Je ne tenais pas à dénaturer le message.Mais j'apprécie au plus au point ton commentaire, parce que oui, il pointe un défaut courant chez les poètes, et fixe un idéal. A ne pas perdre de vue... Merci d'être passé me lire :-)