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12 novembre 2001 1 12 /11 /novembre /2001 10:40
Jamais on n'a vu un oiseau scier la branche sur laquelle il était posé. Même s'il le pourrait sans risques, juste à déployer ses ailes et s'envoler ... D'abord, un oiseau, ça n'a pas de quoi tenir une scie (et qu'on ne me parle pas du pivert) ... ensuite, ce n'est simplement pas dans sa nature.

Pourtant elle, tellement aérienne, s'est envolée. Et j'ai bien senti tomber la branche.
Je suis encore à terre.

Peut-être, me direz-vous, était-ce un chat, coincé là-haut dans cet arbre hostile, qui choisit la branche la plus accueillante, mais aussi, malheur, la plus fragile.
Un chat, ça retombe toujours sur ses pattes. Tant pis pour la branche.

Elle miaulait, avant. Là, je suis griffé jusqu'au sang, même le coeur en saigne ... une vraie chatte ... mais l'image ne me plaît pas.

Je joue un peu avec celle d'une guenon, passant de branches en branches, et que lui importe que l'une ou l'autre casse derrière elle ? Un animal souple, agile, rapide ... mais laid.

Elle était très laide dedans. Je ne le savais pas.


Drôle d'animal, vivant plus que neuf vies en sautant d'un artifice à l'autre, piégeant sa victime autant par le ramage que par le plumage, et finalement, déployant ses ailes pour ... disparaître dans un voile de secrets ... oui, plutôt comme un tour de magie qu'un envol.


Au fond elle ne doit pas être plus heureuse que moi. Mais ça ne m'aide pas.


Je range la literie éparpillée. Je vide ses boîtes de mes armoires. Elle a même laissé quelques colliers, un pelage dans la penderie, et quelques poils longs et doux.
Je joue machinalement avec sa brosse ...
Je jetterai tout dès que j'aurai la force.


J'étais, disait-elle, solide comme un chêne.
Me voilà saule pleureur.

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