Copeaux,

sciure,

rides s’installent.

On ferme les yeux

qu’elles nous laissent pour être nous

on ferme

la porte à la vérité

on ferme

pour encore un peu garder

nos pas le long des allées

les rires les

jeux,

avant,

hier

et pourquoi pas aujourd’hui aussi,

aujourd’hui pour durer ?

 

Mais nos enfances, à nos fronts

on fait leur lit

sans pelles ni canons

juste la vie

- respirer, et le reste toujours suit -

 

Flamboiement

des souvenirs tellement présents.

On détourne les yeux

du miroir pour les rouvrir

sur un monde un peu plus décor

 

car l’important

n’a cessé d’être ailleurs, l’important

malgré les apparences :

 

vivant.


 

20/09/2002

Publié dans : Recueil : A la vie
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