Tes bras qui protègent
La profondeur de l'instant
Ta peau qui désagrège
Au fleuve aimant

Cette voix fausse résonnant

Ta voix qui allège
Peur de l'insuffisant
Et dans ce doux piège
Qu'à deux construisant

Nous n'avons craint finalement
De laisser nous retenir

Nous avons pour l'avenir
Poser sans y penser
Une brique de plus … avant de continuer.


Ta présence volontaire
Un grand collier d'air
Et c'est peu dire
T'aimer comme tu respires
Tout ton être …

N'avoir de maître
Que le désir

Et par tels souvenirs
Demain exister …
Publié dans : Recueil : Sans pareilles (2000)
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