Le passé qui s'invite
une photo, un sourire,
une larme qu'on évite
une page tournée, pour pas pire
tout a subsisté, juste là
ancré gravé, à coeur ouvert
on dit qu'il suffit de laisser le temps passer
et construire, pour que s'efface hier
pourtant les numéros, les mots
chaque moment, jusqu'au dernier
tout me revient et c'en est trop
je n'étais pas prêt à te revoir
mais ce sourire, je vais le garder
dans ma mémoire, ton sourire que j'espérais
dans ta vie, loin, moi qui ne pouvais que te détruire
ton sourire qui ne gomme rien, mais il est
peut-être pourrais-je enfin cesser
de perdre le mien quand me souvenir déchire
peut-être pourrais-je exister
hors de cette ombre qui ne me désire
pas, cette ombre où je n'avais pas ma place
cette ombre dont j'ai trop longtemps masqué
la beauté du monde autour
peut-être pourrais-je me souvenir
où j'ai jeté la clé
et libérer cette moitié de moi
fidèle seulement à un souvenir
une chimère
peut-être pourrais-je enfin être entier
pour cette vie à inventer d'urgence
et pour celle qui l'a tant mérité
qui m'accompagne dans chaque errance
et vaut bien un meilleur chemin...
Je suis une nouvelle fois bouleversée de tes mots… Non pour tes mots… Mais pour ce qu’ils racontent….
OH ! à travers eux…. Ces dernières lignes pour ta jolie Eva ( je ne peux l’appeler autrement, j’espère qu’elle n’en prend pas ombrage et toi non plus).. Combien à travers tes mots, Eva le mérite….
Tout est si bien décrit… et avec tant de délicatesse…. On fini par t’oublier… pour ne voir qu’Elles.
Hunnnn j'adore ton blogue. Quand je passerai ici je saurai que je vais calme en parcourant de beaux textes et je me laisserai emporter, merci
Si Boileau prévoit qu'il faut être amoureux pour être poète, il prévoit également un art poétique qui s'éloigne, là, du canon.
Soyez poète ou envoyez une lettre ouverte à votre femme, ou votre ex... Mais cessez d'encombrez la poésie avec ces mêlis-mêlos insupportables de prêchis-prêchas sans saveur.
Rime ou pas rime, expression des sentiments ou pas, poème "de circonstance" ou non... ce n'est, au bout du compte, qu'une question de goûts. Chacun cherche ce qui lui correspond... et c'est normal. Mais d'où vient ce besoin de juger et condamner ce qui est différent ?
Je me permettrai aussi de sourire du fait d'être ainsi jugé par quelqu'un qui semble avoir une opinion très arrêtée, la volonté de la défendre... mais qui n'a pas le courage de cette opinion. Un pseudonyme, pour un tel commentaire, désolé mais ça casse l'effet.
Je conclurai en disant que je n'écris pas pour plaîre aux donneurs de leçons ou aux gardiens d'un dogme quelconque, j'écris sur le thème que je veux quand j'en ressens le besoin, et je partage le résultat parce que j'ai compris que mes mots pouvaient faire écho chez certains. Je ne prétend pas que ce soit le signe d'une grande qualité d'écriture. Libre à chacun d'aimer ou pas, et de le dire ou pas. Libre à ceux qui écrivent d'en tenir ensuite compte ou pas. Dans le cas présent, ça ne me fera pas cesser d'écrire.
Désolé pour vous par avance si vous vous sentiez obligé de revenir me lire...
Je ne vous condamne pas pour être différent. Vous sortez une différence hypothétique pour vous donner le ton d'une justification par la différence.
Je relève, au contraire, votre similitude. La similitude de tous ceux qui font dans le sentiment, l'amour ou la souffrance (feinte) pour "faire" poétique.
Que certains se permettent d'écrire sur les sentiments semble insupportable pour vous. Ou j'ai mal compris ? Si c'est le cas, vous devez avoir un travail fou à commenter les milliers de gens qui écrivent à ce sujet sur le net. Ou alors vous me faites une faveur. Mais peu importe finalement parce que quel que soit votre objectif, vous vous trompez de cible. Je ne suis pas publié, je ne fais rien pour l'être, je ne prétend à rien qu'à mon petit espace de liberté et de partage. Que certains n'y trouvent pas leur compte... et même que ce soit la majorité... c'est somme toute très naturel.
Ca ne m'empêchera jamais d'écrire et de partager.
C'est triste d'avoir une vision de la vie aussi cloisonnée où tout doit être forcément abouti, beau, parfait, et tirer vers l'excellence..... C'est comme cela que l'on finit par voir des "feintes" partout...
PS : si tu me lis, peux-tu stp répondre aux différents mails que je t'envoie... d'avance, merci
Très jolis mots...
Bon dimanche
Amicalement
Maïlyse