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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 19:26
Passent
les nuages dans le ciel
la fumée des usines
les rêves oubliés et ceux
qu'il a fallu laisser mourir
les regards qui se posent
et un jour se détournent

Tout passe

Comme les occasions de se taire
ou la chance à saisir
mais ratée
ou la caresse du vent, qui lui aussi
continue sa route

Tout passe
et il faut bien s'y faire
accepter que n'en reste
au fil du temps qui court
qu'une forme gravée dans les jours
érosion lente et tétue
nous, tel
que le monde nous a fait
tel que l'on veut nous voir
épure
réduction
en creu pour mieux accepter
le trop plein de bruits
qui passent mais s'additionnent
jusqu'à l'abrutissement
jusqu'à déformer

Il faut bien accepter
que la vie aussi,
à la fin, passe...

Accepter cette forme
mais se définir autre sans attendre
ceux-là qui, peut-être, un jour
passeront, et,
d'un doigt curieux
suivront les courbes dans la pierre
soufflant sur la poussière
cherchant le fond

L'intention première

Se définir autre
chercher
meilleur support où s'incruster...

Lancer les dés...

22/02/2004
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commentaires

chrystelyne 08/08/2007 22:04

Joli poème sur le temps qui passe, sur le rendez-vous inexorable avec la mort et l'envie de laisser sa trace , de survivre autrement , sous une forme différente , lancer les dés pour tenter de gagner un peu d'éternité et se définir  avec talent ou plus modestement ,en sculpture, en peinture ,en musique  ou comme toi en  en écriture, en.............., mais en tout cas , marquer  le temps de son empreinte ! Ton texte m'interpelle dans mon obsession du temps qui passe , je me suis retrouvée dans cette quête d'une identité autre !
chrystelyne

Faux rêveur 08/08/2007 22:13

Un texte qui parle de ce que l'on veut laisser de soi au delà de l'idée que les autres s'en font, au delà des apparences que l'on projette inconsciemment, et puis comme tu l'as si bien compris, de la volonté d'"avoir été" au moment de tourner la page, fleurter avec l'immortalité...Merci pour ta lecture :-)

Ernest J. Brooms 08/08/2007 20:07

"Passent les nuages dans le ciel, la fumée des usines"... Très beau texte. Sensible. Touchant.
Le temps qui passe m'a inspiré ce court texte, question de partager avec toi, un peu de mon univers poétique...
"Il est des maisons délabrées, aux escaliers de poussière, tapis arraché, murs décrépis. Plus âme qui vive, disparus les baisers, les caresses des vierges. Habitées d'éphémères squatters, le lit déserté froid à jamais. Vitre cassées, aveugles, porte ouverte. Tu es partie."
B. Je t'ai repris dans [url=http://www.broomse.com/article-6849886.html] mes sites amis [/url]. Si tu l'acceptes, tu peux reprendre mon site dans les tiens. Cela me ferait vraiment plaisir.
EJB

Faux rêveur 08/08/2007 20:17

Très beau texte, merci pour le partage :-)J'ai ajouté ton site à mes liens littéraires.J'ai validé l'inscription à ta newsletter, parce que ton blog est très intéressant.