Unis devant l’autel,
Mariés pour le meilleur et pour le pire,
Rougeur au moment du baiser, la photo sera belle,
Un moment de bonheur pur, quelques éclats de rire
 
Un buffet « à la française »,
Boudin et saucisse marseillaise,
Puis belle-maman parle de Jésus
Beau-papa de déserts arides
Où la nation perdit sa vertu.
Et lui y gagna quelques rides
 
Quelqu’un joue du trombone,
Faux, mais au moins l’ambiance y est,
Puis c’est le téléphone
Qu’on débranche tant qu’on y est
 
Le dalmatien du voisin
Aboie à n’en plus finir,
Sur sa calculette, un lointain banquier cousin,
Fait et refait leurs projets d’avenir
 
Puis pour finir promet de regarder dans ses fichiers,
« Pour être bien sûr, vous comprenez ? »
 
Comme quoi on parle, on parle, mais à vrai dire …
 
 
Demain, le rêve reprendra ses droits
Au calme, espèrent-ils
Loin de cette clameur, de ces fracas,
Quelque part dans les îles
 
Il sera encore temps dans un mois
Pour la réalité
En attendant … - mais laissons les là :
  Nous n’avons que trop détaillé déjà. -
Publié dans : Recueil : Sous influence (1999)
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Commentaires

Belle écriture, sans y regarder, c'est-à-dire que c'est comme on le voit. Merci, amicalement

Commentaire n°1 posté par jamï le 24/09/2011 à 21h31
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