Trop de rêves d'enfants
brisés sur le rivage
de mots bleus, patiemment
tissés, mais trop volages
qui ont suivis le vent

trop de rires, trop de chants
perdus au gré des pages
des idéaux, si grands,
oubliés au passage
d'une porte, une autre, défilement

le temps et ses outrages
choix que l'on fait, poisons lents
les autres aussi - à nos âges
on a fait le tour, dix, cent
mille fois ou davantage
des moindres états sauvages

mais est-ce suffisant ?


Trop de douleurs, de rage
amertume, renoncement
abandon, pliage

l'avion vole au vent

et qui sait, si seulement
il rejoignait le rivage
qu'il déterre du néant
chaque bouteille chaque message
si seulement il était patient

si à la fin le pilote comprend

Alors recommencer le voyage
peut-être pour pas plus grand
juste d'autres points d'ancrages

mais sans cesser un instant
de rêver à cette nage

jusqu'au fond de l'océan.

Publié dans : Poésies
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Commentaires

C'est très sympa ce que tu écris, bravo.
Nanou
Commentaire n°1 posté par Nanou le 12/06/2006 à 20h47
Triste et optimiste........belle source d'inspiration
arielle
Commentaire n°2 posté par arielle alby le 13/06/2006 à 17h47
Magnifique poème!
Commentaire n°3 posté par Dahud le 26/07/2006 à 20h24
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