Tout cela dans le but de réveiller les consciences, de crier au loup séparatiste de peur qu'il ne vienne, en espérant le faire fuir de NOS cris (de peur, puis d'indignation, refus de cet avenir-là), ou qu'au moins ils réveillent le garde-chasse politique...
La Belgique reste ce pays complètement fou où tout, absolument tout, est possible, où donc on a pu voir la télévision publique, au nom d'une information qui "se doit d'interpeller" (dixit son contrat de gestion) s'autorise un JT-fiction digne d'Orson Welles, non annoncé préalablement comme tel, et ce pour secouer et que le message passe d'autant mieux... Une "guerre des mondes linguistiques" simulée pour que la vraie ne se produise pas...
Les dégats collatéraux dûs au contrecoup émotionnel, l'administrateur de la chaîne publique s'en excuse aujourd'hui. Un peu tard. Mais ceux qui dénoncent la méthode ne condamnent pas, ou du bout des lèvres, sur le fond. En zone francophone en tout cas.
La Flandre, pour sa part, condamne, nie toute volonté séparatiste. Sauf qu'aujourd'hui, les caricatures de presse relaient ces démentis sous forme d'interview télévisée, avec un texte sur fond rouge en bas d'écran : "Ceci est une fiction". Plus personne ne les croit sincères à priori, plus personne ne se contente de leurs mots. Il faudra maintenant qu'ils prouvent par des actes, et une réforme responsable de l'état (= qui préserve l'état), que ceci n'était vraiment bien qu'une fiction. Pas une projection...
La RTBF aura alors gagné son pari, et son administrateur, même "démissionné" de force, pourra avoir sa statue, comme sauveur de la Belgique...
Mais je m'emporte.
Fin de la retransmission, à vous les studios !










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